‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 147 sur 243 · DEUXIÈME GROUPE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME GROUPE

INDUSTRIES AYANT POUR OBJET L'EMPLOI DES FORCES MÉCANIQUES Classes 4, 5, 6, 7.

Nous en sommes rendu à l'examen des articles de la quatrième classe, Cette classe, qui renfermait ies objets de mécanique générale appliquée à l'industrie, formaitle commencement du second groupe de la classification adoptée par la commission impériale.

Cette classe est une de celles qui comptaient le moins d’exposants, le nombre total pour tout pays étant d’à peu près 350, sur lequel nombre la France seule en fournissait 200. Les pays qui contrivuaient le plus ensuite étaient l’Angleterre, qui comptait 81 exposants, l'Autriche 17, la Prusse 16, et la Belgique 14. |

L'énumération de quelques-uns des principaux articles, que citaienit les eonnaisseurs et que signalaient les revues peut être de quelqu’utilité en attirant l'attention des industriels canadiens sur les efforts que lon fait tous les jours et les succès qui s’obtienuent dans les arts mécaniques, en tant que liés avec les besoins croissants de l’industrie humaine. Tousles hommes spéciaux qui ont étudié Pexposition universelle de Londres en 1851et qui ont été à même d'étudier celle de Parisen 1855.reconnaissaient un progrès immense chez tous les peuples, progrès tendant à généraliser pour tous les hommes l'usage des commodités de la vie. L'exposition de Loudres a contribué à cet avanceiment dans une grande mesure ; et l'idée d’avoir wniversalisé les expositions sera toujours pour l’Angleterre un universel et éternel honneur.

On remarquait done surtout, parmi les produits que la France a fourni à la quatrième classe les suivants, savoir: Une grille famivore qui, sous la forme d’une chaîne sans fin, s’avance à mesure que la combustion de la houille s'opère, donnant des conditions de bien-être et de salubrité inconnues jusqu’à ce jour dans l'emploi de ee combustible. Une machine à vapeur à détente ct sans condensation, dont le mérite consiste à éviter la pression sur les tiroirs de distribution ; une machine à vapeur rotative ; une pompe composée d’une excentrique appuyé sur un tube de caoutchouc vulcanisé et opérant sans l’aide de pistons et de soupapes; un soufflet mécanique offrant l'avantage de fournir un immense volume d’air avec un appareil relativemeut peu volumineux ; un ventilateur destiné aux mines et usines et qui fournit, toutes circonstances égales d'ailleurs, une pression du vent six fois plus grande que celle obtenue ei-devant par les systèmes ordinaires ; un régulateur pour les vannes des canaux et barrages, disposé de manière à donner à l’eau sous les circonstances les plus difficiles, un niveau toujours le même; une nouvelle machine à vapeur à détente variable et sans condensation, s’opérant de manière à conserver à la vapeur toute la pression qu’ellé a dans la chaudière—le mécanisme se règle à la main et ne laisse introduire dans le changement que la quantité absolument nécessaire de vapeur ; une machine à vapeur à combustion comprimée, ayant pour objet d'économiser le combustible en employant la vapeur mélangée avec les produits de la combustion ; une machine à vapeur pour la marine pouvant être placée dans les façons de l'arrière, du navire de manière à économiser considérablement l’espace occupé; un dyanomètre d’une grande perfection destiné à mesurer exactement le travail effectif des machines de fabrication.

On remarquait dans l'exposition de l'Angleterre une machine à vapeur à trois cylindres, dont la disposition a pour effet d'économiser lu chaleur de la vapeur, après qu’elle a produit son effet; une presse hydraulique disposée pour l'essai des cables, et d’une force énorme ; un nouveau

