‹ Le Canada, empire des bois et des blésChapitre 67 sur 135 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

ture canadienne. Quelques-uns y prennent goût, mais faut-il s'étonner qu'un grand nombre s'aperçoive que la vie et le travail champêtres ne lui conviennent pas ? Quelques-uns de ces émigrants — • ouvriers agricoles ou autres — arrivent avec l'intention de travailler de leur métier, mais la plupart n'en ont pas ou se proposent de l'abandonner pour ce qui leur paraît la vie facile et agréable du fermier ou de son aide. Est-il surprenant que ces gens, après s'être répandus dans les campagnes, viennent échouer dans les villes ? Pourtant, il ne faut pas dégager de ce fait des conclusions trop pessimistes, car les trois quarts de ces émigrants, n'ayant pas de capacités défi.nies, ou de celles qui sont recherchées, ne peuvent trouver, du premier coup, la situation qui leur convient. Quelques mois de travail au grand air dans une ferme canadienne bien tenue ne sont pas une mauvaise préparation, quelle que soit la carrière que l'on puisse embrasser ensuite en Amérique, et il ne serait pas regrettable que l'on imposât aux jeunes gens, avant de se lancer dans la vie, un court stage de ce genre, pour le plus grand bénéfice de leurs muscles, de leur santé, de leur intelligence, et pour leur ::pprendre à voir les choses.

Page 1