COMMENT LE LIBÉRALISME ATTAQUE L'AUTORITÉ DE L'EGLISE
Nous verrons qu'il s'efforce, jure Prment, d'empêcher l'autorité de l'Eglise d'être reconnue dans l'ordre temporel, c'est le travail qu se fait depuis plusieurs années ; deuxièmement, de la faire disparaitre au milieu des nations, moyen radical qui est l'objet de toutes les violentes attaques de l'houre actuelle. Les paroles nes de notre Saint P ul pepe à et amoveutur salularis illa vis, afin d'entraver et d'écarter cette EE, de, sw nous peignent avec une admirable perfection les jéripéties du combat
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cier sans considération du but, de la légitimité des faits on 2 le ‘homme
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monde, ne fût pas là pour aider à corduire les hommes à une fin plus noble que cell: des animaux, vivre, boire et manger ? O doctrine dégradante du libéralisme, que tu es méprisable! Comment des enfants de Dieu que tu détournes des cieux et que tu prosternes dans la poussière, peuvent-ils se glorifier de toi et t’appeler progrès! A quoi peuvent tendre, en effet, les sociétés qui ne regardent plus au ciel, si ce n’est à se courber vers la terre, à poursuivre exclusivement les faux biens du monde, à se repaitre de sensuelles jouissances? OC libéraux, qui ne voulez législater que pour la patrie terrestre, vous oubliez l'avertissement de la sagesse éternelle qui dit: « Vous n’avez point ici-bas de cité permanente, mais vous en cherchez une dans un temps à venir.» L’hwme n’est pas seulement un corps, sachez-le donc; mais il est «urtuut une âme, une âme immortelle, et c’est à ce titre qu’il mérite principaiement vos respects et votre attention.
Maintenant, comment l'Eglise peut-elle être séparée de l'Etat, comme dit le libéralisme ? s hommes forment l’Etct, et ce sont les hommes que l'Eglise est chargée de conduire à Dieu, et on veut qu'ils soient séparés! N'’est-il pas évident que c’est là une grossière utopie? L'Eglise est l’âme, l’Etat le corps de la société humaine. Ces deux ohoses, quoique parfaitement distinctes, doivent cependant être parfaitement unies, pour donner la vie aux nations et aux peuples. L'union de l’âme et du corps est une loi primordiale de la nature; elle s'applique aussi bien à la vie sociale des peuples qu’à la vie naturelle des individus. L'Etat sans religion n’est pas viable; la séparation dans cet ordre de chose, c’est la mort. Et quel peuple si sauvage, quelle nation si barbare, ont jamais méconnu cette grande vérité : l’ordre religieux est la base de l'ordre social? Les peuples païens, quoique assis dans les ténèbres, l’avaient vue, ils la proclamaient bien haut. Une de leurs célébrités disait : « On bâtirait plutôt une ville en l’air que de fonder un Etat sans religion.» Les révolutionnaires de 93 ont essayé, dans leur égarement, de réaliser cette utopie. Vous savez à quels résultats ils arrivèrent : après avoir renversé l’autel du vrai Dieu, ils ont adoré une idole, et en arrachant le peuple français des bras de l'Eglise, ils l’ont prosterné aux pieds de la déesse raison. Voilà, redisons-le, la lecon qu'ils nous ont donnée.
Mais l’Eglise ne peut-elle pas rester libre dans l'Etat libre ? Question insidieuse, erreur fatale dont l’ennemi se plait à bercer les libéraux qui ne veulent pe faire complètement divorce avec la religion. Qui sera libre quand l'Eglise et l’Etat législateront en sens inverse sur une même matière? et qui cèdera? Sera-ce la force ou la vérité? Et quand l'Etat défendra ce que l'Eglise ordonne, et que l'Eglise ordonnera ce que l'Etat défend, que feront les sujets? Il n’est peut-être rien er déte subversif de tout ordre et de plus anti-social que ces doctrines libérales, e1 apparence si modestes. Qu'on le remarque bien. Lorsque ‘Etat, car il veut désormais enseigner en vertu de la grande liberté d'enseignement, aura ar ..' aux sujets à ne plus écouter l'Eglise, ceux-ci ne trouveront p, :: : en dans ieur conscience qui les oblige d’obéir à l'Etat. Da même coup, les sujets s’affranchiront des deux autorités protectrices de l’ordre et ne reconnaitront plus d’autres maitres que leurs passions. Voilà pourquoi il faut aujourd’hui des millions de soldats et des milliers de canons, dans les contrées où l’on débite depuis longtemps ces belles doctrines.
