DES ÉTATS, MAITRISES^ CORPORATIONS ET METIERS
Ayant chacun leur saint patron, /
Les artilleurs ont pour patron S^^ Barbe, le 4 décembre.
Les avocats — S. Yves, le 20 mai.
Les avoués — le même S. Yves.
Les bouchers — S. Antoine, patriarche des cénobiteSj le 17 janvier.
Les boulangers — S. Honoré, le 16 mai ; et parfois S. Michel^ le 29 septembre. (La Mothe le Vayer prétend qu'ils ont choisi
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S. Michel à cause des miches qu'ils font cuire.) Quel rébus !
Les bourreliers — S. Éloi^ le i^^ décembre.
Les cabaretiers — S. Laurent, le 10 août.
Les cardeurs — S*^ Marie-Madeleine, le 22 juillet (sans doute à cause de leurs amas de laine) ; encore un rébus aussi ingénieux que le précédent.
Les carrossiers — S. Eloi^ le i^^ décembre.
Les chandeliers — la Purifî cation le 2 février.
Les chapeliers — S. Jacques, le 25 juillet. Les charcutiers — S. Antoine, le 17 janvier.
Les charpentiers — S. Joseph^ le 19 mars. Les charrons — S**^ Catherine, le 2 5 novembre.
Les chasseurs — S. Hubert, le 3 novembre.
Les chirurgiens — S. Cosme et S. Damien, le 27 septembre.
Les compagnons du devoir — S. Jacques, le 2 5 juillet.
Les confiseurs — la Purification, le 2 février.
Les cordonniers — S. Crépin et S. Crépinien, le 2 5 octobre.
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Les corroyeurs — S. Simon et S. Jude, le 28 octobre. Ces deux Saints vont ensemble.
Les couvreurs — l'Ascension.
Les cuisiniers — S. Laurent, le 10 août, et parfois S. Just, le 2 septembre. (Ce dernier choix viendrait, dit-on, de ce qu'ils sont obligés de goûter les différents jus qu'ils emploient ?) Rébus digne des précédents.
Les drapiers — S. Biaise^ le 3 février.
Les écoliers — S. Nicolas, le 6 décembre.
Les enfants — les SS. Innocents, le 28 décembre.
Les entrepreneurs de bâtiments — les 4 Couronnés, le 8 novembre.
Ces 4 couronnés sont quatre frères qui ont été martyrisés sous Dioclétien; ils se nommaient Sévère^ Sévérien, Carpophore et Victorius (Voy. plus bas l'article Sculpteurs,
Les éperonniers — S. Gilles, le i^^ septembre.
Les épiciers — -la Purification^ le 2 février. Les faïenciers — S. Antoine de Padoue, le i3 juin.
Les femmes mariées — S*^ Barbe , le 4 décembre.
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Les ferblantiers — S. Éloi, le i^Mécembre. Les forgerons — S. Éloi, le i^"" décembre. Les filles — S*^ Catherine, le 25 novembre. Les fripiers — S. Maurice^ le 22 septembre.
Les grenetiers — S. Antoine, le 17 janvier.
Les guerriers — S. Georges, le 23 avril ; et S. Maurice, le 22 septembre.
Les imprimeurs — S. Jean-Porte- Latine, le 6 mai.
Les incendiés — invoquent S. Donat, le
5 août.
Les jardiniers — S. Fiacre, le 3o août.
Les laboureurs — S. Isidore, le 10 mai ; ou S. Éloi, le i*^^ décembre.
Les lanterniers (fabricants de lanternes) — S. Clair, le 4 novembre.
Les lavandiers — S, Blanchard (nous ne trouvons point ce nom dans Godescard^ mais nous y trouvons S. Blanc^ le 10 août).
Les libraires — S. Jean-Porte- Latine, le
6 mai.
Les maçons — les 4 Couronnés, le 8 novembre.
Les maîtres d'armes — S. Michel, le 29 septembre.
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Les maquignons — S. Louis, le 25 août. Les maréchaux — S. Éloi , le i^'' décembre.
Les mariniers — S. Nicolas, le ô décembre.
Les menestriers, ou Joueurs de violons — S. Genès, le 26 août.
Les menuisiers — S*'^ Anne, le 27 juillet.
Les meuniers — S. Martin^ le 1 1 novembre^ etj selon quelques autres, S. Benoît,, le 25 mai; enfin, selon d'autres^ S. Vaast^ le 6 février.
Les musiciens — S^^ Cécile, le 22 novembre.
Les nattiers — la Nativité, le 25 décembre.
Les notaires — S. Jean-Porte-Latine, le 6 mai.
Les orfèvres — S. Éloi, le i^'' décembre. Les papetiers — S. Jean-Porte-Latine, le 6 mai.
Les pâtissiers — • S. Michel^ le 29 septembre ; et parfois S. Louis, le 25 août.
Les paveurs — S. Roch, le 16 août.
Les peigniers ou fabricants de peignes — S*^ Anne, le 27 juillet.
Les peintres — S. Luc, le 18 octobre.
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Les perruquiers — S. Louis, le 25 août.
Les pharmaciens ou apothicaires — S. Cosme et S. Damien^ le 27 septembre.
Les philosophes — S*' Catherine, le 25 novembre.
Les plâtriers — les 4 Couronnés^ le 8 novembre.
Les pompiers — S. Laurent^, le 10 août.
