LA TABLB DB PROPOSITION
Sous rélément terrestre et périssable, la foi discerne le paia qui demeure ^n vie éternelle ; et la cène devient pour elle la source des jouissances les plus douces et les plus sanctifiantes.
Mais, ô faiblesse, ô misère des chrétiens! au lieu d'apporter à la table du Seigneur la simplicité de foi, le sérieux,, l'intégrité qui nous mettraient en possession de la pleine bénédiction que le Seigneur a attachée à la cène y trop souvent on s'en approche avec un cœur formaliste , légal ^ distrait et partagé; ou bien, avec un esprit ergoteur, incrédule; on disserte, on raisonne, au lieu de jouir; on amoindrit Finstitution divine; on en fait une simple commémoration et pourtant elle est de plus une communion ; on discute, selon les habitudes du protestantisme; on se divise, on s'aigrit, laissant l'Ennemi faire tout à l'aise un drapeau de discorde de ce que Jésus avait établi pour être le point de rallieuient visible de ses rachetés. Âh ! plus sages désormais , réalisons , expérimentons , au lieu de vouloir toujours comprendre et toujours définir ; recevouiP avec simplicité de cœur tout ce que le Seigneur entend nous communiquer de grâces dans la cène*; prenons par la foi, mangeons , buvons la chair et le sang de Christ : voilà ce qui profile et ce qui restaure; spéculer, disserter, analyser, dessèche, amaigrit et finit par ruiner.
Il est une pensée qui déjà sûrement se sera présentée à plus d'un lecteur. Avec quelle insistance, avec quelle ténacité , dirons-nous , le tabernacle , sous des formes trèsvariées, ramène constamment devant nous la même vérité, savoir la nécessité de manger Christ spirituellement, de s'appliquer, de s approprier personnellement, par la foi, la rédemption qu'il a accomplie! Manger la manne, manger le gâteau de l'i^olocauslc , manger le sacrifice pacifique et