ORIGINES MÉDICALES DU MARÉCHAL DR MAC-MAIION
sans 08er8*en plaindre, souiller les cendres de leur frère par un commerce criminel avec sa veuve; ils ont souflert qu'il entrain&l cette femme abusée à un mariage devenu nécessaire ; ils lui ont sacrifié les droits du sang et les justes espérances de deux nièces qu'ils ont bannies de leur cœur. Ils lui ont abandonné leurs biens, leurs personnes, leurs volontés, leur être tout entier ; et l'béritago d*une famillo distinguée, objet de plus de deux millions, est devenu sa dépouille.
Comment H^était opérée cette captation ? C^est ce que la suuite du mémoire nous révèle sans détours.
En 17/i9, Tannée qui précéda le mariage, le sieur Mnc-Mahon avait obtenu ses lettres de « nnturalité i>. L'année suivante, le 3 janvier 1750, ses titres do noblesse* étaient vérifiés et reconnus par un arrêt du
' Jean-BapUsle Moc-Mahon obtint, en 1750, un arrêt du Conseil qui le mn in tenait dans sa noblesse d'extraction, au- ru d'une carie généalogique dciivrce à aoii oncle, Maurice Mac-Mahon, chevalier de l'ordre du Christ, major de cavalerie de la garde du roi du Portugal, par Jean Harkins. roi d'armes à Dublin. Celte carte constatait que le septième aïeul de Maurice, Térence Mac-Mahon, prince de Cloindirala, avait été In II limé ou monastère d'IIashclin, où l'on voyait encore son superbe tombcou; que Dcrnard, son sixième aToul, avait ou ses biens confisqués 8f)iis lillisabelh et que ses ancélroa avaien^pris leurs alliance} dons les incillcurcs familles d'Irlande. Il résulte, en outre, du mémo arrêt de 1750, que le nom de Mac-Mahon, dans des branches différentes, était conna en France depuis les malheur^ de Jacques II, et n'avait plus dès lors cessé de figurer dans nos armées. (Lh Noblesse aux Etats de Dourgognef loc. cit.).
Les ormes dos Mac-Mohon sont, d'après la Revue nokiHnire (16G7) x D'orgcnl è trots lions léopardés de gueules, armés et lampaasés d'axnr,
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Les termes de l'accusation sont des plus formels : ils sont ainsi précisés dans le mémoire publié par les demanderesses, les dames de Maizières et Richard, nièces et héritières naturelles des frères de Morey; nous n'en reproduisons que le passage le plus saillant :
Un marquisat considérable, sept paroisses, plus de vingtcinq terres et seigneuries, 3.000 arpents de bois, un supcrLa château, un mobilier immense, en un mot la plus grande fortune de la province de Bourgogne, sont devenus la proie d*un de ces hommes isolés dans leur propre nation, incon* nus dans uno aulro, expatriés par Undigcncc, portant avec eux les ressources de leur obscurité première, le seAti* ment de leurs besoins pressants et l'ardent désir do les . vaincre. Deux vieillards nonagénaires, d'autant plus atla* chés à la vie qu'ils avaient moins à en jouir, ont courbé leur létc sous le joug d*uu étranger avide, qui leur paraissait seul tenir le fil de leurs jours entre ses mains; ils Tout vu,
Uirei et seigneuries de Charnay, LabondQe, Ssint-Agnan, Perigojr-la- VlUe, Pengny-Latour, la terre do Moiitgéiiard, le.dorooine du MonUiolye et autres terres, cens, maisons, vignes ei tiéri loges de la auccession du marquis de Vlanges et runiversalité de la dite succession.
• l£t contre dame CbarloUe Le Bclin, épouse dudit sieur Mac-MaboR, et veuve en premières noces de feu messire Jcan-BapUste Latara àê Moroy, gouverneur des ville et cbAteau de Vézelal. •
Ce mémoire ne 'compte pas moins de cent dix-neuf pages in*4% Sa publleaUon fut suivie de celle Je deux précis et mémoires pour les sieur et dame Mac-llahon, comprenant l'un vingt-six et l'autre soixante-sept pages. Grèce A ces documents, nous avons eu sous les yeux tous les éléments d'une cause ottacUante à biçn des Utres.