‹ Le cadavre et les rosesChapitre 20 sur 31 · C.ouleur d'inquiétant destin · texte numérisé non relu

C.ouleur d'inquiétant destin

Ou de favorable fortune,

.l'enferme votre jeune corps

Et jamais je ne ])ense aux Morts.

Je pense à vous, seule Vivante, .le pense à vous, seule Savante En tout secret de vie et d'heur.

Vous êtes l'Esprit et l'Ardeur, Vous êtes la (^hair et le Cœur.

Délicieuse que vous êtes,

Vous savez maintenant mes fêles.

VERS A SOIK

D'inimitables vers à soie Ont 11 lé vos cheveux ondes.

Un (lieu seul les a décidés A se nourrir d'or et de joie Pour liler vos cheveux de soie.

L'ovale de votre visage Encadrerait exquisement Un miroir qui serait charmant S'il réfléchissait seulement Votre visage.

Vos lèvres sont ces champs de roses Qu'on voit dans l'île de Uortou.

Les cent mille roses écloses De vos lèvres m'ont rendu fou.

Vos lèvres sont un champ de roses.

Ah ! l'odeur de votre baiser M'a suivi jusque dans un songe.

La nuit n'a pas pu l'épuiser.

Ce matin encor je me plonge.

Dans l'odeur de votre baiser.

HliNK-ALHEirr I-l.IiUKV

Volic sexe est une \'cnise, Lentes eaux, caressants dcsiis ; Puis c'est le torrent des plaisirs Qui j^risc, qui dévaste et brise, Pur torrent, profonde Venise!

Ali ! vous devriez vivre nue Dans un jardin plein de senteurs.

Votre corps est le rédempteur Qui venge la chair méconnue.

Ah ! Je vous veux à jamais nue !

NI QUEUE NI lÈTE

N'existe-t-il une hirondelle jaune ?

N'existc-t-il un pélican carmin?

Quel ours blanc descendra sur un glaçon le Rhône? L'Antéchrist est-il en chemin?

Boileau, dit-on, naquit à C.rosne, C'est prouvé par un parchemin.

Je n'y prends qu'une rime à prone Je ne rime qu'en ônc et min.

Verrons-nous la nymphe et le l'aune Hanter CJiaville et Saint-Germain?

Le roi d'Yvetot sur son trône Va-t-il pas remonter demain?

Un vif ruisselet bordé d'aulnes Sifïle en courant comme un gamin.

Les gas bretons, chantant des sônes, Tiennent leurs douces par la main.

Au temps où je buvais du Beaune Avec un cardinal romain, Je n'étais pas du tout béjaune.

J'ai lu depuis Albert Samain.

70 HKNK-ALHKHT FLKIHY

J'nbliorrc \v cube et le cône, Mais j'adore le noble hymen De la signorina Leone Dans le beau ])alais Aldraniin.

Du sol jai)onais naît le cronc.

Vive le poivre et le cumin.

J'attends ce soir sous un pilône Le léger i)oète Jasmin.

Voulez-vous toute-ma pensée?

Eh bien ! si j'extravague ainsi, C'est qu'à travers la joie on m'a l'àme lancée Et que l'on m'aime aussi.

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