‹ Le Canada, empire des bois et des blésChapitre 16 sur 135 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

On l'emporta à l'arrière. Après avoir appris que la journée était gagnée et donné avec peine un ordre suprême pour couper les fuyards, il perdit connaissance et peu d'instants après, à l'endroit où s'élève son monument, <.<. il rendit l'âme, comme dit Pitt dans son éloge funèbre, au moment où commençait sa gloire ».

Les Français furent rejetés pêle-mêle dans la ville et sur le Saint-Charles, et Montcalm fut aussi mortellement blessé. Cinq jours plus tard, Québec capitulait. L'hiver suivant, il eut à subir un nouveau siège, les français ayant voulu reprendre la ville, mais elle fut délivrée par la flotte dans le courant de l'été. Les quelques Français résistant encore à Montréal se rendirent, et le Canada tout entier capitula officiellement.

Cette longue lutte pour la suprématie dans l'Amérique du Nord, si dramatique, pittoresque et à la fois grosse de conséquences, est pourtant généralement peu connue. Il en rejaillit un égal honneur sur les deux peuples, vainqueur et vaincu.

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