Le peuple, cependant, n'est-il pas vraiment souverain, selon la formule sacramentelle du libéralisme, et le pouvoir n’a-t-il pas en lui sa
source? La foi nous enseigne absolument le contraire, en nous disant 8 l’autorité vient de Dieu: Omnis polesias a Deo. Indépendamment e cette parole sacrée, aux yeux de la en raison, cette doctrine est pleine d’absurdités. Un homme ne peut être appelé à ordonner et à obéir en même Le 9 Le cœur humain étant ce qu'il est, quand la chose serait possible, elle ne serait pas praticable. D'ailleurs, si celui qui doit être gouverné commande, où sera l’obéissance? Une seule chose s'explique raisonnablement dans cette formule subversive, c’est l'ambition de ceux qui la proclament. Oui, l’ambitieux seul peut dire avec un certain sens au peuple de commander et d’obéir à la fois, de commander, pour l’élever; et d’obéir, pour le servir. Jamais néanmoins le caractère monstrueux de la révolution n'apparait mieux que dans ces projets étranges où le laïque est assis dans la chaire de Moïse, le sujet au timon de l'Etat, le Pontife et le Prince debout dans la foule, et où l’on veut obliger la société de marcher la tête en bas.
Mais arrêtons-nous, c'en est assez sur ces doctrines. Qui ne voit combien elles sont folles, absurdes, contradictoires, en même temps que pernicieuses! Non-seulement elles font le danger des états, mais la honte de la raison. C’est pourtant à j’aide de ces erreurs et d’autres semblables que le libéralisme s’efforce de paralyser l’action bienfaisante de l'Eglise sur la société. Que de libéraux cesseraient de l'être s’ils réfléchissaient !
Revenons à la seconde et dernière période de la lutte actuelle, caractérisée par cette parole du St. Père, u{ amovealur, faire disparaitre la puissance salutaire de l'Eglise.
Ce n’est assez pour le libéralisme d'empêcher l'Eglise d’être entendue d’une multitude de ses enfants; un trop grand nombre l’écoutent encore, et gènent le triomphe d’une civilisation sans Dieu ; il faut lui fermer la bouche, et si elle ne se tait pas, la faire disparaitre d’ici-bas, tel est le suprême effort du combat présent.
Nous voyons ici que le libéralisme change de rôle; de pacifique il devient agresseur. En peut-il être autrement, puisque l’ancien serpent,
i en est l’auteur et le directeur, ne cesse de faire la guerre à Dieu ?
tan ne sème dans le “mr 4 que pour récolter. Le libéralisme donc ne revendique tant de libeztés que pour enlever celle de l'Eglise, il ne
nd de si larges coudées que pour mieux l’étreindre et l’écraser. oyez cependant la prudence du nt dans la lutte. Tant que le nombre de ses adeptes est peu considérable dans un état, il s’avance doucement et sans bruit, "omme nous l’avons dit ; il n’attaque pas ; il se contente d'insinuer ses idées, c’est l’époque de l’impedialtur ; se croit-il sûr de la force publique, alors il dresse sa tête hideuse, il bave, il siffle la charge et se précipite sur sa victime, c’est l'époque de l'amovealur.
L'attaque e ici deux RE Ce ôter à l'Eglise ses moyens moraux el ses moyens m els d'existence, c'est par là que l'ennemi espère l’étendre sans vie sur le carreau. Nous allons le voir.