‹ Le calumet, poèmesChapitre 25 sur 47 · LEAR PRISONNIER · texte numérisé non relu

LEAR PRISONNIER

Enchaîné, le roi Lear fut traîné jusqu'au poste.

— < Qua-t-il fait ? » et l'agent répondit : « C'est un

— (( £/?ze nuit passe comme une lettre à la poste. I ^^^"^ • ^^ Et le vieux leur souffla : « La nuit est dans mes yeux ! »

On lui prit son manteau, sa lyre et, par prudence, On l'immatricula. Il n'av^ait pas d'argent. Mais quand enfin on l'eut tondu à l'ordonnance L'univers tituba au rire des agents.

Pourquoi refusait-il de passer à la douche ?

L'aveugle se brûla au poêle et défaillit,

« Faites sortir Marion - va-t' cacher-dans-tnon-ltt

Qui guérit les noyés en leur baisant la bouche. » Sa bouche ! Elle y prit un lys, sans oser l'offrir Au plus beau des geôliers qu'elle aime, à en mourir.

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