L'AUTEL ET LA CUVE D'AIRAIN COMPARÉS
Le parvis que DOiis venons de parcourir a donc mis comme en drame devant nous les vérités fondamentales de la Révélation. Il nous a montré Christ venu tout à la fois avec le sang et avec Teau, Christ notre justice et notre sanctification; il nous a prêché la rémisssion des péchés et le renouvellement du cœur (1 Jean, V. 1 Cor., I, 30). Tandis que l'autel préfigure surtout la première de ces grâces, la cuve symbolise principalement la seoomje. D^à la purification du lépreux et la consécration des sacrificateurs les avaient mises l'une et l'autre en relief sous nos yeux. Tout ce que nous allons rencontrer dans le tabernacle, les replacera devant nous continuellement.
Le parvis fait plus encore. Il nous montre dans quel ordre ces deux grandes vérités se succèdent, quelle place appartient à chacune d'elles dans l'économie du salut. J3'abord l'autel, puis la cuve. D'abord le pardon, puis la sanctification. N'intervertissons pas l'ordre divin. Ne mettons pas la cuve avant l'autel. Nulle sanctification réelle avant la justification. La sanctification seule digne de ce nom , la sanctification évangélique, découle du pardon évangélique. Point d'obéissance véritable là où d'abord n'est pas la jouissance de la rémission des péchés.
Puis, une fois reçus en grâce, laissons subsister encore le même ordre, refaisons tous les jours le même chemin '