‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 149 sur 243 · CHIMIQUES · texte numérisé non relu

CHIMIQUES

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Dans la petite horlogerie on connaît la réputation des fabricants français, suisses et belges : cette réputation s’est soutenu à l’exposition,

Parmi les instruments de précision plus particulièrement employés dans les sciences, il peut être utile d’en citer un certain nombre comme indications utiles; disons donc: L'objectif acromatique de M. Lerebours, de 15 pouces de diamètre et d’à peu près 26 pieds de foyer ; les télescopes réfractaires de M. Bardou ; les objectifs nouveaux pour appareils photographiques de M. Jamin ; la lunette parallactique de M. Secretan ; un instrument de M. Porro, lequel peut servir au besoin de longuevue et de microscope d’une grande puissance ; le microscope de M, Nachet ; les microscopes et théodolites de M. Chevalier ; et pour compléter ces citations qui ont toutes rapport aux exposants francais et surtout parisiens, citons un instrument nouveau, le profilographe, réalisé par M. Dumoulin : cette belle invention sert à tracer mécaniquement une représentation exacte du profil d’un terrain; on ne saurait dire toute l'importance de cet appareil pour les grands nivellements.

Le gouvernement anglais exposait un modèle superbe du cercle méridien de Greenwich ; on notait parmi les exposants anglais M. Cooke pour sa lunette parallactique ; et les ingénieurs du Coast Survey pour leur belle collection des instraments dont ils se servent.

Dans lexposition autrichienne se distinguait la lunette méridienne de linstitut polytechnique de Vienne ; les beaux et nombreux instruments de Géodésie de M, Starke, et les cartes en relief avec couches de niveau à échelons et zones de teintes variées, servant au tracé des voies de communication et à l'enregistrement de renseigneinents statistiques multipliés.

Cette classe contenait encore une foule d’instraments pour apprécier la densité et la dilatation des corps, des machines d’acoustique, des machines électriques de diverses applications ; des instruments enregistrateurs ; des appareils météorologiques et autres. On ne s’est attaché qu'a signaler les nouveautés dans cette classe, car donner tous les noms des fabricants qui se sont distingués aurait été une trop longue tâche.

Les pays qui se sont le plus distingué dans cette elasse sont dans l’ordre des récompenses obtenues la France, la Suisse, l'Angleterre et PAutriche.

Nous en sommes arrivé à l'examen des articles compris dans la neuvième classe.

L’art de préparer les tourbes comme combustible a reçu beaucoup de perfectionnements en Europe, où la nécessité a rendu inventif.

En étudiant rapidement l'exposition de cette classe, nous pourrons puiser encore bien des notions utiles, et dont l'énoncé seul, peut donner à nos industriels des idées de perfectionnement qui ne peuvent manquer

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de porter lenrs fruits; car ce qu'il faut étudier par-dessus tout, ce n’est pas l’exposition de son propre pays, chose toujours facile à faire, mais l’exposition de toutes les autres contrées, chose impossible en aucun autre temps que celui de la durée d’une exposition, les études détaillées nons seront données dans le rapport final du jury internationnal; c’est là, et là seul, qu’il faudra aller chercher les appréciations complètes.

En passant en revue les différents objets de la classe neuvième et rendant compte de la visite du Prince Napoléon, le Moniteur faisait la remarque suivante: 4 Le chauffage direct au bois, à la houille et au “ charbon de bois, l'éclairage par combustion directe d’un nombre limité “ de substances solides ou liquides, auraient formé au commencement “ de ce siècle tout l'apanage de la elasse IX.” Et plus loin il signale la tendance à se servir de la chaleur du gaz pour les “usages hygiéniques, ‘* alimentaires ou industriels de la vie publique et domestique.”

Les premiers produits qui se présentaient dans l’ordre de la classification étaient les allumettes chimiques, et dans cette industrie c’est P'Autriche qui tient le premier rang ; les produits envoyés à Paris étaient les produits ordinaires et journaliers des fabricants contributeurs. On dit que ce genre de fabrication occupe en Autriche 20,000 ouvriers. La Suède exposait aussi en ce genre des produits remarquables. Plusieurs exposants français avaient aussi oflert leurs contributions,et comme la terre de France est la terre classique du goût et de la fantaisie, or y tronvait des allumeltes de goût et de fantaisies. Le prix le moins €levé pour les allumettes rondes était coté à 2 sols le mille.

