CONCLUSION
Les quelques notes qui précèdent sont destinées à complèter les renseignements fournis par les différentes publications distribuées pendant l'Exposition sur les ressources du Canada. Elles ne tendent qu’à donner des renseignements généraux propres à attirer l'attention des hommes d'affaires, et leur permettre de juger à priori de ce que le commerce peut tirer de ce pays. On a vu que les notes fournies ont spécialement trait aux articles d'exportation canadienne, le lecteur doit conclure que nous importons de tous les articles que nous n’exportons pas.
Tous ces renseignements pourront démontrer une chose, pris dans leur ensemble, c’est que le Canada peut fournir à l'Europe d’énormes quantités de bois des variétés mentionnées, des quantités considérables des produits agricoles, des substances fournies par l’industrie de la pêche et de la chasse, et des produits bruts minéraux, entre autres le cuivre, et cela à des prix de revient comparativement avantageux.
Un commerce semblable est établi entre l'Angleterre et le Canada, sa colonie depuis près d’un siècle, et a augmenté d'année en année dans des proportions comparativement énormes, au point que le marché anglais ne nous suflit plus comme débouché dans certains genres. T’an dernier et cette année, par exemple, les affaires commerciales au Canada ont beaucoup souflert, de ce que nous avons comblé et surchargé le marché à bois anglais d£ nos produits qui encombrent les docks à bois de plusieurs ports de PAngleterre, au point que des hommes au fait des transastions, prétendent que le Canada est un an à l’avance sur la consommation de ses acheteurs de bois.
Un grand nombre de personnes de France et d’autres pays continentaux s’informaient à moi de la possibilité d'importer ces articles aux ports de leurs différents pays : certainement ce qui est possible pour Liverpool et Londres en fait de transports, l’est également pour le Havre et Saint-Malo, et ce qui peut se faire avec des marins anglais peut également tre obtenu avec des marins français, puisque la navigation du Saint Laurent est libre : les prix du fret sont sensiblement les mêmes pour une grande partie des ports maritimes atlantiques de l’Europe.
On peut dire qu'en moyenne le prix normal du fret varie entre 25 à 85 fr. par tonneau de capacité, avec les variantes que créent toujours le genre et la forme de la marchandise embarquée.
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NOTE
Les détails qui suivent, sur l'exposition universelle, ont été publiés sous forme de correspondances, dans une partie de la presse française du Bas- Canada pendant l'exposition ; quelques-uns de ces articles ont été reproduits dans quelques journaux anglais- du Bas-Canada: la chambre d’assemblée en ayant ordonné l’impression, comme faisant partie de Phistoire de l'exposition canadienne en 1855, il a paru meilleur de dépouiller ces esquisses séparées de leur forme première et d’intervertir un peu l’ordre dans lequel elles furent écrites, dans le but d’en rendre la lecture plus agréable et ordonnance plus méthodique : c’est ainsi qu’elles ont été partagées en quatre séries composées chacune d’un certain nombre de chapitres. La première série constitue un examen, bien incomplet sans doute, ou plutôt une nomenclature des œuvres principales exposées dans le palais des beaux arts: la seconde est une sorte de rapport d’un rapide voyage à travers l’exposition des produits industriels : la troisième est formée d’une suite d’études des expositions dans chaque classe de la classification officielle, études faites surtout au point de vue canadien et destinées, dans la mesure permise, à mettre les gens du pays en possession des faits principaux acquis à la science et dont ils peuvent profiter. Enfin la quatrième série a trait à l’exposition des animaux reproducteurs, destinée dans l’intention du gouvernement français à rendre complet le concours de 1855 sous le rapport de l’agriculture.
Le travail de dernière main donné aux statistiques officielles de l’exposition n'ayant pas encore été publié, il est plus que probable que les chiffres inscrits dans ces études en tant que se rapportant au nombre des exposants et autres détails de ce genre, ne sont pas d’une exactitude mathématique bien que puisés aux meilleures sources ; mais les petites erreurs qui ont pu se glisser dans les mémoires fournis par les autorités, pendant l'exposition, ne peuvent en aucune manière affecter les conclusions à tirer des résultats généraux du concours ; par exemple il importe
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peu daus ce sens, qu’on ait inscrit une centaine d’exposants de plus ou de moins sur les vingt mille ou à peu près qui ont contribué à l’exposition industrielle ; il est sans importance pratique qu’on se soit trompé de deux ou trois unités sur le nombre de mentions honorables obtenues dans une ciasse, et ainsi d’autres particularités. Le fait important du résultat final est constaté dans les listes publiées provisoirement par la commission impériale, et avec toute l'exactitude suffisante pour en déduire les conséquences utiles.
Où doit remarquer que ces études ont été écrites au milieu d’occupations sans nombre et mises sous presse pendant une session du parlement. Le lecteur ne devra pas oublier non plus que la concision requise n’a pas permis de répetitions et que par conséquent, pour tirer de ces études, le profit qu’on peut en attendre, il faut avoir simultanémem recours aux différentes séries.
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