‹ Le calendrier des confréries de Paris, précédé d'une intrChapitre 42 sur 55 · LISTE · texte numérisé non relu

LISTE

DES ÉTATS, MAITRISES^ CORPORATIONS ET IC6tiERS

Ayant chacun leur saint patron.

Les artilleurs ont pour patron S*® Barbe, le 4 décembre.

Les avocats — S. Yves, le 20 mai.

, Les avoués — le même S. Yves.

Les bouchers — S. Antoine , patriarche des cénobites, le 17 janvier.

Les boulangers — S. Honoré, le i6 mai ; et parfois S. Michel^ le 29 septembre. (La Mothe le Vayer prétend qu'ils ont choisi

148 APPJENDICE.

S. Michel à cause des miches qu'ils font cuire.) Quel rébus !

Les bourreliers — S. Eloi, le i«' décembre.

Les cabaretiers — S. Laurent, le 10 août.

Les cardeurs — S^" Marie-Madeleine, le 22 juillet (sans doute à cause de leurs amas de laine) ; encore un rébus aussi ingénieux que le précédent.

Les carrossiers — S. Éloi^ le i®' décembre.

Les chandeliers — la Purification^ le 2 février.

Les chapeliers — S. Jacques, le 25Juille(.

Les charcutiers — S. Antoine, le 17 janvier.

Les charpentiers — S. Joseph^ le 19 mars.

Les charrons — S*® Catherine, le 25 novembre.

Les chasseurs — S. Hubert, le 3 novembre.

Les chirurgiens — S. Cosme et S. Damien, le 27 septembre.

Les compagnons du devoir — S. Jacques, le 25 juillet.

Les confiseurs — la Purification, le 2 février.

Les cordonniers — S. Crépin et S. Crépinien, le 25 octobre.

Les cwToyeurs — S. Simon et S. Jude, le 28 octobre. Ces deux Saints vont ensemble.

Les couvreurs — TAscension.

Les cuisiniers — S. Laurent, le 10 août, et parfois S. Just, le 2 septembre. (Ce dernier choix viendrait, dit-on, de ce qu'ils sont obligés de goûter les différents jus qu*ils emploient ?) Rébus digne des précédents.

Les drapiers — S. Biaise^ le 3 février.

Les écoliers — S. Nicolas, le 6 décembre.

Les enfants — les SS. Innocents, le 28 décembre.

Les entrepreneurs de bâtiments — les 4 Couronnés, le 8 novembre.

Ces 4 couronnés sont quatre frères qui ont été martyrisés sous Dioclétien; ils se nommaient Sévère, Sévérien, Carpophore et Victorius (Voy. plus bas l'article Sculpteurs,

Les éperonniers ^- S. Gilles, le i*' septembre.

Les épiciers — la Purification, le 2 février.

Les ^ïenciers — S. Antoine de Padoue, le i3 juin.

Les femmes mariées — S^" Barbe , le 4 décembre.

ï>es ferblantiers — S. Éloi, le i "décembre.

Les forgerons — S. Éloi, le .i« décembre.

Les filles — S** Catherine, le 25 novembre*

Les fripiers -^ S. Maurioe^ le 22 septœibre.

Les grenetiers — S» Antoine, le 17 janvier.

Les guerriers — S. Xjeorges, le 23 avril ; et S. Maurice, le 22 septembre.

Les imprimeurs — S. Jean-Porte- Latine, le 6. mai.

Les incendiés — invoquent S. Dûaat, le

5 août.

Les jardiniers — S. Fiacre, le 3o août.

Les laboureurs . — S. Isidore, le 10 mai ; ou S. Éloi, le I" décembre.

Les knterniers (fabricants de lanternes) — S. Clair, le 4 novembre.

Les lavandiers — S. Blanchard (nous ne trouvons point ce nom dans Godescaîd^ mais nous y trouvons S. Blanc^ le 10 fioût).

Les libraires — S. Jean-Porte-Latine, le

6 mai. .

Les maçoiis — les 4 Couronnés, le 8 novembre.

Les maîtres d'armes — S« Michel» le 29 septembre.