La bouille comprimée, qui est le produit du mélange mécanique et solidifié des petits fragments de houille avee le braï, est devenu, par les avantages qu'elle présente sur la houille, d’un usage assez étendu surtout pour la marine ; ce produit se vend en France 30 franes la tonne, A l'exposition la France et Ja Belgique offraient les meilleurs spécimens du geure. [l paraît qu'en Belgique on est arrivé à solidifier les fragments de houille par la compression, sans étre obligés de se servir du brai comme pâle,

La préparation connue sous le nom de charbon moulé, et dont la découverte est due à M, Popelin Ducarre, était illustrée à l'exposition par des échantillons assez nombreux de ce combustible économique, formé des débris et poussiers des charbons mélangés et reliés entre eux par le goudron des usines à gaz; la forme de ce produit est celle du charbon de bois ou de cylindres,

La fabrication des tourbes, en tourbes condensées et séchées, tourbes carbonisées et tourbes agglomérées d’anthracite, a pris en Europe un développement dont on pouvait examiner les résultats dans les produits envoyés de France et d'Angleterre,

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On sait à quelle perfection on est arrivé dans la fabrication des bougies, qui permettra bientôt aux plus pauvres de mettre de côté les anciennes chandelles de suif. L’Angleterre, l'Autriche, la Belgiqne et la France sont encore ici les pays qui se distinguent, entre tous, parles produits de ce genre, et la France surtout par Pexposé des acides et alcools qui servent au traitement des corps gras, matière première des bougies.

Il serait impossible de décrire ici les diflérents systèmes de chauffage appartenant aux quatre groupes connus, savoir : le chauffage à feu nu ou couvert (par cheminées on poëles) ; le chauffage par Pair chaud (calorifères) ; le chauffage par circulation de Peau chaude dans des tubes, et le chauffage par la circulation de la vapeur; mais il peut être utile pour ceux qui s'occupent en Canada de ces différents modes, de connaître au moins les noms des industriels qui se distinguaint par la beauté de leurs produits; ce sont done pour les poëles, fourneaux et calorifères, MM. Laury, Chevallier, Pauchetet Aubart,en France; MM. Bailey, Edwards et fils, et Hoole en Angleterre ; MM. Garton en Belgique, et Staïb pour la Suisse. Dans le chauffage à l'eau, les appureils de M Duvoir-Leblance, de Paris, ont acquis une grande réputation et ont été récompensés par une médaille d'honneur.

Vous savez que les Sauvages du Canada produisaient le feu et la chaleur au moyen du frottement rapie de deux morceaux de bois, eh! bien ! les très civilisés, MM. Beaumont et Mayer de Paris, présentent une machine composée d'une chaudière remplie d'eau, qui s’échaufte jusqu’à la pression de trois atmosphères, par la simple ehaleur commu niquée à un tube conique en métal dans lequel tourne avec frottement dur un cône en bois s’adoptant parfaitement dans son intérieur; ee mode de production n’est destiné à être employé que lorsqu'on dispose d’un pouvoir moteur ne coûtantrien, comme par exemple une chute d’eau ; vous voyez que si cetie nouvelle idée est susceptible d’une application économique, ce ne sera pas la difficulté de trouver des pouvoirs d’eau, qui pourrait empêcher son introduction en Canada.

On tend à introduire, comme le Moniteur que nous avons eité le remarque, le gaz comme combustible domestique ; on a appliqué en Angleterre ce mode au moyen de lamiante ; ce système consiste à faire arriver le

urant de gaz allumé dans un appareil rempli de mèches d'amiante, On

tend de grands résultats de cette découverie ; remarquons en passant que l'amiante, exposée dans la section canadienne et venant de Kamouraska, est justement de cette qualité d’amiante flexible et soyeuse et à fibres courtes propre à cette application.

