‹ Le cadavre et les rosesChapitre 17 sur 31 · A. E. COURSOL · texte numérisé non relu

A. E. COURSOL

Demain la « Seule Femme au monde », Celle dont la fureur m'inonde Comme un parfum de Nei)htali, S'offrira toute sur ce lit.

Parmi les rires et les larmes Je me repaîtrai de ses charmes.

Le banquet ne sera que miel, Avec un rien, un rien de fiel.

Nous aurons des baisers, des spasmes Plus beaux que les plus beaux phantasmes, Plus beaux que l'aube sur les mers, Pourtant légèrement amers.

O l'incomparable caresse!

Hélas! te voici vieux Lucrèce.

L'amour me grise comme un rhum.

Hélas: de fonte. Leporum

De la blonde source charnelle Surgit l'image universelle Qui désagrège mon cerveau :

L'image du calme caveau.

HKNK-ALHKin* l'LKL'HY

(leltc surnntiirellc ('trcintc Qui nous allolc et nous éreinte, (^e petit jeu de biche à cerf Qui nous (létisse nerf à nerf :

Des i)as et des pas dans la voie Où le désespoir et la joie S'en vont avec égalité Vers l'annexe de la Cité.

Demain, après les bagatelles Dites (( Voluptés immortelles »

Nous serons plus près, voilà tout.

Du néant et de son égout.

Cela me navre de dégoût.

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