Les maquignons — S. Louis, le 25 août.

Les maréchaux — S.. Éioî, le i®* décembre.

Les mariniers — S. Nicolas, le 6 décembre.

Les menestriers, ou joueurs de violons t- S. Genès^ le 26 août.

Les menuisiers — S** Anne, le 27 juillet.

Les meuniers — S. Martin, le 1 1 novembre, et, selon quelques autres, S. Benoît, le 25 mai ; enfin, selon d'autres, S. Vaast, le 6 février.

Les musiciens — S^ Cécile, le 22 novembre.

Les nattiers — la Nativité, le 25 décembre.

Les notaires — S. Jean-Porte-Latine, le 6 mai.

Les orfèvres — S. Éloi, le i" décembre.

Les papetiers — S. Jean-Porte-Latine, le 6 mai.

Les pâtissiers — S. Michel, le 29 septembre [ et parfois S. Louis, le 25 août. .

Les paveurs — S. Roch, le 16 août.

Les peigniers ou fabricants de peignes — S** Anne, le 27 juillet.

Les peintres — S. Luc, le 18 octobre.

Les perruquiers — S. Louis, le 25 août.

Les pharmaciens ou apothicaires — S. Cosme et S. Damien^ le 27 septembre..

Les philosophes -^ S'* Catherine, le 25 novembre.

Les plâtriers — les 4 Couronnés^ le 8 novembre.

Les pompiers — S. Laurent, le lo août.

Lès prisonniers — invoquent S. Léonard^ le 6 novembre.

Les relieurs — S. Jean-Porte- Latine, le .

6 mai.

Les rôtisseurs — T Assomption, le 1 5 août.

(Est-ce ab assando, gérondif à' assure qui signifie rôtir ?)

Les savetiers — S. Crépin et S. Crépinien, le 25 octobre.

A Bordeaux, les savetiers formaient jadis une corporation distincte de celle des cordonniers ; ils étaient sous l'invocation de S** Catherine. Pour être admis dans la corporation, il fallait remplir la formalité du chef-d'œuvre, ainsi que le porte cet article des statuts . « Iteniy tous ceux qui se préce senteront pour être reçus maîtres dudit « métier de savetier, seront tenus de faire « chef-d'œuvre, savoir : d*une botte vieille

« à sac, la mettre à boucle; et faire une c paire de souliers à sangle^ et une paire « de souliers, partie de cuirs vieux et partie « de cuir neuf. » (Voy. le curieux Abrégé historique de l'église Notre- Dmne de Pontoise j par M. Pihan de la Forêt; Paris, i838, in-8, p. 54.)

Les sculpteurs — les 4 Couronnés, le 8 novembre.

Nous ferons observer que ce ne sont pas les 4 couronnés qui sont précisément les patrons des sculpteurs^ mais bien les 5 couronnés, dont la fête se célèbre le même jour 8 novembre. Ces cinq couronnés sont d'autres martyrs qui^ sculpteurs de profession^ refusèrent de faire des idoles ; ils se nommaient Claude^ Nicostrate, Symphorien, Castdrius et Simplicius. Leur fête se célèbre en même temps que celle des 4 couronnés.

(Voy. plus haut Tarticle Entrepreneurs.)

Les serruriers — S. Pierre-ès-Liens, le !•»' août.

Les tailleurs — Notre-Dame du 8 septembre; la S** Trinité, le 14 juin.

De mauvais plaisants prétendent que les tailleurs ont choisi la Trinité pour patronne {sic) parce que, lorsqu*on leur com-

mande un habit, ils piennent de Tétoffe pour trois, ce qui n'est certainement pas vrai; ils n'en prennent pas même pour deux.

Les tanneurs — S. Simon et S. Jude^ le 28 octobre.

Les teinturiers — S. Maurice, le 22 sep- < tembre.

Les tisserands — S. Simon et S. Jude, le 28 octobre.

Les tonneliers — S** Marie-Madeleine, le 22 juillet ; et en Provence, S. Jean-Porte- Latine, le 6 mai.