La ventilation offrait aussi dans l'exposition des appareils intéressants, et on montraitencore les modèles d'appareil appliqnés aux hauts fourneaux métallurgiques, pour la conversion du minérai en fonte ; l’appleation de

ces appareils, dont les machines soufllantes projettent de l’air chaud au lieu d’air froid, produit non seulement une fonte plus économique, mais encore d’une meilleure qualité.

Il y avait dans la section de la lampesterie une foule d'améliorations nouvelles qu’il serait très utile d’introduire en Canada, et dans ce genre c’est en France qu’il faut aller chercher les vrais perfectsonnements. Citons les lampes de M. Hadrot pour leur vive lumière ; celles de M. Aubineau, de grandes dimensions ; celles si petites de M. Guillaume ; la lampe à bon marché et économique de M. Dessaules, et beaucoup d’autres. Les phares pour l’éclairage des côtes est encore une industrie dans laquelle la France a pris une supériorité incontestable, et ce qui plus est, incontestée. L’immortel Fresnel, inventeur des phares lenticulaires, a donné à sa patrie cette prééminence si glorieuse; aussi le gouvernement français lui avait-t-il érigé une espèce de monument dans le centre de la nef, et ce monument c’était un phare lenticulaire de grandes dimensions, érigé sur une tour consacrée à la mémoire du grand inventeur. Les côtes maritimes de France sont éclairées par 198 phares de différentes grandeurs.

On ne signale pas de grands progrès dans l’industrie qui s’occupe de l'éclairage au gaz, et la plupart des appareils exposés dans cette section s’appliquaient plus aux moyens de transmettre et distribuer le gaz qu'aux moyens de le produire ou d’en économiser l’emploi.

Les applications diverses de l'électricité aux industries qui composaient la neuvième classe, pourraient donner lieu à bien des études intéressantes, mais qui, à part qu’elles nécessitent des connaissances spéciales, n’offrent pas encore, pour notre jeune pays, un intérêt égal à celui des industries que nous venons d'examiner, à la course ilest vrai; mais de manière néanmoins à pouvoir attirer l’attention publique sur les progrès de l'art moderne,

Relativement à la télégraphie électrique, il est impossible néanmoins de ne pas citer les procédés de l’autrichien M. Gintl, de Vienne, qui en utilisant les résistances qu’on fait subir à l'électricité, au passage, par les électro-aimants, est parvenu à transmettre en sens contraire, deux dépêches différentes par le même fil ; c’est, dit M. Tresca, ‘ le plus grand “ perfectionnement apporté à la télégraphie électrique.”

Terminons ici le peu qu’il est possible de dire sur une classe dont les éléments intéressent vivement le Canada, comme consommateur et comme possédant les ressources naturelles propres à le rendre producteur important, dans beaucoup des branches sérieuses des industries mengionnées. Heureux si en signalant ainsi, en peu de mots, les progrès qui se sont fait remarquer à cette exposition de Paris, on peut donner à quelque lecteur l'idée de prendre des renseignements plus précis,—idée qui

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La dixième classe qui renfermait les articles désignés sous les dénomi-

nations d'arts chimiques, teintures el impressions, industries des papiers, des peaux, du caoutchouc, ete., ete , est une de celles qui comptaient le plus d'exposauts ; il y en avait à peu près 2,000 de tous pays dans le catalogue officiel. Voici les noms des contrées qui ont le plus contribué dans cette classe avec le chiffre des exposants de chaque, savoir : France 900, Angleterre 166, Prusse 152, Autriche 100, Belgique 58, Espagne 25, Royaume des Pays-Bas 33. A la suite de ces contrées européennes venaient immédiatement le Canada qui comptait 26 exposants.

Dans les produits purement chimiques, l'Autriche et les états allemands semblaient tenir la première place à l'exposition, entre autres expositions du geure, on citait la collection des grandes masses de mélaux alcalins venant de Prusse et les é{hers cosposts, venant d'Autriche.

Le blanc de zinc employé comme couleur avec des avantages si marqués sur la Céruse, tait principalement illustré dans l'exposition Belge et dans celle de la compagnie Franco-Belge connue sous le nom de Vieille-Wontagne.