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système de propulsion des navires, formé d’une lance none atternativement dans un sens et dans un autre et placée à la DAsRreer : L’Autricheentre autre chose montrait une pompe sans PAIE ni se s composé d’une excentrique ; une machine à vapeur qui se RE par le mode de transmission du mouvement; une machine à vapeur horizontale et une série de modèles de bascule. Ra ns Les articles suivants venant de divers pays attiraient 15 nié . € ee spéciale, savoir: un ventilateur mû par une ns pou construction spéciale et une machine à vapeur ChRIpOSEr . . agissant à angles droits sur deux manivelles, venant | 6 co quétre machines à vapeur oscillantes destinées à se pes ? de ou ordinaires de distribution, venant c'es Etats-Unis ; une mac : . U qui comporte un nombre considérable d'innovations, et qe . au service de mer, envoyée par la Suède ; un système nouveau de Pappli cation des poulies en contact, venant de nent Sn > Examinons maintenant les produits des ApeARes Fa on né distinguaient le plus dans Pexpésition de la SE ; . a ce qui a trait aux locomotives pour CEE de He eus ces quelques détails, signalons un fait d uni grand RE su | Re qui se rattachent aux railroutes. On sait que la me : à . et de la pesanteur relative des machines motrices : . AU : l’origine des chemins de fer, occupé les hommes de . | . | tendance semble prendre aujourd’hui une direction différc ii : ; ; continent et en Angleterre. En France, en Autriche et en ë ae par exemple, on tend à donner aux PRAONEs un grand po s is . un nombre considérable de roues, tandis qu’en Angleterre on sem vouloir revenir aux machines légères, comparativement. . iti ‘rance emarquait, section des locomotives : Dans l'exposition de la France onremarquait, s : ee une machine qui peut traîner en service ordinaire, un tra . je s chargés d’un affrêtement du poids collectif de 600,(00 livres, Nés na encore réunir les qualités de facilité de nettoyage, ist d'usure, abaissement du centre de gravité * ani lacheminée ; lamachine mixte de MM. Gouin et an . : DE (e ou tender à l'arrière dans le but de (SAR le poids à : Fa de la locomotive sur le rail; la machine, I Aigle pe d : . RER dont les roues motrices ont à peu près 10 pieds de en () . chaudière est en deux parties et le centre de es Lu Fe és essieux des grandes roues : cette locomotive pourra onsp cu si itesse ordinaire de 20 lieues à l'heure pour les trains à passagers 5 e pars de MM. Cailet Cie., se distinguant par la perfection ps a les autres articles de cette classe, qui se faisaient entre les innombrables objets de la France sont : Un vagon en fer sorti des ,

ateliers de M. Nepveu et Cie. ; les carosses de luxe de MM. Clochez et Leclere ; les voitures de ville de MM. Lelorieux et Dunaime ; la caièche de M. Bergeon ; le coupé de M. Cliquennois ; le phaëton de M. Hayot; la voiture de M. Balvalette et le char à banc de M. Viderker. Dans la section de la sellerie, la France comptait 29 exposants qui disputaient à l'Angleterre la supériorité dans ce genre si cultivé dans le Royaume-Uni.

Dans l'exposition anglaise, qui se distinguai* surtout dans cette classe par sa belle exposition des pbjets de sellerie, on notait: les locomotives de M. Stephenson et de M. Fairburn, le mode de suspension de cette dernière est obtenu au moyen de ressorts en caoutchouc ; une locomotive représentant le système de Crampton, qui consiste à placer les roues motrices en arrière de la chaudière, cette machine a ét6 construite en France dans les ateliers du chemin de fer du Nord; le phaeton-caméléon de M. Starey changeant de forme suivant le besoin ; le coupé de MM. Davis et fils, et trois belles calèches venant de manufacturiers de Londres. Les 31 exposants anglais, d'articles de sellerie, offraient aux yeux du public un assortiment complet de tous l:s objets dont s’occupe ce genre de fabrication. En fait de solidité et d'excellence des matériaux, la sellerie anglaise ne reconnaît point de supérieure dans le moude ; les noms que l’on prononçait de préférence parmi ceux de ces nombreux exposants anglais dans l'espèce qui nous occupe sont ceux de MM. Garden et fils, Blakwe!', Cuff, Shipley et Dunlopp.

L’Autriche exposait, entre autres articles, une locomotive sortant des fabriques du chemin de fer de Pétat, calculée pour franchir des pentes rapides ; une autre locomot.ve des ateliers de M. Gunther ; la magnifique voiture d'apparat du maire de Vienne ; les voitures sortant de la manufacture de: MM. Laurenzi et Cie., de Vienne; les selles admirables de M. Laoeffler; les brides hongroises ; un plan de locomotive de M. Engerth ; le harnais valaque de M. Sindel d’une grande légèreté.

