‹ Le café, le thé & le chocolatChapitre 37 sur 51 · Scène 1. Voy. le Théâtre de Gherardi, t. I, p · texte numérisé non relu

Scène 1. Voy. le Théâtre de Gherardi, t. I, p

gements avec d'autant plus d'insistance qu'il méditait une combinaison avantageuse. Un édit de septembre 1706 supprima donc de nouveau la communauté et, revenant à son ancien projet, créa cinq cents charges héréditaires. Mais, aux termes de l’édit, celles-ci allaient être « d'un prix si modique que ceux qui ont intérét de continuer le commerce de limonadier pourront aisément les acquérir ‘. » C'était là, comme on va le voir, hàblerie de marchand vantant sa marchandise.

Le roi s entendit avec un traitant, nommé Lescuyer, qui remboursa aux intéressés les 160,000 livres versées et se chargea de détailler les cinq cents nouvelles charges. Il n'y réussit point. En 1713, il n'en avait encore placé que cent trente-huit, dont vingt et une avaient été achetées par des vinaigriers et des épiciers, quarante-cinq par des gens de diverses professions, et soixante-douze par des maitres appartenant à la communauté supprimée.

Celle-c1 était, en effet, « absolument détruite

1 Édit du Roy portant suppression de la communaute des marchands d’eau-de-vie rétablie par édit du mois de juillet 1705, et création de cinq cens privilèges héréditaires de hong d’eau-de-vie, esprit de vin et toutes sortes de liqueurs dans la ville et fauxbourgs de Paris, lesquels privilégiez feront communauté.

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