‹ Le calumet, poèmesChapitre 24 sur 47 · LE VOYAGEUR · texte numérisé non relu

LE VOYAGEUR

J'ai tant marché ! mets tes bras, servante, à mon cou, Mets tes bras nus contre ma bouche et que j 'y morde ! . . . Un soir, près de Fingal ou bien près de Moscou, J'ai vu trois déserteurs menant par une corde

Viviane la fée au chapeau de lilas Que suivaient tristement EUsabeth la Sainte Et la reine Esclarmonde en robe de jacynthes ; Je me souviens des vins que je bus ce soir là.

Une autre fois, c'était dans une auberge pleine De fous et de marchands qui se jetaient de l'or, Un juif battu pleurait, mais Rose et Madeleine

Qui dansaient toutes nues en m'appclant Mylord Ne valaient pas l'amour qu'on fait à la servante Parce que c'est au cœur qu'on a froid, lorsqu'il vente.

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