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tante étart celle des marchands de Veau de PariSy qui remontait jusqu'à Tempire romain.
Louis VII, en confirmant leurs privilèges en 1 170, reconnaissait qu'ils étaient fort anciens (consuetudines eorum taies sunt ab antique).
Distinguer la confrérie de la corporation est souvent chose difficile, tant elles sont intimement liées entre elles ; c'est le lien moral et religieux qui vient se joindre à la communauté des intérêts personnels, généraux et politiques.
III. Des Confréries en général. — Une confrérie n'est plus aujourd'hui qu'une association formée par des laïques en vue d*une œuvre de piété, de charité ou de dévotion.
Au siècle dernier un historien de Paris la définissait ainsi :
« Gens qui ont dévotion à quelque saint, « à quelque mystère , ou à quelque autre «chose que la religion vénère, et qui, « moyennant quelque somme modique , se « font inscrire sur le registre où sont les « noms des confrères ; le registre se garde à
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c la paroisse , ou $iu lieu auquel on honore a particulièrement le saint ^ ou la chose c sainte , et, à certains jours de Tannée^ les « confrères vont visiter ce lieu ou cette pa- « roisse, et y faire leurs dévotions (*). »
Au moyen âge, le mot et la chose avaient un sens bien plus étendu, comme on le verra plus bas.
La confrérie {Confraria, Confratria^ Confraternitas) avait la sfgnification de société, d*association pieuse, de collège ou corporation ; en mauvaise part, de réunion illicite, conjuration : quelquefois même elle était le synonyme de banquet.
Dans son acception la plus étroite, c*était une assemblée de personnes dans un but de religion, tandis que le nom de corporation, gilde ou gelde, comprenait les mêmes personnes unies par un but matériel, la défense ou les intérêts communs.
Des confréries ou associations religieuses sous le patronage d'un saint étaient presque toujours annexées aux corporations. Ainsi les orfèvres, une des plus anciennes et des plus célèbres corporations de
(0 HufcTAUT ET Macny, Dîct, ktst. de Paris, II, 541.
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Paris, avaient leur confrérie à Notre-Dame.
Celle des avocats et procureurs de la même ville se réunissait dans la chapelle de Saint- Yves, à Tangle des rues Saint- Jacques et des Noyers. Les confrères avaient droit de présentation pour les chapellenies vacantes à Saint- Yves. Les messagers de l'Université avaient formé la Confrérie de Charlemagne dans Téglise des Mathurins. Les libraires avaient leur confrérie dans la même église.
Les marchands de vin se réunissaient à Saint-Gervais oîi ils avaient fondé TO de Tavent. Quelques jours avant Noël, le prévôt des marchands, les échevins, le procureur du roi, le greffier et les autres officiers y assistaient. On leur distribuait des sucreries, d'où vient le nom d'O sucré donné à cette cérémonie.
Presque toutes les confréries avaient été fondées pour prier en commun; mais quelques-unes oublièrent le but primitif de Pinstitution , et remplacèrent trop souvent les prières par des festins qui dégénéraient en orgies. On peut citer, entre autres, la confrérie de Notre-Dame de Liesse, fondée à Paris, le 8 septembre 141 3 , dans Téglise du Saint-Esprit. Chacun de ceux qui y étaient