LA PORTE DU PARVLS. O^J
vant aussi de portes, le voile du parvis, celui du lieu saint, celui du lieu très-saint, les deux premiers à moitié soulevés, le troisième fermé tout-à-fait, se présentent à nous sur une même ligne , déployant à nos regards leurs riches couleurs. Brillante perspective ! coup-d'œil vraiment magnifique parlant à notre esprit plus encore qu*à nos sens ! En effet, les voiles nous rappellent Celui qui a dit : Je suis la ports. Je suis le chemin , la vérité y la vie. Je suis l'alpha et Toméga ; le commencement et la fin , le premier et le dernier. Le voile du parvis , c'est Jésus en tant qu'il est la première entrée des pécheurs dans FEglise de Dieu par la foi. Le voile du lieu saint, c'est Jésus en lanl qu'il devient ensuite, par son intercession, leur introducteur journalier auprès du Père. Le voile, enfin, du lieu très-saint, c'est encore Jésus, mais en tant qu'il doit être un jour leur finale entrée en la présence immédiate et la gloire de Dieu , lorsqu'il reviendra et les prendra auprès de Lui, afin que là oii il est, ils y soient aussi (Jean, X; XIV. Rom., V. Hébr., VII; X. Eph. , IL Apoe, , XXII , etc.).
Il n'est pas jusqu'aux couleurs des voiles qui , dans leur langage muet, n'expriment ce que le Rédempteur est pour nous. L'étoffe dont ils sont faits , par son éclatante blancheur, peint l'immaculée pureté de Christ, tandis que le bleu dont ils sont brodés figure son origine et sa mission célestes; la pourpre, sa dignité royale; l'écarlate enfin, l'écarlate employée dans le sacrifice de la génisse et du passereau, rappelle la mort sanglante par laquelle il nous a frayé le chemin des cieux. A Lui soit notre amour éternellement. Amen !
9<l LES SACRIFICATEURS.
3« SBCTIOH. - LES SACRIFICATEURS.
ARTICLE !•'. — Leurs qualifications et leur consécration.
Nous voici donc enfin dans le parvis. II est tout découvert pour donner essor à la fumée des sacrifices et empêcher la corruption de l'air. Les sacrificateurs sont là devant nous, revêtus de leur tunique , longue robe blanche rattachée au corps à l'aide d'une ceinture de même étoffe; une tiare ou sorte de mitre, blanche également, leur couvre la tête (Ex., XXIX. Lév., VIII).
Les sacrificateurs sont des hommes choisis entre leurs frères. Jésus qu'ils représentent est un homme pris entre ses frères (Hébr., V). Sacrificateur-victime, il s'est incamé pour que le péché commis dans la nature humaine fût expié dans la nature humaine , et que nous eussions un sacrificateur capable d'avoir pitié de nous , ayant été luimême environné d'infirmités (Hébr., II, V). Il ne pouvait d'ailleurs, selon la loi, nous racheter qu'à la condition de devenir notre proche parent, notre frère (Lév., XXV, 48) Mais il devait naître dans la tribu de Juda , non dans celle de Lévi, pour montrer qu'il serait fait sacrificateur, selon la puissance de la vie impérissable et non suivant la loi du commandement charnel , et que la sacrificature dont il serait investi serait une sacrificature royale (Hébr., VII).
Les sacrificateurs sont exempts de toute infirmité physique et de tout défaut corporel (Lév., XXI). Jésus est un souverain sacrificateur sans tache, séparé des pécheurs (Hébr., VU).
Les sacrificateurs, surtout leur chef, n'assistent point aux funérailles (Lév., XXI, 11), — de peurde se souiller, sans nul doute j mais sûrement aussi, je pense, afin de préfigurer ainsi