INTRODUCTION. XIX
taines œuvres pies aux intérêts positifs qui étaient l'objet de ce gèm-e d'association. »
De là naquirent les confréries du moyen âge, qui plaçaient lés hommes djun même métier sous l'invocation d'un patron et les réunissaient à certains jours de Tannée dans des banquets fraternels.
Les ghildes, confréries ou associations, éveillèrent souvent les inquiétudes du pouvoir, qui s'opposait à leur établissement ou à leur maintien. Plusieurs capitulaires de Charlemagne les interdirent formellement. Il en fut de même des conciles.
Un synode, tenu à Rouen en 1189, reproduit ces prohibitions :
c II y a des clercs et des laïques qui force ment des associations pour se secourir mu- « tuellement dans toutes espèces d*affaires, «c et spécialement dans leur négoce^ portant « une peine contre ceux qui s'opposent à « leurs statuts. La Sainte Écriture a en « horreur de pareilles associations ou conc fréries de laïques ou d'ecclésiastiques^ par- « ce qu^en les observant on est exposé à se « parjurer. En conséquence^ nous défendons, « sous peine d'excommunication , qu'on
xviij intrOIP^
ainsi une société à/ ciété ou de la tribg'; ne se bornait p9f ^ du canton ger ' $miné; elle ér^ elle se pro^ ^ espèce de noble jr C'étai' qui
.f pourV
- de gens de même n.
-it protection contre la violence .s pour Jes vieillards , les malades ^ orphelins et les veuves des membres de h corporation. Il y avait encore un 1 incontestable dans le contrôle exer "sTl^: œuvres de chaque métier- r^n r^ - ^^^^
fraudes et on exi^eak un ' ^''^^^^^t les
v,Axgcaii un soin cnntint^^ •
dans l'exécution des travaux Cr
Hanse. — On désignait sous I,. « A-n^e au moyen âgf unel^ïsocL? ^' marchands. Il n'enta pas dans „ô^°" ^' de parler de la hanse /..m«4 °7^4"^« a existe auss, en France des associas ^1 marchands appelées Aa„.,,. i, pj'^^^^l
(I) Ch&oel, /««,«,. di. la France. I, 229.
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"^érîe à Notre-Dame,
\peurs de la même
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^ ^lint- Jacques et
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timement liées entre elles;
rai et religieux qui vient se ,.
communauté des intérêts personnels, , raux et politiques.
III Des Confréries en général.— Une confrérie n'est plus aujourd'hui qu'une association formée par des laïques en vue d'une œuvre de piété , de chante ou de
dévotion. . r» •
Au siècle dernier un historien de Pans
la définissait ainsi :
, Gens qui ont dévotion à quelque saint,
« à quelque mystère, ou à quelque autre
«chose que la religion vénère, et qui,
« moyennant quelque somme modique se
« font inscrire sur le registre oîi sont les
. noms des confrères; le registre se garde à