IL AVAIT UNE AKDKLJH
A René VILLARI).
Il avait une ardeur merveilleuse.
Il avait de la vie à plein cœur.
Il s'élançait vers la lumière heureuse.
Il aimait la rosée et le miel et la Heur.
Les femmes qui s'étaient oll'ertes A sa tendresse, à ses rêves, à son désir, Il leur gardait des feuilles toujours vertes, Des roses, des eaux, dans son souvenir.
Mais, l'àme limi)ide et franche,
La chair neuve il allait à travers
Les bois de vie et cueillait à leurs branches
Des fruits dorés qui lui doraient cet univers.
Or, il était aussi désespéré :
L'Océan de la mort au loin baij^ne la terre. Nul chemin qui ne mène à ce gouffre sacré, A ce myvStère.
Si la mort est le vide et non la vie immense, Le ciel se fane et ([uc sert le bonheur?
Tout se perd dans l'indilférence
Ce noir Léthé lui faisait peur.
hi:m:-ai.ui;mi i-limhv
(^'ctait un être chanliml
Ailé (ruii songe éclatant,
Mais une pensée inciuièle.
Des ombres rodaient dans ses fêtes.
Il faut mourir tard ou tôt.
Quia pulvis es mémento.