CHAPITRE IX
Toronto. — x\bsence d'indigents. — Les intérieurs à Toronto. La vie mondaine. — L'Université. — Le droit et la politique. Les placements canadiens. — Les journaux. — La littérature. Les vacances et le camping.
Toronto est non seulement la capitale commerciale, sociale et politique de l'Ontario, mais il laisse encore très loin en arrière Hamilton, Londres ou Kingston. Sa position, dans une baie abritée à l'extrémité nordouest du lac Ontario, est superbe à tous égards, à la fois au point de vue de la navigation, des voies ferrées et en raison de sa proximité des terres les plus riches de la province. Tandis que Montréal est divisé entre deux races qui se mêlent à peine entre elles, Toronto est exclusivement anglais. Très américain à certains égards, ce qui est inévitable, il est, à d'autres, plus anglais que l'Angleterre elle-même. Il n'y a certainement pas, dans l'Amérique du Nord, de ville où un Anglais cultivé puisse habiter avec plus d'agrément.
Que dire de neuf sur l'aspect de ces grandes villes modernes d'outre-mer ? Elles ont déjà été si souvent décrites, depuis leurs énormes poteaux, semblables à des arbres, et chargés d'innombrables fils télégraphiques, qui jalonnent les quartiers d'affaires, jusqu'aux avenues ombragées des quartiers d'habitation.