I,II
II ,60
II ,o5
16,54 II , i3
ai6 LE CAFÉ
COMPOSITION DES CENDRES DU CAFÉ d'après Girard.
Potasse 62,47
Chaux 6,39
Oxyde de fer o,65
Silice.. 0,54
Acide sulfurique 3, 80
Soude 1,64
Magnésie 9*69
Acide phosphorique i3,39
Chlore 0,61
En outre Bunsen et Kirchhoff ont trouvé dans les cendres du café, à l'aide de l'analyse spectrale, des quantités notables de rubidium (i).
La caféine. — La caféine, découverte par Range dans le café en 1820, est un alcaloïde dont l'étude et la recherche dans diverses plantes ont occupé un grand nombre de chimistes. En 1827, Oudry découvrait dans le thé une substance analogue à laquelle il donna le nom de théine; mais Jobst et Mulder ont montré (i838) que la théine et la caféine ne constituent qu'un Jseul produit. Elle fut trouvée plus tard (i84o) par Martins dans le Guarana et dans la pulpe du Paullinia sorbilis ; Stendhouse a montré (i843) qu'elle existe encore dans le thé du Paraguay et que les feuilles du caféier en contiennent même une assez forte proportion. Heckel et Schlagdenhauffen ont montré de leur côté que la noix de kola contient de la caféine.
La caféine a été analysée pour la première fois par Dumas et Pelletier en 1828 ; mais la composition
(i) L. Grandeau, C.-R. Acad. des Se, 19 mai 1862.
CHIMIE DU CAFÉ ET DU CAFÉIER 217
exacte en a été établie plus tard par Pfaff et Liebig. On lui assigne la formule C*H*°Az*0'.
Traitée parles agents d'oxydation, la caféine donne deux corps du groupe urique. D'autre part, Strecker a montré que la caféine est un dérivé méthylè de la théobromine, car en traitant cette dernière par une solution ammoniacale de nitrate d'argent, il a obtenu un précipité cristallin qui, desséché à 120** et soumis à l'action de l'iodure de méthyle, a donné naissance à de l'iodure d'argent et à de la caféine.
Les méthodes de dosage de la caféine peuvent se diviser en trois groupes (i) :
I® On épuise à chaud dans un digesteur et par un dissolvant volatil, généralement le chloroforme, la substance sèche ou humide, seule ou en présence d'un alcali (chaux, magnésie, ammoniaque). A ce groupe appartiennent les méthodes de MM. Commaille, Cazeneuve, Paul et Cownley, Petit, Grandval et Lajoux, Caries, etc.
2° On épuise la substance par l'eau chaude et après divers traitements, la solution aqueuse est, ou agitée avec du chloroforme, ou évaporée à sec avec de la magnésie et traitée par ce même dissolvant à chaud dans un digesteur. Ici prennent place les méthodes deMM.Domergue et Nicolas, Drorkowitch, Maquaire, Guillot, Delecour, etc.
3^ On épuise la substance seule ou mêlée à un alcali (chaux, magnésie) avec une solution aqueuse d'un sel à acide organique (benzoate ou salicylate de sodium) et on épuise par le chloroforme à froid le soluté obtenu (méthodes Herlant, Georges, etc).
M. Tassily (thèse de pharmacie 1897) a essayé les
(i) Journal de pharmacie et de chimie, 6« série, tome VI, 1897.
vtiS LE CAFÉ
diverses méthodes de dosage de la caféine en opérant sur un échantillon de café en cerises d'Haïti, décortiqué, broyé puis séché à loo** jusqu'à poids constant, La perte en eau a élé de 10,02 pour 100.
CAFÉINE METHODES par loo Ga. db café desséché à iio"
Georges 1,78
Herlant (salycilale) ^ ' 77
Domergue et Nicolas 1,70
Drorkowitch i,68
Herlant (benzoa te) 1,67
Grandval et Lajoux 1,60
soit en moyenne 1,70 pour le café desséché à 110° et 1,53 pour 100 en ramenant au café vert.
Les autres méthodes ont donné des chiffres s'écarlant davantage de ceux-ci.
M. Tassily, en présence des inconvénients des diverses méthodes suivies jusqu'ici, a cherché un procédé réunissant leurs avantages sans présenter leurs défauts. Le café est traité par infusion et décoction, de façon à donner un litre de liquide pour 10 grammes de café (méthode de Drorkowitch). La liqueur est ensuite séparée en deux parties égales correspondant chacune à 5 grammes de café. La solution étant ensuite évaporée à sec au bain-marie, le résidu est traité par i ou 2 centimètres cubes d'acide sulfurique à i/io, puis repris par l'eau bouillante. L'extraction de la caféine peut alors se faire, soit par le chloroforme à froid, dans une ampoule à robinet, la solution étant rendue ammoniacale, soit en traitant par le chloroforme à chaud dans un digesteur le résidu de Tévaporation de la solution aqueuse en présence de magnésie et de sable.
CHIMIE DU CAFi: ET DU CAFÉIER
3 II
Voici quelques chiffres se rapportant à des cafés au préalable desséchés à iio°.