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sommes en présence de signes cliniques et radiologiques qui nous permettent de la déceler.
INSPECTION. — A l'inspection, l’'épine sous-calcanéenne est imperceptible. N'oublions point, en effet, la très grosse épaisseur de la semelle graisseuse plantaire. Pourtant, en règle générale, le pied épineux survient chez des malades présentant déjà des localisations gonococciques au niveau du pied ; c’est ainsi que le talon apparaît dans bien des cas globuleux, augmenté de volume dans son ensemble avec les gouttières malléolaires plus ou moins effacées se. ‘lon l'importance et le siège des localisations gonococciques ou séreuses.
La peau qui le recouvre est le plus généralement normale ; parfois rosée, si-le malade présente une localisation aiguë, d’autres fois, elle est recouverte comme l'ont signalé Jeanselme, Jacquet et Chauffard, de formations cornées au-dessous du talon et aux points de pression en général, formations qui sont elles-mêmes douloureuses et peuvent gêner le diagnostique.
PALPATION. — La palpation révèle souvent au niveau du calcanéum une. chaleur locale d'autant plus nette que les foyers sont plus nombreux.
La recherche des points douloureux est ici d’importance capitale. Elle mènera souvent au diagnosque clinique avant le diagnostique radiologique. Nous avons vu précédemment qu'il existe un stade de réaction globale du périosté calcanéen, qui aug-
mente le volume de cet os suivant tous ses diamètres ; il est évident que la palpation d'un tel os est douloureuse à toute sa périphérie. La douleur ressentie dans ce cas, à la plante n’est pas patognomonique. De même, il faudra se méfier des irradiations vers le talon, des douleurs dues à l’inflammation des articulations voisines et surtout des sous-astragaliennes et plus loin de la tibio-tarsienne. Pour les éli-
F1G. 5. — Façon de palper une épine’ sous-calcanéenne