‹ Le camp et le tabernacle du désertChapitre 45 sur 68 · LA TABLB DE PROPOSITION · texte numérisé non relu

LA TABLB DE PROPOSITION

âme le pain da ciel, le seul aliment approprié à sa nature et à ses besoins. La table est d'or pur, afin de préfigurer l'excellence et la valeur infinie de Christ. Elle a un couronnement d'or, afin de préfigurer son autorité royale^ Comme tous les autres vaisseaux du service, elle a été consacrée par l'aspersion du sang et de l'huile, pour exprimer sans doute qu'il serait consacré Sauveur par l'effusion de son sang et Fonction du Saint Esprit.

Le pain qui est sur la table, c'est la Parole et la chair de Christ : Je suis le pain de vie ; celui qui me mange vivra |)ar moi (Jean, VI). Il nous rappelle l'incarnation, l'abaissement et les souffrances du Rédempteur, et nous dit que lui seul est notre nourriture et notre vie. Hors de lui, hors de sa communion, nulle joie véritable pour nou$, nul bonheur réel et permanent; mais en lui, pleine satisfaction de tous, nos besoins, besoins de connaître et besoins d'admirer,, besoins d'aimer et besoins d'adorer; tout ce qui est en nous,, intelligence, cœur, conscience, trouve en lui sa pâture.

Le pain est un aliment d'un usage universel et d'une indispensable nécessité. Christ, le pain de vie, est un aliment, dont nul ne peut se passer; comme nous l'avons déjà dit,, notre âme ne saurait mieux vivre privée du pain qui donne la vie au monde, que notre corps privé du pain matériel.

Les pains de la table, comme les gâteaux de Tholocauste,. étaient faits de la fleur du froment. Christ, sanctifié par l'Esprit dès le ventre de sa mère, est la nourriture la plus ^pure qui puisse nous être présentée.

Mais, pour être réduit en pain, le grain de froment a été auparavant brisé. Christ, afin de devenir pour nous le pain de vie, a été froissé et comme broyé sous le poids de la colère de Dieu (Es., LUI).

Sur la table, nous voyons douze pains. Le nombre douze,.

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