‹ Le cadavre et les rosesChapitre 6 sur 31 · IL AVAIT UNE AKDKLJH · texte numérisé non relu

IL AVAIT UNE AKDKLJH

A René VILLARI).

Il avait une ardeur merveilleuse.

Il avait de la vie à plein cœur.

Il s'élançait vers la lumière heureuse.

Il aimait la rosée et le miel et la Heur.

Les femmes qui s'étaient oll'ertes A sa tendresse, à ses rêves, à son désir, Il leur gardait des feuilles toujours vertes, Des roses, des eaux, dans son souvenir.

Mais, l'àme limi)ide et franche,

La chair neuve il allait à travers

Les bois de vie et cueillait à leurs branches

Des fruits dorés qui lui doraient cet univers.

Or, il était aussi désespéré :

L'Océan de la mort au loin baij^ne la terre. Nul chemin qui ne mène à ce gouffre sacré, A ce myvStère.

Si la mort est le vide et non la vie immense, Le ciel se fane et ([uc sert le bonheur?

Tout se perd dans l'indilférence

Ce noir Léthé lui faisait peur.

hi:m:-ai.ui;mi i-limhv

(^'ctait un être chanliml

Ailé (ruii songe éclatant,

Mais une pensée inciuièle.

Des ombres rodaient dans ses fêtes.

Il faut mourir tard ou tôt.

Quia pulvis es mémento.

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