CHAPITRE XV
des équipes, composées des hommes les plus brutaux, et dans un pays démocratique; enfin, il faut pouvoir estimer d'immenses forêts sur pied, savoir organiser des moyens de transport et rester en relation avec les différents débouchés.
Jusqu'à ces dernières années, en général, on n'a guère vu d'Européens à la tête d'exploitations de bois au Canada, mais on commence à mettre des capitaux anglais dans cette industrie, en Colombie. Il semble que ce métier soit dans le sang de certains Canadiens, qui en saisissent d'instinct les détails assez compliqués. En tout cas, le bon bois est de plus en plus recherché, et les risques sont plutôt moindres qu'autrefois; mais on assure que les frais d'exploitation ont augmenté de soixante pour cent, depuis une dizaine d'années, dans l'Ontario Le négociant en bois canadien d'un certain âge est généralement quelqu'un d'intéressant; il a une ample moisson d'aventures à raconter, de récits d'exploits et d'anecdotes humoristiques sur la classe d'individus plutôt sauvages qu'il a eus sous ses ordres, dans les bois et sur l'eau, enfin, d'extraordinaires histoires de pêche et de chasse.