LB SACRIFICE POUR LE PÉCHÉ
donc, à les bien prendre, que des préfigurations de celui que le Christ devait offrir un jour ; véhicules de la foi des vrais Israélites, ils dirigeaient leurs regards vers la Victime dont le sang devait consommer leur conscience et leur ouvrir le chemin du ciel (Hébr., IX et X). Jésus, l'Agneau sans macule, la sainte hostie de TEvangile, Jésus l'unique et vrai sacrifice expiatoire, pleinement identifié avec nous, a pris sur lui notre souillure et s'est volontairement chargé de notre malédiction. Par sa mort, nous avons la vie, par ses meurtrissures la guérison. Telles sont les glorieuses vérités que Paul développe au long dans son admirable lettre aux Hébreux. Il faut lire surtout le chapitre X, vers. 1-18. Comme la question que l'Apôtre traite dans l'épître est spécialement celle de l'expiation, le point de vue sous lequel il envisage la mort de Christ est naturellement celui de sacrifice expiatoire. Jésus, par sa mort, a pleinement réalisé la figure légale, et fait disparaître l'apparence de contradiction qu'elle présentait : car, ainsi qu'on a pu le remarquer, l'animal , lévitiquement pur en soi , devenait en quelque sorte péché sitôt après l'imposition des mains de l'Israélite ; puis , une fois immolé, sa chair était réputée chose très-sainte , à tel point qu'elle sanctifiait celui qui la touchait et qu'elle servait à la nourriture des sacrificateurs (Lév. , IV et VI) ; mais ce qui est énigmatique dans le type, n'offre pas même l'ombre d'une difficulté dans l'anlitype : Christ, l'Agneau sans tache y s'est réellement chargé de nos offenses, tellement qu'il est devenu péché pour nous; et maintenant sa chair est une chose sainte, très-sainte, sanctifiant et nourrissant quiconque la reçoit et la prend dans une foi simple et véritable.
La loi de Moïse avait plusieurs manières de marquer l'identification de l'Agneau sans tare et de l'âme pécheresse