ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE
Monnaie
comptp.
Les comptes se tiennent de différentes manières , mais surtout en dollars, qui se divisent en 10 dîmes, 100 cents, ou 1000 mille. C'est ce qu'on appelle la monnaie fédérale, pour la distinguer des diverses espèce? courantes, qui étaient pxùmitivement les monnaies des Etats- Unis , et qui se maintiennent encore dans le commerce domestique. TVJais on n'emploie dans Ip négoce extérieur et dans tout ce qui inté-
ÉTATS-UNIS. liy
resse le gouvernement que la monnaie fédérale établie par mi acte du congrès en 17HÎ), qui fixe le dollar à 4 s. 6 d. sterling, ou 5,56 fr. Les comptes se tenaient originairement dans toutes les colonies anglaises de l'Amérique comme en Angleterre; et les monnaies britanniques réelles avaient cours, ainsi (jue les piastres espagnoles. Mais la grande émission de papier que lit le gouvernement causa des dépréciations qui furent litpiidées à divers taux. De là naquirent les dilïérentes espèces de monnaies courantes créées par l'élévation de la val^-ur nominale de la livre sterling et de la piastre d'Espagne, (jui fut proportionnelle à la dépréciation. Voici les rapports du sterling au courant, ainsi que les valeurs proportionnelles de la piastre espagnole.
1. Dans le New-Hampshire, Massachuset's , Connecticut, Rliod- Island, Virginie, Kentucki, Oliio, Tennessee, Indiana et Mississipi, le rapport est de 3 à 4. Ainsi £ 1 sterling ;= £ 1 G s. 5 d. monnaie courante, et £ 1 courante =i 15 s. sterling, ou 18,54 fr. Il résulte de là que le dollar vaut 6 s. monnaie courante.
2. A New-Yorck dans la Caroline septentrionale le rapport est de 9 à IG. Ainsi £ 1 sterling = £ 1 1 5 s. 6 | d. monnaie courante , et £ I monnaie courante = 1 1 s. 3 d. sterling, ou 13,59 fr. Le dollar vaut donc 8 s. monnaie courante.
3. Dans le New -Jersey, la Pensylvanie, la Delaware etleMaryland, le rapport de la monnaie courante à la monnaie sterling est de 3 à 5. Ainsi £ 1 sterling =:£ 1 13 s. 4 d. monnaie courante, et £. 1 monnaie courante ^ 12 s. sterling, ou 14,84 fr. Le dollar vaut donc 7 s. 6 d. de cette monnaie courante.
courantes.
4. Dans la Caroline méridionale et la Géorgie le rapport est comme Réduction
27 est à 28. D'où il résulte que £ 1 sterling = £ 1 Os. 8 | d. monnaie courante, ou £ 1 monnaie courante=19 s. 3 | d. sterling, ou 23,84 fr. Le dollar vaut donc 'l s. 8 d. de cette monnaie courante.
Les monnaies courantes ci-dessus peuvent se réduire les unes dans les autres au moyen des valeurs proportionnelles du dollar. Ainsi poin- réduire la monnaie courante de New-Hampshiré eii celle de» New-Yorck, multipliez par 8, et divisez par G, oit ajoutez -.
des monnaies courantes.
La table suivante contient les monnaies courantes des Etats-Unis avec leurs valeurs en monnaies sterling et fédérale.
Réduction
des monnaies
courantes.
Valeur sterling.
New-Il3ms[iliirp.
Massacbusd's.
RlmcI-[-laud,
CoriiicrTicut
Virginie.
New Yorck.
Caroline septentrionale.
New-Jersey.
l'en.sylvaDJc.
Dolaware.
Mji^Iand.
Caroline méridiunalf.
Géorgie.
Valeur fédérale.
1 13 4 IGG 13 4
1 0 8^ 103 14 Of
fi.,i,|,„„
cie la monnaie
btcrlinfî
;i la monnaie
courante.
D'aprAs ce rapport, les monnaies courantes peurent aisément se convertir les unes dans les autres et en mon-
Valeur sterlin;;^ de
£ 1 cour.
naie sterling.
Monnaies
réelles
d'or.
En 1790 le gouvernement ame'ricain établit un hôtel des monnaies, et fit frapper des pièces d'or, d'argent et de cuivre, dont les dénominations et les valeurs suivent :
Aigles. — Elles doivent être chacune de la valeur de 10 dollars ou units, et contenir 247 { grains de fin, ou 270 grains d'or étalon, l'étalon étant à 22 carats, ou W de fin. Sa valeur intrinsèque en or anglais est donc d'environ £ 2, 3 s. 8 d. Il fit aussi frapper des demi et des quarts d'aigles dans la même proportion.
Dollars ou units. — Ils doivent être chacun de la valeur d'une piastre d'Espagne, et contenir 371 ^ d'argent pur, ou 41G grains d'argent étalon, l'étalon étant de f|^f| de fin, ou environ 10 onces 14 deniers. La valeur intrinsèque en argent angl. est donc 4 s. 3 { d., ou 5,33 fr. Le gouvernement fit aussi battre des demi, des quarts, des dîmes ou dixièmes de dollars, et demi -dîmes dans la même proportion .
