LE CHANDELIER DOR
qui tombe de la lampe. La lige commune, ou chandelier proprement dit, le montant du .milieu, forme une septième branche également surmontée de sa lampe. Les mouchettes et les plats, tous les accessoires sont d'or 'fin, comme le chandelier lui-même. C'est après avoir donné les directions relatives à sa forme et à sa construction que TEternel dit à Moïse : « Regarde et fais selon le modèle qui t'a été montré » sur la montagne. » Quant à l'huile destinée à en entretenir la lumière, elle est pure et vierge, et fournie par le peuple (Ex., XXV; XXVII; XXX, 7, 8. Lév., XXIV, 1-4. Nomb., VIII, 1-4) (1>
Les sacrificateurs sont là devant nous. Ils viennent d'allumer les lampes du candélabre déjà préparées dès le matin (D). Une douce clarté remplit le lieu saint, pendant que la nuit étend ses voiles sur le désert : frappante image de la lumière dont jouit l'Eglise au sein des ténèbres qui enveloppent l'humanité (Es., XXV, 7). C'est Goshen au milieu de la profonde obscuiité de TEgypte. Tandis que, aveuglé par le Dieu de ce siècle, le monde s'agite dans l'épaisse nuit du mensonge et du péché, cherchant la vérité sans la trouver jamais, comme jadis les gens de Sodome cherchaient en vain la porte du juste Loth , les fils de Dieu la possèdent
(1) Le candélabre avec ses accessoires pesait un talent d'or. Selon quelques auteurs , les lampions qiii couronnaient les branches étaient des pièces détachées , qu'on était pour les nettoyer et qu'on remettait à volonté (Exode, XXV, 37; XXVII, 21. Lév. , XXIV, 3, 4). Tandis que les branches latérales n'avaient que trois plats ou calices, la tige centrale ( le fût du candélabre ) en avait quatre ; le quatrième la. surmontait peut-être , servant à la fois de lampe et de réservoir général , à peu près comme dans la vision de Zach. , IV. Quant à la valeur du chandelier estimée d'après son poids, elle s'élevait à plus de 100,000 francs. L'huile destinée à en enlreleiiir la lumière provenait de la première expression de l'olive.
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pure et complète dans la persobne même et la Parole de €elui qui a dit : a Je suis la lumière du monde : celui qui me suit oe marchera poiut daos les ténèbres , mais il aura la lumière de la vie. »
Jésus est la lumière du monde ^ en ce sens général^ qu'il est le principe 7 la source unique de toute vérité, de toute sagesse, de toute intelligence; et que, de plus, il offre à tous les hommes la lumière de sa Parole et de son Esprit, pour les adresser au chemin de la paix (Jean, I^ 9. Luc, U, 31, 32).
Il est plus spécialement la lumière des siens qu'il éclaire par sa Parole et son Esprit. U les éclaire ainsi sur toutes choses (1 Jean, II): sur le monde présent, pour leur en montrer la turpitude et la prochaine condamnation; sur celui qui est à venir, pour leur en découvrir les gloires; sur leur cœur, pour leur en dévoiler les humiliants mystères; sur le cœur de Dieu pour leur manifester les richesses incompréhensibles de ses compassions; sur le cœur de Jésus, pour leur révéler, dans son amour, la guérison de toutes leurs plaies et le soulagement de toutes leurs douleurs, dans sa plénitude, la grâce qui comble toutes leurs lacunes, qui déborde par-dessus toutes leurs offenses, qui remédie à tous leurs maux et pourvoit à tous leurs besoins.
Ainsi le chandelier d'or représente Jésus illuminant de sa
Parole et de son Esprit l'Eglise militante dans le lieu saint
qu'elle traverse, jusqu'au jour où, regue dans le saint des
saints , elle marchera triomphante à la splendeur de la gloire
de son Epoux, alors que l'Agneau sera devenu le flambeau
de la cité de Dieu.
Jésus, toujours Jésus! voilà donc ce que disent, voilà ce
que proclament l'un après l'autre tous les vaisseaux du tabernacle ; seulement entre eux il y a cette différence que^