‹ Le camp et le tabernacle du désertChapitre 52 sur 68 · LE CHANDELIER D'OR · texte numérisé non relu

LE CHANDELIER D'OR

délier était la seule lumière du lieu saint; c'est pourquoi^ dans les choses spirituelles, nous devons rejeter bien loin de nous toute lumière venant de Thomme, toute inspiration de la sagesse qui est d'en-bas, et, décidés à ne rien savoir au-delà de ce que Jésus nous a révélé dans sa Parole, nous tenir coûstamment sur nos gardes, de peur que nul ne fzot/s séduise par la philosophie et par de vaincs subtilités, suivant les traditions des hommes et les éléments du monde , et non pas selon Christ (Col, II).

Les sacrificateurs, après avoir allumé les lampes du chandelier, les alimenteront durant la nuit, et ne les laisseront pas s'éteindre avant l'aurore. Jésus met en nous la lumière de sa grâce, puis l'entretient de jour en jour ; elle peut pâlir un instant par notre faute, elle ne s'éteindra jamais: le sentier du justifié est comme la lumière dont l'éclat va croissant jusgu'à ce que le jour ait atteint sa perfection (Prov, , IV).

Quant aux fleurs dont sont ornées les branches du luminaire, elles nous rappellent tout ce qu'il y a de doux et d'aimable dans le Docteur venu d'en-haut, dans le grand Prophète dont l'Esprit saint a dit, qu'il est plein de grâce et de vérité, que la grâce est répandue sur ses lèvres (Jean , I. Ps. XLV).

Le soin qu'Aaron prend d'arranger continuellement les lampes devant l'Eternel, nous rappelle de même la charitable vigilance avec laquelle Jésus, le Ministre du sanctuaire et du vrai tabernacle , verse en nous sans relâche la célesle onction de son Esprit, n'éteignant point le lumignon qui fume encore, mais affermissant le reste qui s'en va mourir, maintenant et développant en nos cœui-s la lumière de la vie, par ses exhortations, ses encouragements, ses répréhensions , ses promesses et ses corrections miséricordieuses, et nous faisant ainsi croître de jour en jour dans sa grâce et dans sa connaissance.

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