‹ Le calumet, poèmesChapitre 23 sur 47 · BATAILLE · texte numérisé non relu

BATAILLE

Au sanglot des tambours le camp se réveilla. Les épécs renversées luisaient comme des larmes Mais, quand vers l'astre bas s'envolèrent les armes, Dans un miroir d'amour le camp s'émerveilla.

Comédiens, marmitons, valets et courtisanes En songeant qu'il allait falloir mourir aussi, Peut-être^ interrogeaient les tarots indécis Et d'autres mesuraient le fer des pertuisanes.

Un Cosak se noya qui baignait son cheval, Un singe s'échappa d'une ménagerie Et le cri qu'il jeta, libre^ fut le signal

Du carnage. Le Roi, vêtu de pierrerieS;, Se délivra du faix ailé d'un casque d'or Et se signa trois fois pour les trois premiers morts.

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