‹ Le calendrier des confréries de Paris, précédé d'une intrChapitre 10 sur 55 · XXIV .INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV .INTRODUCTION

reçus était tenu de donner un grand repas aux confrères, et, pour ce motif, on appela cette réunion Confrérie aux goulus. Il y eut d*autres confréries de dévotion d'un usage plus étendu, comme celle du Rosaire, établie dans Téglise des Dominicains (rue Saint-Jacques) ; du Scapulaire, dans l'église des Carmes (place Maubert); de Notre-Dame des Sept douleurs, dans Téglise de Notre- Dame des Victoires, qui restèrent plus fidèles à leur caractère primitif. Il n'en fut pas de même de la Confrérie royale des pénitents établie par Henri III; elle ne fit qu Rajouter aux scandales de ce roi dépravé (i).

De toutes les Confréries, une des plus célèbres fut celle qui fut organisée au commencement du quinzième siècle pour la représentation des mystères : c'est le berceau de notre théâtre moderne; elle ne rentre pas dans notre plan, et a d'ailleurs son histoire à part.

On a voulu voir l'origine des confréries dans l'antiquité païenne; sans remonter à Numa Pompilius et à la loi des douze Tables, on ne peut nier que les Romains n'eus-

(i) CuiRUCL, Institut, de la France, I, 307.

Page 1