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jours ea marcfaaat au milieu d'un monde séducteur et séduit ; que tous les jours ils retournent la laver tout de nouveau dans le sang du Rédempteur.
Mais à côté des sacrificateurs, quelle est cette classe de ministres du sanctuaire qui les assistent dans leurs fonctions? Ce sont les lévites. Ils appartiennent à Dieu qui les a donnés comme aides aux fils d'Âaron, après les avoir reçus de la main des enfants dlsraél en échange de leurs premiers-nés, qui tous auraient dCi se dévouer au service particulier de son tabernacle. Leur installation, quoique moins imposante que celle des sacrificateurs, a néanmoins été entourée de beaucoup de solennité ; ils ont été consacrée par l'imposition des mains des enfants d'Abraham. C'est aux lévites que sont dévolues les fonctions les plus modestes du vestibule, comme de laver les jambes et les entrailles des victimes, de les préparer pour le sacrifice, etc. ; mais il ne leur est point permis d'en répandre le sang sur les bords de l'autel, ni d'en placer la chair dessus. Ils ne sont point admis dans le sanctuaire et ne peuvent toucher aux saints vaisseaux que dans la marche et après que les sacrificateurs les ont enveloppés de leurs couvertures. Au reste, ils concourent dans les repos à la garde du pavillon de l'Eternel , et dans les traites ils le portent avec tout ce qu'il renferme (1). Ajoutons, enfin, que c'est à l'âge de vingt-cinq ans, qu'ils entrent en charge, au lieu que les sacrificateurs, selon l'opinion reçue, ne peuvent officier avant celui de trente (2)(Nomb., ill, IV, VIII, XVIII, XXXI, 30, etc.).
(1) Quand les sacrificateurs se furent multipliés , le soin de porter l'arche et les saints vaisseaux leur fut confié , non toutefois à l'exclusion des lévites (Deut., XXXI, 9. Josué, III, 6; Yl j VllI. 1 Chron. , XV. 2 Chron., V, 5. 1 Rois, VIU, 3, etc.).
(2) Mais de vingt-cinq à Ircnte ans , le.> lévites semblent subir une
sorte de noviciat (Noinbr. , VIII, 24 ).
ill LES SACRIFICATEURS
Si les sacrificateurs représentent les chrétiens, que représenteront les lévites ? Apparemment les ministres de TEvangile. Ils sont à leurs frères ce que les lévites étaient, aux sacrificateurs : leurs serviteurs pour Famour de Christ, appelés à les assister dans le service spirituel qu'ils accomplissent. Les lévites ne se sont point ingérés d'eux-mêmes dans leur charge ; que 3es fidèles n entrent point non plus dans le aiinistère évangélique sans y être appelés de Dieu.
Mais au ministère quelques-uns opposent de fait la sacrificature universelle des chrétiens. C'est opposer une vérité à une autre vérité : tâche ingrate et coupable ! mieux vaut assurément les retenir Fune et Fautre et les coordonner.
Il n'y a plus maintenant de prêtres ( au sens romain du mot), plus de race cléricale; Christ a aboli le prêtre ou, si Fou veut, l'a multiplié. Un seul est prêtre, c'est le Christ, et nous sommes tous prêtres, nous qui croyons en lui. Mais si nous sommes tous sacrificateurs, nous ne sommes pas tous ministres. Il y a un ministère spécial dans FEglise, et il y a des ministres pour le remplir. C'est une classe distincte de chrétiens. Ne confondons pas le champ et les cultivateurs, l'édifice et les édificateurs, la maison et les serviteurs, le troupeau et les bergers. La même Parole qui nous dit : Vous êtes sacrificateurs pour annoncer les vertus de Dieu , nous dit aussi : Obéissez à vos conducteurs spirituels et aye% pour eux de la déférence ; estimez eœtrémemenl dans Famour ceux qui président sur vous en notre Seigneur (2 Cor., III. 1 Pierre, V. Hébr., Ill, XIII. 1 Tim., III. Gai., VL 1 Thés., V, etc. ).
On a dit : a Nous ne voulons pas de sacrificature dans la sacrificature. » — Nous n'en voulons pas plus que vous; mais , avec la Parole, nous voulons le ministère dans la sacrificature. C'est le léviticat. La sacrificature, commune à
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tons les chrétiens <, n'exclut en aucune sorte le ministère dont il a plu au Seigneur d'en revêtir quelques-uns ; pas plus que j sous la loi y la sainteté commune à tous les enfants d'Israël n'avait empêché la mise à part d'un certain nombre d'entre eux pour le service particulier de la maison de Dieu. Prenons garde au coréisme (Nomlx, XVI, 3). Sous la nouvelle dispensation, comme sous l'ancienne, le sacerdoce et le léviticat doivent se développer collatéralernent et se prêter un mntiièl appui.
