LE CHANDELIER D OR
tandis que ceux d'airaia dans le parvis nous le montraient accomplissant notre salut dans son humiliation^ ceux dor dans le lieu saint nous le montrent dans sa gloire actuelle , nourrissant ses rachelés^ les guidant^ les éclairant dans les sentiers de la vie, intercédant pour eux auprès du Père.
Le candélabre est d'or fin , pour marquer Texcellence et la gloire de Christ; — d'or étendu au marteau, pour exprimer peut-être qu'il serait frappé y battu de Dieu pour nos péchés, qu'il souffiiraity et que le premier de la résurrection d'entre les morts y il annoncerait ensuite la lumière à Israël et aux Gentils (Act. , XXVI); voilà ce que semblait dire aussi l'aspersion du sang des victimes, par laquelle le candélabre avait été sanctifié le jour de la consécration du tabernacle.
La forme du chandelier, le nombre de ses branches, indique la diversité des dons de l'Esprit qui sont en Christ (Esaïe, XL Apoc, IV). Comme il y a sept lampes au luminaire sacré qui n'est qu'un , il y a de même en Jésus sept Esprits qui sont un seul et même Esprit de FAgneau : en Lui sont renfermés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance de Dieu (Col. , II).
L'huile aromatique du luminaire sacré, huile pure et vierge, symbolisait l'Esprit et la grâce de Jésus, la paix, la joie du Consolateur, l'onction de la part du Saint, cette huile mystique répandue sans mesure sur la tête du céleste Aaron et découlant sur tous ses membres. Comme le corps du candélabre fournissait d'huile les branches latérales, ainsi, Jésus, de sa plénitude, verse continuellement l'Esprit de grâce et de consolation dans tous ceux qui lui appartiennent, les rendant capables de faire briller devant le monde la lumière de la science et de la vie chrétiennes (Jean, I> 16 ; III, 34. 1 Jean, U, 20, 27. Ps. CXXXUI).
Christ est la seule lumière de TEglise, comme le chan-