‹ Le cadavre et les rosesChapitre 15 sur 31 · ALORS · texte numérisé non relu

ALORS

Au docteur MILLIET.

Oyez courtisane, Suisse à pertuisane, Lords et pajsans, Rois, amants, poètes, Ivrognes en fête, Ces propos plaisants :

Quand les oiseaux meurent.

Quand toutes les heures Sont blêmes de froid ; Quand l'arbre chancelle, Quand le vent appelle De sa dure voix

Tous les morts du monde A la morne ronde Des sabbats d'hiver; Quand les pauvres geignent Et que leurs mains saignent Sous un gel de fer;

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Quand l'espoir siicc'oml)^, Quand sifllc la trombe Des grandes horreurs, Deuils, Inniines, haines.

Et colères vaines Kl toutes douleurs;

Alors, courtisane, Suisse à pertuisane, r^aysans et lords, Rois, amants, poètes.

Ivrognes en fête, Alors comme alors —

LE CADAVllE ET LES ROSES

DKDIK AU NEANT

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