Monnaies Ceiits. — lls doivcut être chacun de la valeur d'un centième de
réelles dollar et coutcnir 208 grains de cuivre. Les demi-cents doivent être
ne cuivre. '^
frappés dans la même proportion.
Monn.iies
réelles d'.vgent.
Le remède de la monnaie est de 1 partie sm' 1 i i. Ainsi sur chaque Remède
,, ,, , , . , ... de la monnaie.
masse dor ou d argent étalon, qui est monnayée, on choisit un certain nombre de pièces pour les essayer, et si elles ne se trouvent pas au-dessous de leurs étalons respectifs de plus de 1 partie sur 144, elles sont réputées légales.
La monnaie étant défrayée par les États-Unis, les lingots y sont Lingots
monnayés
monnayés gratis, ou échangés pour des espèces sous la déduction de V par cent de fin, pour le temps que le monnayage exigerait et cpie l'avance est faite.
gratis.
Les monnaies réelles d'or européennes ont un cours légal, suivant un acte du congrès passé en 18 IG. Elles sont divisées en trois classes, et sont évaluées en poids troy anglais suivant leur titre, comme suit:
Doll. Cenls. <;,nls.
1° Mon. réelles d'or d'Anglct. et du Portug. 17 78 par onc. étal, ou 8!) parden.
3° Possessions espagn. . IG 80 84
Ces rapports ont été imprimés par l'autorité en tableaux avec les nombres intermédiaires. Elle a aussi fait imprimer d'autres tableaux dans lesquels les divisions du dollar sont poussées à plusieurs décimales au lieu de cents. Elles ne diffèrent pas essentiellement des précédentes , quoiqu'elles soient plus exactes pour les proportions. Ainsi l'or anglais est évalué à 17,777, etc.; le français, à 17,4545, etc.; et l'espagnol, à 10,842, etc.; avec leurs divisions et leurs multiples en proportion. En conséquence de ce taux de l'or anglais, le dollar est évalué à 52 ^ d. sterling.
Les monnaies réelles d'argent européennes passent encore par convention , mais elles n'ont pas de com's forcé.
Monnaies
réelles
européennes.
Les poids et mesures sont les mêmes qu'en Angleterre , si ce n'est qu'en Géorgie, dans la Virginie et les Carolines, les ventes se font au quintal de 100 livres '.
Poids et mesures.
' Les étalons des poids trov et avoirdiipoids des Kl:its-Unis, vérifiés par les autorités compétentes, ont été comparés dernièrement a la monnaie de Londres avec ceux d'-lngle- T. I. l6
Banque. Eii 1 700 OU Créa à Pliilaclelpliie une banque publique sous le nom
de banque des États-Unis. Elle obtint du congrès un privilège pour 21 ans, avec l'autorisation d établir des succursales dans les divers e'tats. Le capital lut fixé à 10 millions de dollars, et divisé en 25,000 actions de 400 dollars chaque. Aucun des souscripteurs ne pouvait avoir plus de 1000 actions. Un quart devait être payé en espèces et le reste en fonds publics. Ces actions se transfèrent et produisent un dividende, payable par semestre, de 7 ou 8 pour cent par an. La constitution et l'administration de cet établissement sont d'ailleurs à peu près les mêmes que celles de la banque d'Angleterre.
Le privilège de cette banque finit en 181 1 et ne fut pas renouvelé. On prit des mesures quelque temps après pour former un établissement sur un plan plus étendu.
En 181G la banque actuelle fut créée par une loi, et établie avec un capital de 35 millions de dollars divisé en 350,000 actions de 100 dollars chaque; les États-Unis souscrivirent pour 7 millions. Le reste fut rempli par des particuliers, des compagnies ou corporations.
Cette banque émet du papier payable au porteur en espèces, sur sa demande : mais ce papier est au moins de 5 dollars. Elle est obligée de payer ses billets, ses effets et autres obligations, en or ou en argent. Si par l'effet de quelque circonstance elle ne le fait pas , elle supporte un intérêt de 12 pour cent par an.
Elle fait des avances sur des lettres de change, sur l'or et l'argent en barre à G pour cent par an.
Elle est régie par 25 directeurs , dont 5 sont caissiers et nommés chaque année par le président des États-Unis; 7 directeurs, y compris le président, forment un conseil. Cette institution a, dans les différentes villes des États-Unis, des succursales assujetties aux lois ^î'^ et règlemens dont il vient d'être fait mention.
ciianges. Pour Ics chauges , voyez vol. IL
K.gieiiKii^. Les lettres de change étrangères sont généralement tirées à un
terre, et coïncident paifaitcmenl ensemble. Les expériences ont été faites sur des élalons transmis au vicomte Caslleieagli , en 1818, par les consuls anglais dans les principales \illes d'Amérique. Leurs dépêches contenaient d'amples spécifications de mesures de capacité, (jui toulcs correspondaient, dans leurs dimensions, a\ec celles d'Angleterre.