I*"® FORMULE
a** FORMULE
Sulfate de cuivre. .
Essence de térébenthine.
Eau
2 kilogr.
5 litres 1000 litres
I kilogr.
5 litres 5oo —
h) Pulvérisations de sulfate de fer.
c) Pulvérisations de bouillie bordelaise:
Sulfate de cuivre 1,000 gr.
Chaux 1 ,000
Eau 200 à 3oo litres
Pour préparer cette bouillie, il faut faire dissoudre le sulfate de cuivre dans une partie de l'eau et d'autre part étendre la chaux avec le reste (5 litres environ) (i). On obtient un lait de chaux qu'on rend
(i) Se servir seulement de bacs en grès, en bois ou en cuivre.
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iivis.si hoiiiogèiK' (|iK' |)ossil>Ie en le malaxant à l'itide d'un bâton. On verse ensuite ce lait de chaux dans la solution de sulliite de cuivre en ayant soin d'agiter le mélange bleu c\u\ se forme peu à peu, 11 se produit un dépôt au fond du vase ; chaque fois qu'on voudra utiliser ta bouillie bordelaise il sera utile d'agiter le mélange avant de remplir les pulvérisa- I curs.
Les pulvérisalions n'ont pas besoin d'être très
nombreuses ; on peut pratiquer la première avant le début de la saison des pluies et la seconde pendant la petite saison sèche qui divise souvent l'hivernage en deux parties.
Ces pulvérisalions déposent à la surface des feuilles, si elles sont pratiquées avec soin, une suflîsante quantité de sulfate <le cuivre et de chaux pour enrayer le développement de la maladie. Malheureusement les pluies torrentielles de l'hivernage tropical enlèvent parfois la couche ainsi déposée avant qu'elle
LES ENNEMIS ET LES MALADIES DU CAFÉIER 2o3
ait pu produire son effet. On peut toujours y remédier en ajoutant aux mélanges indiqués plus haut une certaine proportion de mélasse de canne.
Les substances dont on arrose les feuilles pourraient provoquer leur chute si cette action était combinée à celle du soleil ; aussi est-il bon de pratiquer les pulvérisations un peu avant la nuit.
Il ne faut pas se le dissimuler, d'ailleurs, l'effet de toutes ces pulvérisations sera toujours incomplet et la pratique en est aussi longue que dispendieuse. A notre avis, il convient surtout, comme nous l'avons dit plus haut, de détruire les arbres malades ou de leur enlever les feuilles contaminées, et surtout il faut exciter la vitalité des arbres en leur donnant de l'air et de la lumière et en leur offrant une fumure appropriée. Ce sont là les meilleurs moyens de lutter contre l'invasion de VHemileia.
Dans les pays où cette maladie n'a pas encore fait son apparition, il est nécessaire de proscrire rigoureusement l'introduction de plants ou de graines venant des pays contaminés. Si, malgré des précautions minutieuses, on remarquait les premiers indices de la maladie, il faudrait prendre sans retard toutes les mesures nécessaires pour enrayer complètement l'invasion et il ne faudrait pas hésiter à détruire par le feu les caféiers de la zone contaminée.
Autres champignons parasites des caféiers. — Nous appellerons encore l'attention des lecteurs sur quelques autres champignons qui produisent des dégâts assez importants.
Une mucédinée, le Pellicidaria Koleroga Cooke produit sur les feuilles vivantes de Coffea arabica, au Mysore et au Venezuela une maladie mortelle qui
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est désignée sous le nom de Koleroga et qui consiste surtout en une production gélatineuse recouvrant
les feuilles, les fleurs et les fruits.
On connaît sous le nom de King coffee une maladie des feuilles qui a été constatée pour la première fois à Soconusco, dans TEtat de Chiapas, au Mexique. Cette maladie présente un peu les apparences extérieures de THemileia. Des échantillons de feuilles transmis à la Smithsonian Institution de Washington, en 1894, furent soumis à Texamen de M. EUis, qui reconnut le Stilbum flavidum^ déjà connu à Costa- Rica, à la Jamaïque et au Venezuela. On ne connaît pas encore de remède contre cette maladie ; mais il est probable que les pulvérisations signalées plus haut donneront d'excellents résultats. M. Delacroix a signalé, sur les caféiers de la Guadeloupe, une maladie qui aurait quelque analogie avec le Pourridié de nos arbres fruitiers, mais qui n'a pas encore été suffisamment étudiée jusqu'à ce jour.
