‹ Le Canada et l'Exposition universelle de 1855 [microforme]Chapitre 155 sur 243 · TRENTE-UNIÈME CLASSE · texte numérisé non relu

TRENTE-UNIÈME CLASSE

On a déjà vu quelque chose sur cette classe si intéressante de léconomie domestique; plus loin on verra dans le résumé des récompenses quels ont été les succès comparatifs des différentes nations : établissons iei quels sont les genres dans lesquels ces divers peuples excellaient dans la production à bon marché. On avait inclu dans cette classe à bon marché les articles d'imprimerie destinés à fournir aux classes ouvrières les moyens de s’instruire : c'est ainsi que dans cette classe MM. Mame etcie, de Tours, département de l’Indre et Loire, ont recu la grande médaille d'honneur pour leurs livres d'enseignement et autres publications, joignant l’excellence de la production au bas prix du débit, les deux élémens dont la réunion seule peut constituer le bon marché.

Dans la section de l'alimentation on a remarqué avec intérêt les farines et pâtes d'Italie, les farines et conserves de viande de France et du Canada, les belles conserves françaises de fruits et légumes, les vins français et du Rhin: les peuples qui se sont le plus distingués dans cette section sont, dans l'ordre des succès obtenus: la France, le Portugal, la Sardaigne, les états Allemands et le Canada, L’Autriche a fourni des vins d’une boane crue à un prix de revient excessivement réduit, et l'Espagne des fruits séchés d’une consommation économique.

Dans la section concernant l'habillement, on admirait les draps à bon marché de France, mais surtout d'Autriche et de Prusse ; les chaussures francaises, les cotons de Prusse et d’Angleterre, les toiles à bon marché d'Autriche et de Belgique. Les différentes contrées se classaient comme suit, pour le nombre de récompenses obtenues dans cette section : France, Autriche, Prusse, Angleterre, Etats Allemands, Portugal, Canada et

Dans la section ayant trait à Phabitation, on distinguait des modes

économiques de construction, francaises et anglaises, des matiéies ccono-

miques pour Péclairage venant de France, de Belgque et du Poriugual,

La France à fourni presque tous les articles compris duns éctte section.

Dans la section de Pameublement on voyait les meublesea fer venant

d’'Augl:terre et de France ; les meubles, eu bois cominun:, de France ;

a 4 les ustensiles en faïence et en grès d'Ancleterre, de France, de Portusal ; une be le exposition de boissellerie à bon marché des Etats-Unis.

Nous avons dit que dans cette trente unièine c'asse on avait fait cotrer

des articles d'imprimerie à bon marché, destinés à Pédueation des elises

| pauvres, Dans ce genre la France a reporté plusieurs succès, et la Prusse

| comptait aussi des succès dans le genre des estainpes destin‘es à l'édu-

Li cation du peuple

On <e rappellera que pour tirer profit de toutes ces étades, il est nécessaire de référer, dans chaque classe, shnultanément aux d'fférentes séries et au résamé qui suivra immédiatement la quitrième, et contiendra le nombre total des récomp:nses décernées pour chaque pays, nombre qu’on pourra comparer avec le chiffre desexposants inscrits au commen cement de ces études : toutes cesséries se complètent les unes par les Ù

autres,

Voici done la tâche terminée. Un feuilletoniste disait: ‘ Esp‘rons “que cette grande exposition ne se bornera pas à une simple aflaire de | “curiosité de la part du publie, à une simple question de publicité etde ‘ récompen espour les exposants eu ellet, si eu n’était que cela, Pexposition terninée il ne resterait plus rien. On a tâché de faire en sorte qu'il reste quelques renseignements pour le Canada et au point de vue canadien, et qu'en Europe il reste des documents écrits qui perpétuent au bénélice du pays le sonvenir utile et pratique de notre exposition particulière, Notre devise a été : “ Faire connaître le Can.da et étudier ‘ Pindustrie des autres peuples.”

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$ + : F QUATRICHE SERIE, UN MOT SUR LE CO:COURS UNIVERSEL DES ANIMAUX REPRODUCTEURS.

C'est vers les premiers mois de Pexposition des arts et de l'industrie qu'eut lieu à Paris, au Chiunp de-Mars, le magnifique concours agricole des animaux reproducteurs : c'était pour la classe de l'agriculture le cotnplément oblige de la grande Exposition,

Le prfaun dispos! pour ce concours ocenpait une portion du côté onest des pelouses qui bordent le Champ-de-Mars. Cinq rangs de tentes et abris Glégammentornés servaient de logement aux 1684 animaux envoyés des diiFrs points décorés de fontaines jaillissantes donnaient, avec les arbres qui

la fraicheur aux

‘es contrées de PEürope ; de vastes passages et des ronds

bordent 1: local, de Pombre, de l'air, de l'es pace et de milliers de visitenrs accourus de partout.

Les senles espèces admises étaient les espèces bovines, ovines et poreines, avec de plus les animaux de basse-cour. La classification avait 695 deux grandes sections dans chaque classe, la première composée des animanx mâles on femelles de races étrangères à Ja France, nés et élevés à l'étranger, mais appartenant soit à des Ctrangers oit À des nationaux. La seconde section se composait d'animaux mâles on femelles de rares soit françaises soit étrangères, pures ou croisées nées et élevées en France, Chaque section était de plus divisée eu nu ccriain nombre de catégories, comprenant les différentes races,

Lors de la clôture du concours, son Exce lence le ministre de lAgriculture d'daisit les conclusions à tirer des résultats généraux du concours: & De l'étude comparative, disait son excellence, se dégage une loi, en ‘6 quelcue sorte fondamentale, Les trois qualités (dans la rare bovine) viande, lait et travail sont hien rarement réunis. La prédominance de ane de ces qualits devicat rapidement la négation d:s deux autres,

De Pätrle analytique dit concours, en autant que se rapportant aux diiicrentes variétés de la race bovine, il à semblé étabii: Que les races qu out paru réunir li moyenne proportionnelle Ta plus grande, des tro's quauics désignées, sont, les races francaises de Salers, d'Aubrae ct de Puitseriai,

Lex races qui r unissent le plus de la qualité de viarde, sont la race angla se de Durham, qui Femporte sur ce point et comme précoctté sur

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