‹ Le café, le thé & le chocolatChapitre 27 sur 51 · POICARE LE THÉ ET LEICHOCOLAT. 971 LE CAFÉ POÈME · texte numérisé non relu

POICARE LE THÉ ET LEICHOCOLAT. 971 LE CAFÉ POÈME

Le dieu qui sur son char nous luit du haut des cieux Est le même Apollon qui règne dans ces lieux.

Il se plaît, entouré des neuf scavantes fées,

À remplir de son feu le sein de nos orphées,

À combler ce vallon des plus riches présens

Que répandent ailleurs ses regards bienfaisans. Un jour il les fixa sur l'Arabie heureuse ;

On vit naître soudain cette plante fameuse

Dont une double fève est l’admirable fruit.

De ses rares vertus l'Égytien instruit

Fait dessécher au feu la fève salutaire ;

Il la brise, il en forme une boisson amère,

Et buvant à longs traits la fumante liqueur,

Il éprouve l'effet de son pouvoir vainqueur.

Comme on voit tout à coup l’eau d’un léger nuage Calmer l'air en courroux et dissiper l’orage,

De ce nouveau nectar la puissante vertu

Scait relever l'esprit par l’étude abattu,

Réprimer les vapeurs qu’un sang impur envoye, Rendre au cerveau le calme, au cœur porter la joye.

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