Les prisonniers — invoquent S. Léonard , le 6 novembre.
Les relieurs — S. Jean-Porte-Latine, le 6 mai.
Les rôtisseurs — l'Assomption^ le 1 5 août. (Est-ce ab assando, gérondif (X assure qui signifie rôtir ?)
Les savetiers — S. Crépin et S. Crépinien^ le 25 octobre.
A Bordeaux, les savetiers formaient jadis une corporation distincte de celle des cordonniers ; ils étaient sous l'invocation de S*® Catherine. Pour être admis dans la corporation, il fallait remplir la formalité du chef-d'œuvre, ainsi que le porte cet article des statuts . « Item^ tous ceux qui se préce senteront pour être reçus maîtres dudit ce métier de savetier, seront tenus de faire (( chef-d'œuvre^ savoir : d'une botte vieille
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« à sac, la mettre à boucle; et faire une « paire de souliers à sangle^ et une paire « de souliers, partie de cuirs vieux et partie « de cuir neuf. » (Voy. le curieux Abrégé historique de Véglise Notre-Dame de Pontoise, par M. Pihan de la Forêt; Paris, i838, in-8, p. 54.)
Les sculpteurs — les 4 Couronnés, le 8 novembre.
Nous ferons observer que ce ne sont pas les 4 couronnés qui sont précisément les patrons des sculpteurs^, mais bien les 5 couronnés, dont la fête se célèbre le même jour 8 novembre. Ces cinq couronnés sont d'autres martyrs qui^ sculpteurs de profession, refusèrent de faire des idoles ; ils se nommaient Claude, Nicostrate, Symphorien, Castorius et Simplicius. Leur fête se célèbre en même temps que celle des 4 couronnés. (Voy. plus haut l'article Entrepreneurs.)
Les serruriers — S. Pierre-ès-Liens, le i^^ août.
Les tailleurs • — Notre-Dame du 8 septembre; la S^*" Trinité^ le 14 juin.
De mauvais plaisants prétendent que les tailleurs ont choisi la Trinité pour patronne {sic) parce que^ lorsqu'on leur com-
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mande un habit, ils prennent de l'étoffe pour trois, ce qui n'est certainement pas vrai ; ils n'en prennent pas même pour deux.
Les tanneurs — S. Simon et S. Jude^ le 28 octobre.
Les teinturiers — S. Maurice, le 22 septembre.
Les tisserands — S. Simon et S. Jude, le 28 octobre.
Les tonneliers — S*^ Marie-Madeleine, le 22 juillet; et en Provence^ S. Jean-Porte- Latine/ le 6 mai.
Les tourneurs — S*^ Anne, le 27 juillet»
Les vanniers — S. Antoine, le 17 janvier.
Les verriers — S. Clair, le 4 novembre.
Les vignerons — S. Vincent, le 22 Janvier ; et, chez d'autres, S. Martin, le 1 1 novembre.
Les vinaigriers — S. Vincent^ le 22 janvier.
Si par hasard^ et nous le craignons, cette liste pèche par quelques inexactitudes ou par quelques omissions, nous recevrons avec reconnaissance les renseignements
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qu'on voudra bien nous transmettre et qui pourront contribuer à rendre ce petit travail moins imparfait. Predicatoriana^ p. 423.
La notice de Peignot sur les Patrons, citée plus haut, prouve une chose : qu'en pareille matière, il faut commencer par des monographies régionales et même locales sous peine de rester dans le vague et peutêtre de tomber dans l'absurde.
Certains personnages, saints ou saintes^ avaient la réputation de guérir certaines maladies et étaient invoqués à cet effet pour une raison qu'on ne découvre pas toujours ; parfois pour une certaine assonance existant entre leur nom et la maladie à guérir, un rébus qui fait sourire Peignot et ses contemporains, mais dont se sont complètement guéris leurs descendants.
Ainsi on invoquait :
S. André d'Avellino et S. Gaucher contre les orages. S. Antoine pour guérir la lèpre; S. Biaise les maux de gorge; S. Clair les maladies de la vue. S. Edme et S**^ Marguerite pour l'heureuse délivrance des femmes enceintes ; S. Léonard, à Lhay près
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Paris^ pour le même objet et pour les enfants noués. S. Eloy contre les incendies; S. Frambourg contre toute espèce de maladie; S. Hubert contre la rage. S. Julien pour la guérison des abcès^ apostumes ou scrofules.
S. Louis était honoré sous le nom du S. Esprit, à la Trinité^ par les maîtres distillateurs, marchands d'eau-de-vie, liqueurs^ essences et limonades. S. Marcoul était invoqué contre les écrouelles^, scrofules, dartres, etc. ; S. Martin contre Fesquinancie ; S. Mathurin de Larchant pour guérir les démoniaques et aliénés furieux, surtout les méchantes femmes qui ont le diable au corps S. Nazaire le vertige et la folie; S. Ouën la surdité et les maladies de l'ouïe ; S. Quentin l'hydropisie ; S. Roch (patron des compagnons paveurs) la peste, surtout en Provence, cette gueuse parfumée^ où Ton trouve sa statue à tous les coins de rues, à Arles en particulier.
On voit dans les poésies d'Eustache Deschamps que les mendiants cherchaient à exciter la pitié en se plaignant de diverses maladies que guérissaient saints et saintes.
On pourrait multiplier ces exemples sans pouvoir autrement les expliquer. v. d.
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