Endopbytes du caféier. — Il nous faut encore rattacher à ce chapitre une étude récente de M. Janse(i), sur les endopbytes du caféier [Coffea arabica et C. libericà). Cette question est assez importante, car elle se rattache à celle de la fixation de l'azote atmosphérique.
Les caractères du champignon étaient sensiblement les mômes pour les deux espèces de Coffea^ de sorte que la description suivante s'applique à l'une et à l'autre.
Le mycélium libre du champignon endophyJe est
(i) J. M. Janse, Les endopbytes radicaux de quelques plantes javanaises. Ann. du Jardin de Èiiitenzorg^ vol. XIV, 1897.
LÉS ENNEMIS ET LES MALADIES DU CAFÉIER aoS
généralement invisible à Tœil nu. Dans un seul cas, Tauteur a observé une quantité de faisceaux blancs, composés de filaments mycéliens auprès de quel- <[ues jeunes caféiers qu'il avait plantés dans un sol très riche en humus.
Un grand nombre de filaments ramifiés rampent sur l'épiderme des racines ; de temps en temps, une de leurs branches s'enfonce dans une cellule de cette couche. En même temps qu'il perce la membrane, le filament s'amincit beaucoup ; puis il change de direction et envahit de proche en proche les cellules de l'épiderme sans jamais présenter le moindre entortillement.
Les filaments qui passent d'une cellule épidermique à l'autre donnent de temps en temps des branches qui vont pénétrer dans les tissus internes. Le champignon peut infecter toutes les cellules du parenchyme ; mais il n'entre jamais dans les éléments voisins de l'endoderme, qui contiennent des masses cristallines. L'amidon manque généralement dans le cellules infestées. Cette observation semble prouver que le champignori se nourrit, en partie du moins, . des hydrates de carbone qu'il trouve dans la plante.
Par contre, chacune de ces cellules qui ont perdu leur amidon sous l'influence des hyphes, contient un ou deux corps de forme sphérique et de couleur jaune, qui se teintent en brun par l'action d'une solution d'iodure de potassium iodé et fournissent un précipité brun en présence du perchlorure de fer.
L'hydrate de potassium en solution concentrée fait virer leur couleur du jaune au rouge foncé. On obtient d'ailleurs le même résultat en faisant agir la matière colorante sur les racines entières et vivantes ; la racine prend une teinte rouge caractéristique dans
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les régions envahies par Tendophyte. On peut constater ainsi très facilement que ce sont les racines superficielles qui s'infestent en premier lieu et que les racines profondes ne sont occupées qu'à un bien moindre degré. *
M. Janse a constaté que chez la plupart des plantes infestées, les poils absorbants des racines font complètement défaut ; ce n'est cependant pas tout à fait le cas pour le caféier ; mais ils se montraient beaucoup plus rares.
Les tentatives faites par M. Frank et par M. Janse^ pour cultiver l'endophyte isolé de son hôte, ne donnèrent aucun résultat ; on ne sait donc rien quant à la place systématique qu'on lui attribuera un jour.
Il paraît vraisemblable que le champignon endophyte du caféier se comporte comme le Clostridium de M. Winogradski, mais qu'il exige une faible tension d'oxygène dans le milieu où il vit au lieu d'être strictement anaérobie. Il a probablement la faculté de fixer l'azote atmosphérique. « La plante hospitalière s'empare de la plus grande partie des matières azotées que prépare le champignon et se fait payer ainsi la nourriture hydrocarbonée et la protection qu'elle lui accorde. » Mais, il faut bien le dire, cette conclusion de M. Janse ne s'appuie jusqu'ici que sur des considérations théoriques et il ne sera possible de les admettre que si on leur donne une base expérimentale ; or, les essais tentés par l'auteur ne paraissent pas avoir fourni la démonstration nécessaire.