‹ Le calendrier mexicain; essai de synthèse et de coordinationChapitre 6 sur 18 · rona/potfa//i (compte des jours · texte numérisé non relu

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2. Historia antigua de Mexico, II, p. 11. Cf. Gama, Descripcion historica y cronologica de las dos piedras,,, Mexico, 1792, p. 27.

3. The native calendar of central America and Mexico. Philadelphia, 1893, p. 9.

ter cette explication du nombre 13, nous sommes assez disposé à admettre^ avec M"^® Zelia Nuttall *, que la période de 260 jours représente une façon assez primitive de compter le temps, celle qui se calcule sur la durée approximative d'une gestation. Dans cette hypothèse le nombre 9 aurait joué un certain rôle ; chacune des 9 lunaisons aurait été placée sous le patronage spécial d'une divinité et, plus tard, quand à ce comput primitif s'est substitué un compte plus exact basé sur le mouvement apparent du soleil, ce compte aurait pris au comput primitif, avec ses éléments d 3 et 20, aussi les neuf divinités. Ce sont celles qui nous sont connues sous le nom de « sefiores de la noche » et qui furent surtout, pour ne pas dire exclusivement, utilisées pour les besoins de la magie. Quant au nombre 13 lui-même, il serait né simplement de la division de la période en vingtaines, ce qui est très naturel puisque les peuples de l'Amérique moyenne possédaient le système vigésimal depuis une très haute antiquité. Quoi qu'il en soit de ces hypothèses sur l'origine du Tonalamatl^ une chose est certaine à notre avis, c'est que le Tonalamatl date de très loin. Le fait que nous le trouvons, avec sa subdivision en vingtaines, chez toutes les tribus du groupe Nahua comme du groupe Maya, permet même d'induire qu'il était possession commune de ces peuplades, avant l'époque de leur dispersion .

D'après cela, le Tonalpoualli se présente comme un développement du Tonalamatl dont il emprunta les vingtaines, les treizaines, voire les neuvaines. A côté des mouvements apparents du soleil, les anciens mexicains observaient aussi les révolutions synodiques de la planète Vénus, et il se trouve précisément que la période de 260 jours était admirablement choisie pour compter tout ensemble le cours de ces deux corps célestes. Cela ressort des égalités suivantes :

584 = 2 (20 X 13) + (4 x 13) + 12 365 = (20 X 13) + (8 X 13) + 1, et :

1. Nous ne croyons pas, cependant (comme M™^ NuttaU le pense en s'appuyant sur une assertion de J. de la Serna), que les Mexicains aient perfectionné le Tonalamatl au moyen d'une intercalation de 5 jours. Voir The periodical adjustments of the ancieni Mexican Calendar...^ p. 495 et 500. (Cf. Brinton, The native Calendar..., p. 9.)

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