L'industrieuse Belgique n'était pas en arrière dans cette classe, pas plus que dans les autres ; on admirait au milieu des produits des genres en question les objets suivants; savoir, la locomotive de M. Cockeril et Cie., construite d’après le système allemand dit Engerth, qui consiste à reporter sur le tender une partie du poids de la machine afin de ne faire qu'un tout de la masse dont le poids se trouve ainsi répartie sur une plus grande étendue de rails; la locomotive de MM. Zaman, Sabatier et Cie., : de Bruxelles ; la berline demi-gala de MM. Jones, frères de Bruxelles, et les cabriolets des mêmes manufacturiers; un chasse-neige pour locomotive de M. Dufour; les harnais, selles et autres articles du genre de M. Ladoubée Lejeune; les harnais de luxe de la maison Maréchal ; enfin les harnais de MM. Théry de Gand, Rousseau de Liége et Van-Molle

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Notons parmi les produits du royaume de Prusse, la locomotive de M. Borsig, de Berlin, faite pour grandes vitesses, dans les circonstances favorables ; les belles brides de M, Kornbach, ces produits se distinguaient par la légèreté et le fini du travail.

Les différents états allemands, avaient aussi expédié à l’'exposition de Paris quelques locomotives bien dignes de Pattention publique. Tous les pays, qu'on vient de mentionner, ont aussi fourni des modèles des nombreux objets qui composent la voie et le matériel des chemins de fer.

Dans la carosserie on notait encore, les voitures de MM. Hermans et Cie., des Pays-Bas ; une calèche espagnole, venant de Mexico, et deux vagons venant de Suisse.

Parmi les articles de sellerie, provenant de contrées qui n'oat pas encore 616 mentionnées, on doit citer, avec distinction les objets suivants, savoir: les brides et harnais de M. Vincent, du Portugal: les selleries italiennes de M. Talamucci, de Toscane ; et uae selle de chirurgien d'ärinée, venant des Pays-Bas,

En addition à Pénoncé des tendances diverses, relatives au poids à donner aux locomotives, relatons encore le fait que l'adoption des essieux coudés, de force et de qualités sullisantes, permet de placer à l’intérieur du cadre de la machine les cylindres, que le manque de place forçait presque de mettre en dehors. Où peut encore noter que l'exposition de 1855 dénotait, comme application géntrale de Fi vapeur pour machines fixes, l'adoption de machines à grandes vitesses, necossitant l'emploi de nouvelles dispositions dos appareils Un autre fait important aussi, à un degré considérable, e’est celui de fa gincralisation de Pusage de Pacier au lieu de fer, pour li eonlection des principales pièces de mécanismes à vapeur.

A l'élégance et à la solidité connues depuis longtemps daus les industries de la carosserie et de la sellerie, les efo:ts des industriels modernes ont ajouté la légèreté ; mais naturellement coimiue il arrive toujours, on a dans quelques cas exagéré cette dernière qualité aux dépens des deux premières, qui ne sort pas moins essentielles,

Dans la classe sixième, de la classification de la commission impériale sont comprises les expositions de la mécanique spéciale appliquée au matériel des ateliers industriels. Cette classe contient douze sections avant trait aux objets suivants, savoir: machines élémentaires, machines pour Pexploitation des mines, machines relatives à Part des constructions, machines servant au travail des matières minérales autres que les métaux, machines métallurgiques, matériel desconstructions mécaniques, machines de fabrication de petits objets en métal, machines d'exploitation forestière, machines des industries agricoles et alimentaires, inachines des arts

chimiques, machines relatives aux arts de la teinture et de l’impression, machines spéciales à certaines industries.

D scrait bien long de donner une revue, un peu complète, des articles de cette classe qui comptait à l'exposition pas moins que 500 exposants, dont 298 Français, 7 Anglais, 36 Autrichiens, 26 Belges, 20 Prussiens, 18 Américains, 6 Toscans, 5 Suisse: les autres étaient fournis par les petits états d'Europe et 4 par le Mexique.

Les machines qui constituaient cette immense collectionétaient mises en mouvement, aux frais de l’administration française, et cela avec des dispositions si habilement ménagtes, que le tout se fiisait sans interrompre la circulation, et sans mettre le moindre danger dans le mouvement des visiteurs. La force motrice venait d’en haut, communiquée de distance endistance, sur une étendue de plus de huit arpents, au moyen de courroies prenant à des poulies fixées sur un arbre de couche. Cet arbre de couche en fer, qui avait la longueur collective que nous venons d’indiquer, était supporté par un immense tréteau en fonte qui occupait le centre de l’annexe, et mis en mouvement par d'énormes machines à vapeur situées en dehors de l'édifice. C’est ainsi que la force motrice était distribuée gratuitement aux exposants de toutes les nations en quantité illimitée.