Les tourneurs — S'* Anne, le 27 juillet.

Les vanniers — S. Antoine, le 17 janvier.

Les verriers — S. Clair, le 4 novembre.

Les vignerons — S. Vincent, le 22 jan* vier; et, chez d'autres, S. Martin, le II novembre.

Les vinaigriers — S. Vincent, le 22 janvier.

Si par hasard, et nous le craignons, cette liste pèche par quelques inexactitudes ou par quelques omissions, nous recevrons avec reconnaissance les renseignements

APPENDICE. .l55

qu'on voudra bien nous transmettre et qui pourîont contribuer à rendre ce petit travail moins imparfait. Predicatoriana, p. 423.

La notice de Peignot sur les Patrons, citée plus haut, prouve une chose : qu'en pareille matière, il faut commencer par des monographies régionales et même locales sous peine de rester dans le vague et peutêtre de tomber dans Tabsurde, ' Certains personnages, saints ou saintes^ avaient la réputation de guérir certaines maladies et étaient invoqués à cet effet pour une raison qu'on nedéco;Livre pas toujours ; ^parfois pour une certaine assonance exis* tant entre leur nom et la maladie à guérir, un rébus qui fait. sourire Peignot et ses contemporains, mais dont se sont complètement guéris leurs descendants.

Ainsi on invoquait r

S. André d'Avellino et S. Gaucher contre les orages. S. Antoine pour guérir la lèpre; S. Biaise les maux dégorge; S. Clair les maladies de la vue. S. Edme et S^® Marr guérite pour TheureUse délivrance des femmes enceintes ; S. Léonard, à Lhay près

1 56 APPBSÎ>ÏCK.

Paris^ pour le même objet et pour les enfiuits noués. S. Éloy contre les incendies ; S. Frambourg contre toute espèce de maladie ; S. Hubert contre la rage. S. Julien pour la guérison des abcès^ apostumes ou scrofules.

S. Louis était honoré sous le nom du S. Esprit, à la Trinité^ par les maîtres dis* tillateurs^ marchaïKis d'eau-de-yie,liqueur^^ essences et limonades. S. Marcoul était in*voqué contre les écrouelles^ scrofules, dartres, etc. ; S. Martin contre Fesquinancie ; S. Mathurin de Larchant pour guérir les démoniaques et aliénés furieux, surtout les méchantes femmes qui ont le diable au corps ^ S. Nazaire le vertige et la folie ; S. Ouënla surdité et les maladies de Foule; S. Quentin l'hydropisie; S. Roch (patron dés compagnons paveurs) la peste, surtouten Pro\ence, cette gueuse parfumée, où Ton trouve sa statue à tous les coins de rues, à Arles en particulier.

On voit dans les poésies d'Eustache Deschamps que les mendiants cherchaient à exciter la pitié en se plaignant de diverses maladies que guérissaient saints et saintes.

On pourrait multiplier ces exemples sans pouvoir autrement les expliquer. v. i».

APPEHHNCE^ l57

lOus avons le regret de ne pouvoir illustrer le présent volume des insignes des corporations et confrériesou des gravures qui les remplacèrent.

Malgré les lacunes inséparables d'un pareil sujet, et qui ne sont pas le fait de l'auteur, mais de la négligence de nos aïeux, qui ne nous ont rien conservé comme monument ou comme nomenclature , les recherches suivies de succès de M. Forgeais nous ont été un moyen de contrôle pour vérifier les assertions souvent matériel^ lement inexactes de notre auteur.

On connaît la série d'ouvrages de M. Forgeais sur cette matière, ouvrages que nous avons mis à contribution; nous nous contentons d'en citer les titres, pour qu'on puisse vérifier nos assertions ou s^épargner des recherches :

Notice sur des plombs historiés trouvés dans la Seine. Paris, i858« Noyau primitif

caui|NKjid Ibs inolci-

r"* âerîc JJfôneoBx des cvrporatiams de

r'sfiarjî. E^nsei^nesde féleriMaff€S,i%6i»

>^ — VjHetds Kumismatz^ieSy 1864.

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