‹ Le calendrier des confréries de Paris, précédé d'une intrChapitre 11 sur 55 · INTRODUCTION. XXV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXV

sent des associations, mi-parties civiles et mi-parties religieuses, sous le nom de co/légeÉ,

Dans cet ordre d'idées, on pourrait plutôt les faire dériver des Gaulois, nos ancêtres, dont la religion et les institutions se rapprochent bien plus du christianisme que du polythéisme antique. La confrérie tient plus de la giîde germanique que du colle' gium des Romains.

L'homme, né sociable, appliqua l'idée de société à l'administration de ses intérêts matériels. Le christianisme a secondé et étendu le principe d'association qui est dans l'âme humaine et l'a mis en pratique pour le soulagement des infirmités physiques ou morales. A quelle époque précise commencèrent les confréries, il est impossible de le dire; les évolutions en furent lentes, sans doute, comme celles de toutes les institutions vivaces qui reposent sur un besoin de la nature intellectuelle et morale de l'homme : on peut avancer que leur origine fut parallèle à celle de la féodalité, dont elles sont la copie ou peut-être la source.

Mais ce fut au moyen âge seulement que

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