‹ Le cabinet secret de l'histoireChapitre 17 sur 109 · UN MÉDECIN, MAIRE DE PARIS EN 1 798 I7I · texte numérisé non relu

UN MÉDECIN, MAIRE DE PARIS EN 1 798 I7I

maladie réelle capobic d'altérer le lait qui doive déterminer à changer l'ordre de la nourriture. Après cinquante-quatre ans d'expériences, des travaux sans cesse continués et des écrits sur lobjet de celle lettre, qui m'ont valu assez, do considération de la part des savants étrangers, il me semble que jai cru pouvoir et devoir donner cnlin mon avis sur la conservation d'un enfant à la santé duquel toute la France est intéressée: j'ajoute que c'est en même temps veiller sur sa môrc, qui mérite h tant do titres la vénération et l'amour que les bons François lui ont voués pour toujours. Clitons cependant un fait dont Monseigneur le duc de Hourbon a pu avoir quelque connoissance : mais au moins les deux officiers qui sont les deux sujets de cette observation ont eu Ibonneur d'approcher souvent de sa personne, puisqu'ils étoient pages du prince, son illustre père, que ces deux officiers ont suivi à 1 armée commandée en Allemagne par ce vénérable héros. Ces deux jeunes pages, MM. de Uose, combattoient sous les ordres du prince et se sont signalés par leur bravoure. Us avoient donc acquis une excellente constitution, pour supporter, comme ils ont fait, les fatigues de la guerre, souvent manquant de vivres et même de vêtements.

Mme la marquise de Rose n'avoit pour lait que quelques cuillerées de sérosité louche, blnnchAtro, qui ne se séparoit tout au plus qu'une fois dans les vingt-quatro heures. Fn suivant la méthode que je lui ai indiquée, ses tils ont été parfaitement alimentés; elle-même avoit acquis plus de santé tandis qu'elle en prenoit soin : particularité essentielle à remarquer.

Je ne prévois pas qu'on élève d'autres difficultés contre mon conseil, je terminerai donc ici ce que je pourrois dire

17a 1.E CADINET SECRRT DE L*II1ST01RB

sur la iiéccssîlé où se trouve Votre Altesse de nourrir son enfant. Son cxempiccugageroit un grand nombre de femmes à remplir les devoirs de la maternité. Elles ej i:i*.>^<cnt plus respectées, car rien n'inspire davantage aux \ • .nés le respect qu'ils doivent aux femmes, que la vue d'une môro sans cesse environnée de ses enfansot tenant dans ses liras cellul qu'elle nourrit. Cette conduite d'ulllcnrs pourroit contribuer à la génération des bonnes mœurs). .^orle de cbangemeni dans les esprits, sans lequel la Franco disparollra du nombre des nations.

Je suis, Madame, avec le pluà profond respect, de Votre Altesse Hoyale le très humble et très obéissant serviteur,

Cn.MIllON D12 MONTAUX.

De roncienno focullé do môdcclao do Paris; ancien profesuieur d*anatomle, do la Soclélé rurale cl ancienne do môdecino; ancien médo* cin de la Salpétrièro ; oncicn premier inûdcclii des orin£es de Franco ; oncicn lnztpcclcur général des hdpllaiix nillllalrea *.

* Le doclciir Wilkuwskl a cité un grand nombre do mères qui n'ont pas dédaigné d'allailer ellos-incroes leurs enTanls {Leê Accouc/iemenfs â /a Cour, p. 46. et Teloniana, p. 30 cl sulv.)* Ainsi Morie-Tliérèso allailait cllc-méme ses enfants au milieu do toutes ses prioccupatlont poilll<|iics et milil^iircs. • J'ignore, écrlvoit-ello à la duchesse de Lorraine, »a Im'IIu nicro. b'il ino icblcra une ville pour y faire mes couches. •

D'uutrus ruines ont dunnc ce bel exemple. Les anciens citent llécubo* qui allaita Hector; Andromoque, Astyanax ; Pénélope, Télématpio : mais ce n'eat ipie do la m>Uiulu|;io.

Chez les Itiiinolns. Tépourie d'Auguste nourrit elle-même ses enduits ; Flaccilla, femme do Théodose, donna lo sein é llonoiius son Uls.

Au moyen Age, nous verrons, en Franco, la reloo DIancbo donner le

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