‹ Le camp et le tabernacle du désertChapitre 32 sur 68 · AU VOEU DU NAZÀRÈAT · texte numérisé non relu

AU VOEU DU NAZÀRÈAT

afin de nous enrichir ; il s'est fait péché pour nous, du ber* t^au jusqu'à là tombe ^ afin qu'en lui nous devinssions justes de la justice de Dieu (2 Cor., V).

Article 2. — V Autel nu vœu du Nazaréat (Nombres, VI).

Les vœux tenaient à la fois des oblations non sanglantes et des sacrifices; car on vouait à Dieu des animaux comme des choses inanimées (Voir sacrifice de prospérité). On peut les diviser en deux classes : ceux par lesquels on s'engageait envers Dieu à s'abstenir de choses d'ailleurs permises, de certains aliments , par exemple ; et ceux par lesquels on lui consacrait des personnes, des animaux. ou des choses^ telles que maisons, champs, fruits, etc. Ces derniers étaient ou simples^ ou par interdit soit anathème, toujours radietables dans le premier cas, jamais dans le second; car, alors, c'était une renonciation complète à l'objet voué ( Lév. , XXVII. Deut. , XXIII). Il y avait, on le croit, plusieurs formules de vœux, celle-ci parmi d'autres : Tout ce que fat sera corban^ cest-àdire offrande à Dieu. Les pharisiens, plus attachés à la lettre de la loi qu'à son esprit, et peut* être aussi dépositaires, et dépositaires avares du trésor sacré, affirmaient qu'on était toujours lié par cette formule-là (Matth,,XV).

Le nazaréat participait des deux classes de vœux que nous venons de mentionner. Les nazaréens (hébr., séparés ou consacrés) étaient, comme le mot l'indique,, des personnes mises à part pour le service de Dieu, et leurs vœux consistaient en plusieurs genres d'abstinences. Il y avait deux sortes de nazaréens, les uns consacrés au service de Dieu pour toute leur vie , comme Samson , Samuel , Jean-Baptiste ; les autres pour un temps seulement , pour trente jours au

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moins, selon les docteurs juifs. C'est de ces derniers qu'il est ici question (Nomb., VI).

Les Nazaréens ne pouvaient boire ni vin, ni liqueur (Ij; ils ne pouvaient même loucher au raisin ; il ne leur était pas permis de s'approcher d'un corps mort, fût-ce celui d'un père ou d'une mère; le rasoir enfin ne devait point passer sur leur tète pendant tous les jours de leur nazaréat(vers. 3-8).

Le nazaréat était pour Israël une faveur insigne : c'était une distinction, une gloire que Dieu mettait sur son peuple; et les Nazaréens étaient , de la part de leurs compatriotes, les objets d'une estime et d'une vénération toutes particulières (Amos, II, 11).

Toujours arrêtés devant l'autel, nous y sommes témoins de deux cas différents : le premier , celui d'un Israélite qui vient involontairementde rompre son vœu. Une personneétant morte subitement à ses côtés, les jours précédents de son nazaréat ont été comptés pour rien, d'après la loi de Moïse; et tenu lui-même pour souillé durant sept jours ( Nomb. , XIX, il), il a dû se raser le septième; aujourd'hui, huitième jour, il apporte au tabernacle deux tourterelles qu'il remet au sacrificateur pour les présenter à Dieu de sa part, une pour le péché et l'autre pour l'holocauste; il apporte de même un agneau pour le délit ; puis, il recommence tout de nouveau son nazaréat (vers. 9-12).

Le second cas est celui d'un autre israélite dont le nazaréat» expire aujourd'hui môme ; il présente à Dieu, par le sacrificateur, toutes les oblations que la loi prescrit, eu

(1) Hébr. , Schecarj cervoise , liqueur fermentée et pouvant enivrer (Lév. , X). On a supposé que c'était une liqueur semblable à la bière, ou faite peut-être avec la sève qui distille du palmier, après qu'on y a pratiqué des incisions ; les Israélites pouvaient en avoir au désert.

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