Avant d'entrer dans quelques détails sur des machines spéciales, disons un mot des genres qui attiraient le plus attention, comme moyen de faire connaître la tendance des idées industrielles de Pexposition de 1855. Les applications du principe du marteau-pilon, dans les industries traitant les métaux, a reçu de nombreuses augmentations, et notami ent son application au batiage de l’or en feuille. Les inventions pour le travail mécanique des bois ont reçu un développement considérable et se sont eurichies des moyeus de précision qu'offre Part européen ; dans ce genre la France montrait des amélioritions considérables, dans la manière de scier mécaniquement des matérianx de précision, pour la construction des navires par exemple, que le sciage s’opère en ligne droite ou courbe. L’idie de ciaviers compositeurs, où compositeurs mécaniques, appliqués à la typographie, a aussi amené des résultats nouveaux, et qui laissent maintenant entrevoir la possibilité de Papplication pratique, Les progrès que font les presses mécaniques à cylindres vers leur application à l'impression de volumes élégants et à la mise en couleur, sont encore un trait dans le caractère des succès obtenus depuis peu.

Il est nécessaire maintenant d'entrer dans quelques petits détails relatifs à certaines machines, se distinguant du grand nombre par des mérites spéciaux.

Parmi les machines propres à travailler les substances minérales non métalliques, on remarquait: une machine autrichienne, exposée par M,

Vittorelli, qui débite au moyen de scies, en même temps qu'elle rabote

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et planit avec des burins, les pierres à bâtir et autres ; une machine française de M. Chevallier, qui, se servant d’un fil d'acier sans fin adapté à deux poulies, parvient à scier avec la plus grande régularité des pierres les plus dures, telles que le quartz, le granite et jusqu’au verre ; les machines à fabriquer les tuyaux de drainage de MM. Borie, connu pour ses briques creuses, Calla et Touaillon, de France, et celles de MM. Whitehead et Clayton d'Angleterre ; la masse de terre, malaxée et chassée à travers le moule de forme voulue, est coupée à volonté au moyen d’un ou de plusieurs fils de fer tendus fixes, sur un chassis mobile.

Au nombre des machines à travailler le bois se distinguaient dans l'exposition française: les machines de MM. Perin et Philippe pour débiter des moulures et des pièces contournées ; les machines à mortaiser de MM. Damon et Bernier: elles ont ceci de particulier que la mortaise se fait par une machine tournante avec une vitesse incroyable, seulement la mortaise se trouve être arrondie des bouts, et on est obligé de la retoucher à la main ; pour des mortaises très longues, où encore mieux continues, la supériorité de ce système est incontestable, en raison de la rapidité qu’on peut donner à l'opération; les deux machines de M. Sautreuil, de Fécamp, l’une qui prépare d’une seule opération les pièces de parquets, l’autre qui sert à raboter les pièces de charpente, sur les quatre faces à la fois, et qu’on emploie en France dans la préparation des bordages de navires; le tour à quatre outils pour confectionner les roues. Les deux systèmes de scies de M. Normand, du Hâvre, l’une pour le débit, suivant gabarit, des bois de membrures de navire avec leurs équarrages, torsions, courbures et changements d'épaisseur ; l’autre imitant avec le mouvement de la scie à bras la précision absolue de ce travail manuel: Ces deux scieries étaient ce qu’il y avait de plus parfait dans ce genre. Dans lPexposition étrangère à la France on notait avec honneur: les machines à outils de plusieurs genres de MM. Whitworth, Sith et Cie., Shepherd, Hill et Cie., d'Angleterre; la scie à placage de M. Schwartzkon, de Prusse ; et les appareils de transmission de M. Sigel d'Autriche.

Dans les machines pour la fabrication des petits objets en métal on citait la machine à forger de M. Whitworth, d'Angleterre ; la cisaille à couper la tôle de M. Richmond, des Etats-Unis ; la machine à faire les clous de MM. Frez et Stoltz, de Paris, qui ont introduit le caoutchouc comme ressort dans toutes leurs machines.

La section des machines, se rattachant aux industries chimiques et alimentaires, comptait parmi ses meilleurs produits : 1L moulin à cinq paires de meules, à mouvement dit à friction et qui permet de rendre une meule indépendante des antres durant le travail même, de MM. Fromont, Fontaine et Brault, de France ; les appareils de nettoyage pour les grains, de M. Vachon, de Lyon.

