‹ Le Caire, le Nil et MemphisChapitre 12 sur 29 · I.K CAIRK · texte numérisé non relu

I.K CAIRK

les fra<;inenls ])rovenant de monuments de cette époque, ou de l'époque antérieure fa limite.

Sur les pentes de ce .Mokatlam aride, rocailleux et crevassé, qui, vers l'est, fait au Caire un rempart uniformément jaune, une petite oasis verdoie, un coin de fraî<'heur dans t-(> lieu de désolation. A travers quelques arbres aux feuillages grêles, des poivriers ou des mimosas, un petit

Couvent des Derviches,

pavillon peint en rose apjiaraît avec trois fenêtres ouvertes sur la plaine, et un peu en arrière, tout à fait collée à la montagne, une façade peinte de bleu clair : c'est le couvent des moines persans, les Bectaschites; et là s'élève le tombeau du fondateur de la secte, Bectasch, qui vécut au XII' siècle, parcourut un peu en prophétisant toutes les provinces de l'Empire turc, et vint mourir au Caire.

Nous avons ici un des types les plus parfaits de ces couvents de la ïhébaïde : on y peut évoquer les jours heureux que des hommes désintéressés des vanités et des vains efforts, venaient mener, dans les joies alternées de ferveur religieuse, et de contemplation sereine de la nature. Loin du bruit, dans une retraite sûre, le paysage grandiose présentait à

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