Ahadis, Recueil de traditions relatives au
prophète et qui ont servi de base aux diverses rédaciions des codes musulmans.
10. Cest-à-dire qu*on ne peut juger d'un homme tant qu'il n'a pas exprimé sa pensée.
11. Haroun ar Rachid, D* khalife, Abbasside successeur et frère de Hâdi, régna de 170 à 193 de l'Hégire, 786 à 809 A. D.
12. É!,hdb go^âr. Celui qui fait profession d'interpréter les songes.
i3. Cette comparaison paraît avoir éié prise dans le sens tout contraire par les modernes, car le plus grand éloge qu'on puisse faire aujourd'hui d'un orateur est de le désigner par Tépiihète de Touti :çébdn, langue de perroquet.
14. Èéfiimè, l'être qui est privé de la parole par opposition à Addm, l'homme qui est doué du langage.
i5. Ce Khosrou est identifié par les Persans à Anouchirvân le Juste ; il est le 20^ souverain de la dynastie des Sassanides, succéda à son père Kobâd et régna quarante-huit ans. Il était Taïeul de Kosrou Perviz avec qui il est souvent confondu.
16. Aliwiyi, descendant d'Ali et par conséauent de Mahomet par sa fille Fathimet, épouse d'Ali. Ces personnages désignés aujourd'hui sous le nom de seyids, seigneurs, jouissent selon leur rang[ d'une certaine considération et de certains privilèges; entre autres, il est interdit de verser leur sang; un séyid convainncu d'un crime emportant la peine capitale subit le supplice par étouffement.
17 Zengân, appelé aujourd'hui Zindjân, est une ville de l'Irak persan et la dernière au nord de cette province. Les Bâbis en révolte contie le Chah y ont, en i85o, soutenu un long siège contre les troupes royales.
18. Aboul' Kassem Ismaïl Kafi, Saheb fils d'Ebâd, né à Reï selon les uns, à Isfahan selon d'autres, vizir de Mouyededdovlet, 2« souverain de la famille des Bouïdes et ensuite de Fakhreddovlet, frère et successeur de ce prince. Ce ministre
passe pour un des plus grands hommes d*£tat qu'ait possédés la Perse et mourut à Reï en 385 de THegire, ggS Â. D., à l'âge de quarante-neuf ans, après avoir gouvernépendant dix-huit ans.
19. On sait Tanimosite qui règne entre les deux grandes sectes musulmanes, les Chiyites et les Sunnites. Les premiers considèrent les trois successeurs immédiats de Mahomet comme des usurpateurs qui se sont emparés du khalifat au détriment d'Ali qui, selon une de leurs traditions, avait été désigné par le prophète lui-même pour lui succéder. C'est surtout Omar qu'ils chargent de leurs griefs ; de là l'invocation de Cabous dans le passage qui fait l'objet de cette note. Les Persans d'aujourd'hui sont moins modérés, à ce point que dans les écoles, lorsqu'un enlant demande la permission d*aller satisfaire à un besoin naturel, il ne le fait qu en ces termes : La *anet ber Omar! que la malédiction (divine) soit sur Omar!
20. Le Mofti est le magistrat chargé de prononcer une sentence fondée sur les prescriptions de la loi religieuse.
21. Zékât. Voyez notre traduction du droit musulman, 1, i3'^.
2 2. Mo^ekkiTy signifie aussi quelquefois professeur.
23, 11 convient de se rappeler que le Kàfir^ l'inhdèle, est en vertu de ce fait, incapable de remplir certaines fonctions et certains actes de la vie civile; ceci aidera à comprendre le sel de la répartie de l'accusé dans ce qui suit.
24.. Une des villes les plus célèbres de l'Irak persan, complètement anéantie aujourd'hui et dont la détermination de l'emplacement donne lieu à bien des controverse^. Elle devait être située non loin de Téhéran, car aux abords de la mosquée du Chahzadè Abdoul Azim, lieu de pèlerinage très fréquenté, on peut suivre la trace de l'enceinte d'une ville considérable et le sol recouvre une immense quantité de débris de poteries, de tuiles de faïence peinte, etc., etc. Quel-
ques critiques croient qu'elle a été bâtie sur le lieu qu'occupait Tancienne Raghès, que sir Henry Ranhnson suppose avoir existé à quelques kilomètres plus loin, dans la direction du sud et dans la plaine de Véramine. Voyez Barbier de Mcynard, dictionnaire géographique de la Perse.