L’Angleterre montrait des sels de lifhine et le prussiate jaune obtenu par l'emploi du charbon ordinaire, au lieu et place du charbon animal.

Il serait trop long de dire tout ce que Pexposition contenait en fait d'acides et autres produits obtenus par la chimie ; mais il est impossible de ne pas mentionner le produit français si étonnant, je veux parler du métal nouveau, on peut dire, l'aluminium. L'aluminium comme corps isolé a été obtenu d'abord par un chimiste allemand, M. Woebler; mais c’est à M. Sainte-Claire Deville, qui continue ses recherches, aidé qu’il est de la cassette privée de PEmpereur Napoléon, qu'est due la production de ce métal, comme matière économique. Ce n’est pas ici le lieu de dire comment on extrait ce métal, mais qu’il suflise d'énoncer que ce métal qu'on a déjà transformé en ustensiles, pour expériences, jouit des propriétés suivantes, savoir : légèreté presqu’égaice à celle du verre, sonorité remarquable ; résistance au feu à un degré voisin de l'argent ; inaltérabilité par oxidation; enfin ténacité et dureté à l'instar des métaux d’un usage habituel,

La gélatine, prend pour le Canada un intérêt tout particulier, en ce qu’on l’emploie maintenant à la conservation des viandes de venaison et aulres, en couvrant ces substances d’une couche de gélatine. I n’est pas besoin d’insister sur le mérite d’un pareil procédé de conservation. On voit à priori, qu'il y a économie parfaite, puisque la substance même, employée à la conservation de la matière principale, garde toute sa valeur, et que l’aliment conservé, ne subissant aucun procédé, reste par conséquent, avec toute sa saveur et ses qualités primitives,

Parmi les nombreux échantillons d'outremer artificiel, M. Guimet, de France, l’inventeur du procédé de production se distinguait naturellement entre tous. On aura une idée de l'importance de cette production en songeant que l’outremer naturel se vendait jusqu’à 1,500 francs la livre et qu’on n’en dépensait en Europe qu'environ 4 livres par année, tandis que maiatenant l’Europe en emploie 5,000,000 de livres et qu’il ne coûte qu’à peu près 1 franc la livre.

Dans les cuirs la France se distinguait par ses maroquins, ses cuirs vernis, ses cuirs de veau, tous produits connus du monde entier; l'Angleterre par ses euirs à semelles fortes et ses cuirs pour sellerie. A côté de la France pour les produits désinés se placaient l'Autriche, l'Allemagne et la Belgique.

On sait que le cuir si renommé de Russie ne figurait pas à exposition ; notons néanmoins que ce enir, de qualités spéciales, est tanné avec écorce de saule en décoction et imprégné en dedans avec l'huile extraite de l'écorce de bouleau. Disons eela pour faire remarquer qu’il y a du saule et du bouleau en Canada,

Dans la confection des papiers les différents pays offraient un grand nombre d’exposants, on distinguait parmi les papiers nouveaux faits sans chifons, le papier de paille de M. Louis Piette, de Belgique.

Il serait trop long de dire à quels usages différents on emploie le caoutchouc maintenant, on a déjà signalé plus haut l'avantage qu'il y a dans certaines machines à le substituer aux ressorts en acier. Notons que c’est à la France qu'est due la découverte du countchoue, à PAngleterre qu'est dû l'honneur de son premier emploi et que c'est aux Etats- Unis d'Amérique, que Pindustrie est redevable de la transformation de celte gomme en une matière souple et durable d’une part, on en une matière dure et résistante dans le enoutchone darei. M. Goodyear des Etats-Unis, a reçu la grande médaiile d'honneur pour la découverte du caoutchouc durci.

Les savants francais qi ont inventé l'outremer artificiel, et qui font produire l’opium en Frauce, nons promettent dans peu la Quinine artificielle, produit qu'on croyait devoir disparaître en partie avec la destruction du quinquina dont on l'extrait exclusivement maintenant.

Voici maintenant une classe la onzième qui touche immédiatement aux intérêts canadiens, en tant que fondés sur la production agricole ; cette classe a trait à la prparation et conservation des substances alimentaires.

