‹ Le Caire, le Nil et MemphisChapitre 14 sur 29 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

LE VIEUX CAIRE (FOSTAT). — LES COUVENTS COPTES RODA ET LE NILOMÈTRE — HELIOPOLIS

Au sud du Caire, on traverse les beaux quartiers neufs dTsma'iliyeh, oîi le khédive Ismaïl eut l'intuition que se ferait le grand développement futur de la ville ; de larges avenues se coupant à angles droits, selon un plan rationnel d'où le caprice arabe est banni, sont bordées d'admirables jardins où la poussée hâtive de ces grands arbres de pavs chauds a apporté si vite de la fraîcheur et de l'ombrage. Des arbustes chargés d'énormes fleurs écarlates, à l'éclat violent, dissimulent les cottages anglais où les vérandahs et les terrasses ont remplacé les bo\v-\vindo\vs des régions brumeuses.

Puis les jardins deviennent plus rares et plus modestes, la plaine apparaît peuplée encore d'un rebut de population qui gîte en des huttes, et un vieil aqueduc, à demi ruiné, dresse à l'horizon ses arches bran-

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