Au reste, le léviticat est une nécessité. Tant qu'il y aura un ministère de la réconciliation y il y aura des ministres pour le remplir; les messagers de paix subsisteront aussi long- 4emps que le message qui leur est confié ( Eph. , IV« 2 Cor., V). Il y aura des évangélistes ou porteurs de la bonne nouvelle, aussi longtemps qu'il y aura des âmes à appeler; des docteurs ou instructeurs , aussi longtemps qu'il y aura des âmes à nourrir et à fortifier; des anciens, des évêques ou surveillants, aussi longtemps qu'il y aura des âmes à paître et à garder. Mais, d'autre part, empressons-nous de l'ajouter, nul n'est lévite , vrai lévite, s'il n'est avant tout sacrificateur; et le lévite aussi doit comprendre que ce qu'il a comme sacrificateur vaut anieux que ce qu'il possède comme lévite; car, au lieu que le léviticat est un ministère inférieur, temporaire, passager, que réclame l'état présent de l'Eglise et que Jésus lui a donné pour toute la durée de l'économie actuelle , le sacerdoce, au contraire, est un ministère qui subsistera aussi longtemps que la sa- <îrificalure de Christ. Enfin, rappelons- nous , que ce ne sont pas les sacrificateurs qui sont donnés aux lévites, mais bien plutôt les lévites qui sont donnés aux sacrificateurs; alors, selon rintention du Père, le ministère évangélique sera pour nous un bienfait, jamais un pioge , jamais un obstacle à noire
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avancement ; il sera nn véhicule pour aller à Dieu , jansaig un écran entre nous et lui, jamais une idole (1 Cor., III).
Plue qu'un mot. Jésus est le prince du léviticat comme de la sacriûcaiure, et il en est aussi le modèle. Se faisant lévite^ serviteur des sacrificateurs, il a lui-même lavé les pieds de ses disciples, et les a essuyés avec le linge dont il était ceint (Jean, XIII). Les vrais ministres marcheront toujours sur ses traces, se souvenant que ministre signifie serviteur et non maître ou dominateur, et que ceux en particulier à qui le Seigneur a confié le ministère de gouvernement, sont appelés à paître les héritages (grec^ les clergés), non à les maîtriser (1 Pierre, V) (1). Mais, de notre côté, nous frères, n'oublions pas non plus de prier, pour les ministres de Jésus , de les encourager dans leurs travaux, les soutenant par tous les moyens qui sont en notre pouvoir, leur montrant toute déférence à cause de Fœuvre excellente qu'ils font ( 1 Thess. , V ) , accomplissant enfin à leur égard le devoir que pressent Deut. , XII,* 19; XIV, 27, et leurs nombreux parallèles.
Revenons aux sacrificateurs.
Jusqu'ici nous nous sommes plutôt occupés de leurs personnes et de leur vocation que des fonctions de leur ministère. Suivons-les donc maintenant dans Texercice de leur charge, pour en indiquer à mesure la signification figurative.
D'abord , ils instruisent le peuple dans la loi dont ils sont les dépositaires et le bénissent solennellement de la part de Dieu (Lév., X. Deut., XXXI, 9; XXXIII, 10. Nomb., VI. Ps. CXXXIV, etc.). Jésus, par sa Parole et son Esprit, nous explique de même les vérités divines et nous bénit
ri) Clergé, dans le grec ( 1 Pierre, V, 3 ), est le troupeau, non Je corps des anciens ou presbytère.
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du haat des cieux. Mais il veut aussi que y devenus à notre tour une source de lumière et de vie pour nos semblables, nous leur fassions connaître le seul Nom qui sauve et que nous implorions sur eux les bénédictions du ciel (Actes , IV. 1 Tim., II, etc.).
Les sacrificateurs sont jfi^es en Israël et de plus chargés de discerner la chose pure de l'impure, la sacrée de la profane (Lév., X. Deut., XVII; XXI, 5). Voilà ce que Jésus encore fait maintenant sous TEvangile ; à lui seul appartient le discernement, le jugement suprême, irrévocable, des esprits et de toute chose. Néanmoins , guidée par sa Parole et son Esprit , son Eglise est appelée à éprouver aussi ce qui est agréable au Seigneur, à discerner ce qui diffère, en doctrine comme en pratique, à retenir le bien et à rejeter le mal (Eph., V. 1 Thess., V. Phil., I. Hébr., V. 1 Jean, IV, 1, etc.). Qu'à cet effet, elle demeure sobre et se rende ainsi capable de distinguer toujours la chose souillée de celle qui ne Test point.
C'est encore aux sacrificateurs lévitiques qu'est remis le soin de juger des diverses souillures cérémonielles, et d'exclure de l'assemblée celui qui s'en trouve atteint pour l'y réintégrer aussitôt purifié (Lév., XIV. Deut., XXIV, 8. Matth., VIII, 4, etc.). Jésus pareillement veut que ses disciples veillent les uns sur les autres dans l'amour pour se préserver mutuellement de toute erreur, de tout péché, de toute injustice, et pour éloigner aussi de leur communion le faux docteur, le faux frère et le pécheur scandaleux, jusqu'à ce que , ayant abjuré leurs doctrines mensongères ou leurs mauvaises voies, ils aient donné des preuves suffisantes d'un véritable amendement (1 Cor., V. Tite, III. 1 Thés., III).
La sacrificature spirituelle est dans nos mains : frères , tremblons de la souiller j respectons la blanche tunique dont
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le Seigneur nous a revêtus ; que la lumière soit dans nos voieSy la science sur nos lèvres (Malach., II), la sainteté dans nos cœurs; et que, recevant chaque jour, de la plénitude de notre Chef glorifié, grâce contre grâce, nous soyons rendus capables de le servir fidèlement sur la terre, et trouvés dignes de marcher avec lui dans les vêtements de gloire en la grande jocu*née de son apparition.
Avons^nous épuisé la tâche des sacrificateurs ? nous n'avons pas même indiqué les plus importantes fonctions de'leur ministère, à savoir celles qu'ils ont à remplir dans [Intérieur du tabernacle, avant tout dans le parvis et devant Fautel de lliolocauste.