CHAPITRE PREMIER II
puisque, parmi nos lecteurs, un certain nombre feront probablement leur connaissance. En général, ils suivent le système américain. On paie tant par jour pour la chambre et trois repas, et l'on ne vous fait aucune réduction si vous manquez à l'un d'eux. Le prix correspond presque partout à la situation de la chambre qui, pour bien des voyageurs, n'a guère d'importance. Dans les principaux hôtels des grandes villes, le tarif varie, en conséquence, de trois à cinq dollars par jour ; dans de moins grands hôtels et dans les meilleurs hôtels de province, de deux à trois dollars.
Le système américain de pension complète est, en général, très commode, mais il y a des cas oii il ne l'est plus du tout, par exemple lorsque l'on doit prendre beaucoup de repas au dehors.
De même pour les voitures : on en trouve bien aux gares canadiennes, mais leurs prix sont peu abordables et elles ne veulent pas se charger de gros bagages. Il faut donc les faire expédier par un camionneur, les attendre et payer i fr. 25 par colis. Le désagrém.ent et la dépense diminuent un peu si l'on se rend directement à l'hôtel, car des omnibus font le service des voyageurs, sans toutefois se charger des colis.
Les heures de repas des hôtels sont assez larges, mais il ne faut pas oublier qu'une fois les portes fermées, il ne reste rien d'autre à faire que d'aller se restaurer au dehors. Inutile de regimber et de crier réforme. Le système américain a des avantages et des désagréments, mais ses usages sont immuables. Du reste, l'expérience montre vite au voyageur que chemins de fer et paquebots remédient à ces inconvénients, et qu'il n'a pas souvent à se mettre en quête d'un restaurant à des heures tardives.