‹ Le Canada-français et la providence [microforme]Chapitre 7 sur 11 · RS US · texte numérisé non relu

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c'est à ce moment suprême, où ils avaient fait le plus dépense de ressources pour nous perdre, que la Providence conduisant la plume des hommes politiques de Londres, avait tracé l’acte qui nous permettait de demeurer français et catholiques!

Ils èen hurlèrent. Mais leur rage plaida davantuge en notre faveur.

L' Angleterre, émue de l’attitride passible que nous avions gardée péndant que les américains révoltés nous appelaiènt à eux et envahissaient le Canada, touchée aussi de la justice: de nos réclamations contre l'odieuse tyrannie de nos compatriotes anglais, nous accorda en 1791Lrunre charte qui,:en confirmant les priviléges accordés par Acte de 1174, nous mettait dans er tion meilleure pour en profiter: b

Cette. charte divisait la colonie en denix provinces ; elle:nous séparait du Haut-Canada, et nous donnait une administration : distincte.

Nous aurions désormais notre conseil législatif et notre chambreélective à mouc. Nous pourrions opposer au parti anglais une majorité écrasante. Dermême, les anglais étaient en-majorité dans le:Haut-Canada. La sagesse de Pitt'avait: cru trouver dans cette charte le vrai moyen d’étuuffer:les rivalités: qui mettaient les deux races ên conflit. al

Mdbeatenaetierit. il Était: resté deux le Dos

Carada ‘un:parti.! anglais protestant... Malgré notre immense majorité; c'était beancoup plus qu'iln'en fallait pour que les vues élevées de d'illnsbre homme d'état n’atteignissent pas leur but, L'élément protestant est essentiellement

oppresseur. ÆLutheret:Calvin étaient des enremis furieux detoute liberté. Les deux souverains qui ont travaillé le plus énergiquement à l’établissement de la religion protestante en Angleterre, Henr: VIII et Elizabeth, furent deux monstres de tyrannie. Au congr's de Vienne, en 1815, c’esi l'élément protestant qui a fait les parts en Europe ; il a su les arranger Ge manière à Jaïsser l'élément catholique:dans une position tout-à-fait: inférieure: Deux royaumes catholiques, la Belgique et la Pologne, furent effacés du rang des, nations ; la France, l'Espagne, l'Autriche ‘et l Italie ‘sortirent durtraïtérde la Nainte-Alhance vclées, amputées, hamiliées:;:: Mais il sexable que le:protestantisme anglais est, plus que tout autre protestantisme, l'outremesure de la tyranuie::: Demandez à l'Irlande ! Qu. phatôt, regardez ce qui se passe sous nos yeux... Ici, dans ia Province de Québec, le protestantisme jouit d’une liberté-sans limites. 31 a ses églises, ses écoles, ses instituts, ‘ses journaux. : Les protestants sont admis:comme nous à l’administration de la chose publique ; ils ont des représentants partout où leurs intérêts:religieux peuvént: être mis en jeu, dans les bureaux publics et jusque dans le bureau de l'Education. Bien que nous. soyons plus nombreux qu'ils:le sont, nous sommes heureux de les voir träväïller avéc hous au progrès de notre commune pâtrie. Estsil raréde voir un comté bas-canadien, cathohique ‘em majorité, élire ‘pour son-député aux Communes ow à la Cliambre locale, un'anglais protestant ? Les: protestants sont-ils exelus: de nos cohseils-de-ville; :: de nos: chambres de coin -

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merce, des charges lucratives et d’ancune des dignités publiques que nous pouvons donner ?

Sont-ils troublés dans l'exercice de leur culte ? Sont-ils insultés dans leurs:convictions religieuses?:Ne payons-nous pas notre part:pour le soutien de leurs propres écoles ? if Et pouitant, quelques-uns de leurs journaux nous insultent quotidiennement. Cesjournaux répètent sans cessé qué nos évêques et notre clergé sont les suppôts du Pape,tyran de Rome, et qu'ils font peser sur le Canada le règne de la plz: lourde oppression. Ils: imontrent le catholicisme comme un instrament: dont les autorités ecclésiastiques se servent pour imposer ‘une: orguei.leuse domination: Oui ! Hes:protestants, malgré leur infime minorité, jouissent même, et: sans aucune restriction, de: la: liberté de caldmnier notre Roi ‘spirituel, nos évêques et nos prêtres, de mentir ‘encore -au ! sujet des dogmes de notre religion, e6 de nous injurier de toute ‘autre manière. Ne nous outragent-ils pas: :jusques dans nos aspirations nationales? : 1 | Eh 1 ! pourquoi ce mécontentement d'hommes qui jouissent de tous les droits et de tous les priviléges, qui sont protestunts de la manière qu'ils le‘veulent, sans:que la majorité cdtholique qu'ils’ :froissent continuellement ne fasse rien qui puisse leurpermettre un semblant de plainte ?: N'est-ce pas parce: qu'il ‘est de l'essence du protestantisme de mettre le joug à toute vraie liberté ? Eh ! mon Dieu ! que font donc les protestants au Nouveau-Brunswick où

lour-nombre leur’ rend: la violence plus facils?:

Nous ne voulons pas sonlever des préjugés de

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