‹ Le cambiste universel; ou, Traité complet des changes, monnaies, poids et mesures, de toutes les nations commerçantes et de leurs colonies; avec un exposé de leurs banques, fonds publics et papiersmonnaies. Traduit et calculé aux unités françaises sur la seconde éditionChapitre 76 sur 234 · BANQUES · texte numérisé non relu

BANQUES

Edimbourg renferme trois banques avec privilège, la banque d'Ecosse, la banque royale d'Ecosse et la compagnie des toiles anglaises.

Banque La bauquc d'Ecosse, qu'on appelle quelc|uefois l'ancienne banque,

d'Ecosse. |.^j. jjjg|.j{.^j^g paj, j^cte du parlement, en 1G9.5, et autorisée à porter son capital à £ 1,200,000 monnaie d'Ecosse, ou £ 100,000 sterling. Tout actionnaire devait avoir au moins un intérêt de £ 1000 monnaie d'Ecosse et ne pouvait en avoir pour plus de 20 fois cette somme. Pour être gouverneur il fallait en avoir pour £ 8000 d'Ecosse, sousgouverneur poiu^ £ 6000, et dii-ecteur pour £ 3000. Dans les élections, l'actionnaire de £ 1000 d'Ecosse n'avait qu'une voix , celui de £ 2000 deux, et ainsi de suite jusqu'à 20 voix. En 1774 le capital de la banque et les quotes parts furent portés au double.

En 1784 le capital fut encore augmenté et s'éleva à £ 3,000,000 d'Ecosse.

En 1792 il fut de nouveau doublé, et porté en 1794 à £12,000,000 d'Ecosse, ou 1,000,000 sterling. Les quotes parts furent aussi progressivement élevées.

En 1804 le capital fut encore élevé à £ 1,500,000 sterling, et l'évaluation en monnaie d'Ecosse abolie.

Le gouverneur, le sous-gouverneur et le directeur, furent fixés l'un à £ 2000, l'autre à £ 1500 et le dernier à £ 1000 sterling. L'actionnaire fut limité à £ 300 sterling, avec faculté d'avoir 20 fois plus d'actions sans pouvoir aller au-delà.

' La métrologie, publiée en ISIG par l'auteur de cet ouvrage, renferme un tableau complet des poids et mesures usités dans les provinces d'Ecosse.

La Jjaiiquc rojale tlEcosse fut incorporée par l'autorité royale banque maic-

t — -v— d'Ecosse.

en 1/2/.

Le capital primitif était de £ 111,347 19 s. 10 d. sterlinj^. Il fut porté en 1738 à £ 150,000.

En 1783 le capital fut doublé, et doublé de nouveau eu 1788, en sorte qu'il s'éleva à £ 000,000 sterling.

En 171)3 il fut encore augmenté jusqu'à £ 1,000,000 sterling, et la compagnie fut autorisée à le porter à £ 1,000,000 sterling, quand elle en trouverait les moyens.

Les conditions pour être employé, etc., dans la banque royale, .sont les mêmes que celles de l'ancienne banque, si ce n'est qu'un actionnaire ne peut avoir plus de quatre actions.

Cette compagnie fut incorporée par l'autorité royale en 174G, Compagnie dans le dessein de donner une extension nouvelle à la fabrication . ., ^', .

toiles anglaises.

des toiles d'Ecosse. Son capital primitif, qui était de £ 100,000 sterl., fut porté, par une nouvelle charte, en 1807, à £ 200,000. Pour être gouverneur, sous -gouverneur et directeur il faut avoir £ 1000, £ 500 et £ 300. Le propriétaire d'une action de £ 200 a une voix, celui d'une action de £ 500, deux, et celui d'une action de £ 1300, quatre. C'est le maximum des votes accordés.

La banque royale possède à Glascow un établissement ou agence très-considérable. Les deux autres banques ont aussi des succursales dans différentes places.

II y a en Ecosse un grand nombre de banques particulières qui liamjuLs sont en général conduites avec beaucoup de prudence et de bonheur, p^r'" "i'>'e*- Elles sont presque toutes montées sur une plus grande échelle qu'en Angleterre, attendu que le nombre des actionnaires n'est pas limité; circonstance qu'on suppose les rendre plus solides. Elles opèrent d'après les principes généraux qui dirigent les banques de province anglaises, à quelques exceptions près. Elles paient toutes, trois pour cent par an pour les fonds qu on place chez elles; elles passent généralement c|uatre quand le placement est pour six mois. Quekpies-unes jnennent une petite commission pour leurs opérations de lianque. Elles prélèvent cinq pour cent par an, sur quelque somme qu'elles

U)f> ECOSSE.

avancent. Elles avancent non-seulement sur des lettres de change dé 1 intérieur, des effets sur Londres, mais encore sur ce qu'on appelle comptes d'espèces, sorte d'obligations garanties, par deux signatures, jjour une certaine somme , sur lac|uelle l'habitué tire de temps en temps sans jamais l'excéder. Ces comptes d'espèces sont extrêmement utiles au commerce et à l'agriculture de la province.

Toutes les bancpies tl'Ecosse émettent du papier payable au porteur, à volonté. Ces billets de banc|ues particulières se paient généralement en billets de banques publiques, qui s'échangent eux-mêmes pour des espèces, des billets de la banque d'Angleterre ou des ett'ets sur Londres, et comme chaque banque de province a un agent à Edimbourg qui rembourse son papier, celui-ci a un courant général dans toute la contrée.

II y a environ 30 banques particulières, une ou deux dans chacune des villes principales, avec une centaine de succursales ou d'agences dans les plus petites. Ces dernières se bornent à la circulation du papier des banques dont elles dépendent.

D'après un état soumis au parlement en 1819, le nombre total des banques en Ecosse, s'élevait à 128, et celui des actionnaires à 1 478. On peut considérer ces nombres comme la moyenne des sept années précédentes.

ciiange. L'Ecosse tirc sur Londres à un petit change ou prime qui est

toujours en faveur de Londres. Elle s'alloue dans le terme de l'effet, et 40 jours après date sont généralement considérés comme r/ate au pair. Le change varie néanmoins de 40 à GO jours, et les petits effets se tirent communément à une plus longue date que les grands.

Jours (le grâce. Lcs jours dc gràcc ct autrcs coutumes et lois relatives aux lettres de change, sont les mêmes en Ecosse qu'en Angleterre. Voyez Londres.

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