Une foule de machines certainement importantes, mais qui n'ont pas pour nous un intérêt pratique immédiat, où qui demandent des explications trop longues ettrop spéciales, se faisaient remarquer dans les sections de cette classe qui suivent celles dont nous venons de nous occuper. Ces simples excursions dans le domaine de l’industrie doivent nous faire voir combien nous pouvons profiter de l’étude même rapide de cette exposition. Hl suflit quelquefois d'une idée, d'un mot pour faire concevoir à uu industriel toute la pensée d’une amélioration utile, lui révéler même un moyen dont il ignorait l'existence. Certes, nous pouvons être fiers de nos succès à Paris, maisil ne faut pas se laisser éblouir et croire en savoir trop long; nous avons beaucoup à apprendre, et pour longtemps encore, en fait d'art et d'industrie, l'Europe sera l'institutrice de l'Amérique ; mais ce qui est certain, &’est que nous possédonsen Canada tous les éléments de progrès et d’un avenir prospère.

Les pays qui se signalaient le plus dans la septième classe et qui fournissaient la presque totalité de Pexposition du genre sont la France, l'Angleterre, l'Autriche, la Belgique et la Prusse.

On adinirait particulièrement dans la confection des éléments séparés des métiers et filatures, les rubans de cordes de MM. Scrive frères et Miroude de France; les cylindres, crapaudines, engrenages et autres appareils de MM. Peugeot et Cie., de France ; les cylindres de pression de M. Fleury de France ; les rubans de cordes de M. Risler, de Prusse, et de M. Horsfall, d'Angleterre.

Dans Pensemble des machines complètes adaptées à la filature du coton, l’Angteterre qui en a fourni les principales inventions a conservé la supériorité. Aussi les anglais, dit M. Tresca, ont-ils une exposition de machines de filatures presque exclusivement composée de machines à coton.” Parmi ces machines anglaises celles qui paraissaient se distinguer le plus étaient la corde et Fa machine à r'unir, de l'invention de M. Evan Leigh, exposées par MM. Dobson et Barlow de Bolton ; le banc à broches de M. Mason, de Rochdale ; les différents appareils en action de MM. Elec et Cie., et par-dessus tout, l’exposition complète de MM. Platt frères, d'Oldham. Dans l'exposition française, on attirait Patten. tion sur la corde débourreuse de M. Lecœur ; Le rota-frotteur et le binc délirage de M. Danguy, jeune ; Le m'lier Mull-Jenny de MM. Gallet et Dubus, de 432 broches ; /e balleur étaleur de M. Koesklin ; les métiers de MM. Nicolas Sclumberger et Cie. L’industrie des machines à filature pour le coton n’était représentée, disait M. Tresca, que par l’Angleterre et la France, et, “sauf les machines de M. Sclumberger, a peu de progrès à enregistrer.”

Dans les machines pour la préparation et le tissage du lin, on mentionnait les machines de MM. Mertens, de Belgique, Farinaux,

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Ward et Lacroix, de France, et de MM. Combe et Cie., d'Angleterre, Il y avait aussi des machines d'Autriche et de Prusse,

La scction des machines employées pour le travail des laines, est presqu'exelusivement occupée par des exposants français, parmi lesquels se distinguaient MM, Collet, Vigoureux et Pierra:d pour le peignage de la laine, les exposants ci-dessus suivent la tendance moderne du peignage par mèches. M, Mercier tenait la tête des exposants qui ont offert des machines pour le travail de la laine cardée,

MM. Meyuier, Heilmann, Michel et Windsor, de France, M. Bearzi Bracegirlde et Grassmeyer, d'Autriche, et MM. Bonardel cet Heusch, de Prusse, se sont distingués, en premier ordre, par la perlection de leur fabrication de machines.

On remarquait une machine très intéressante de M, Deshayes, pour la confection des cordons ds montre, bourses et autres articles dit inme genre,

Le tissage mécanique des étoffes unies met l'Angleterre, où furent inventées la plupart des machines qu’on y emploie, au premier rang de toutes les nations, on citait entr: autres machines celle de MAT, Parker et fils pour tisser la toile à voiles.

La France a la primauté dans les machines à faire des tissus faconnés, comme elle a le mérite de leur invention; la tendance d'un lioration, en ce genre, va à remplacer les cartons du métier Jacquard par le papier qui doune des conditions d’une grande économie, et on citait les machines de MA, Acklin, Espouy et Blanchet,

l'y avait encore une foule de machines pour le foulage, le peignage et le tordage des tissus, pour des tricots mécaniques ; mais naturellement on ne peut entrer dans l'énumération de tout cela; on ne fait les mentions ci-dessus, que pour montrer comme on s'occupe continuellement de perfectionnements propres à diminuer les prix, sans faire perdre aux tissus leur mérite et leur beauté, voire mème en les augmentant, et impressionner no: industriels et nos négociants de la nécessité pour eux de suivre pas à pas ce: progrès dans un double bat d'intérêt public et privé.

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