Cette classe comprend naturellement deux grandes divisions qui s’intitulent comme le {tre donné par la commission impériale le dit 1°, Préparaliondes substances alimentaires; 2, cousernalion des substances alimentares.

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Dans la préparation des substances al'mentaires et l’extraction de leurs divers éléments, on remarquait les appareils suivants, savoir: celui de M. Martinet Cie., de France, pour l'extraction du gluten; l'appareil de boulangerie appelé pétrisseur mécanique de M. Roland, aussi de France ; dans l'exposition de laquelle, se rencontrait encore beaucoup d'appareils nouveaux employés dans la fabrication du sucre et de l'alcool de betteraves.

[l serait impossible d’énumérer les noinbreux produits de cette classe qui,tenantaux premiers besoins de l'homine, ne se confinent pas seulement aux productions d’un ou deux ou plusieurs pays, mais sont du domaine de tous les peuples ; aussi n'est-il pas une contrée à l'exposition qui n’ait eu dans cette classe beaucoup d’exposants.

Il peut être très utile de signaler les progrès que font surtout en France les travaux de conservation des viandes; dans la revue de la classe précédente, on a dit un mot de l'emploi de la gélatine, comme enduit soustrayant les viandes au contact de l’air, mais cette découverte est la moins extraordinaire de fontes, voyons plutôt.

On est parvenu, par un procédé qui consiste dans la dessiecation prompte à l'air chaud, puis Ja compression par la presse bydraulique, non seulement à rendre les légumes propres à la conservation, mais encore à les renfermer dans un volume comparativement insignifiant. I suflit ensuite d’immerger ces légumes dans de l'eau froide pendant six heures pour leur rendre leur couleur, leur aspect et mûine leur volame ; on concoit qu’alors on s’en sert comme d'habitude, On calcule qu’on peut loger par ce procédé plus de 1200 livres de légumes desséchés dans une boîte d’un mètre eube (20 pieds cubes), laquelle quantité de 1200 livres représente une quantité de 8000 livres de légumes frais, occupant en moyenne un espace d’au moirs 130 piede cubes: c'est-à-dire qu'on transporte sept fois antant de substance nulritive, dans un espace plus de 43 fois moindre. C’est avec des légumes ainsi préparés qu’on a approvisionné armée alliée en Crimée, à laquelle on a fourni ainsi 42,000,009 de rations.

On connait déjà le biscuil-Lænf de la marine américaine ; plusieurs autres du même genre entre autre, le biscuil-viande-—lequel contient dans un poids d’une demi-livre la matière à six rations de soupe grasse, et le biscuit du même genre de la société de Buénos-Ayres.

La sociélé générale de la conservation des viandes en France à produit une substance, qu'elle apppelle conservatine qui est extraite des déjets de l’animal, tels que les os dégarnis de moële, les tendons, ete, avec addition de gomme et de sucre ; on voit que ce procédé ressemble à celui de la conservation par gélatine, il s'agit de savoir laquelle des deux conservalines est la meilleure. La société a montré une cuisse de

bœuf, du poids de près de 100 livres, conservée depuis 6 mois, et dont toutes les parties avaient la fraîcheur de la chair nouvellement abattue,

Mais la découverte la plus extraordinaire en ce genre, est celle du français M. Lamy, qui conserve les viandes sans les couvrir, sans les enduire, à l'air libre, en plein soleil. Son procédé qu’il n’a pas révélé est purement se entiñque et consiste, dit-on, à coaguler les parties putréfiables qui amènent la fermentation dans les substances alimentaires. 11 montre des gigots de moutons conservés depuis plusieurs années ; des ssumons, des brochets, des légumes, des fruits, des perdrix toutes rondes, et un chevreuil, en son entier, conservé depuis deux ans. M. Lanÿ fournit durantl'hiver des fruits à des prix fabuleux, et ses acheteurs se déclarent parfaitement satisfaits de la qualité de tous ses articies.

Il faut tâcher de profiter en Canada de beaucoup de ces découvertes, qui nous permettraient d’exporter des quantités énormes de substances alimentaires, dont nous ne disposons pas maintenant, parce que leur altérabilité ou leur volume en rendent le transport difficile, ou trop coûteux et impossible,

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