SR
race, ni de religion, : Nous -reconnaissons. bien volontiers que nos compatriotes anglais ont le même droit que les canadiens-français ‘aux libertés politiques et religienses. :: Nous serions le premier à protester contre toute mesure illégale qui tendrait à-restreindre leur liberté religieuse; parce que nous tenons que la religion du Christ ‘n’est: pas:une, œuvre de guen; et qu’elle ne doit chercher à:s'établir dansJles cœurs que par les moyens: pacifiques de la persuasion. : À nos ennemis, le glaive; à nous,1le martyreset la mort:::: Mais, d'un autre côté, si nous ré voulons exciter aucune animosité, nous ne voulions pas non plus faire aueun mensonge historique: Messieurs, si:‘vous avez: honte. d, votre passé, pourquoi: vos actionset vos discours nous:le rapbellent-ils:én core ?
:Nous lerépétons donc: la charte bienvéillante de 1791 n'eût pas pour:le Bas-Canada le résultat désiré, par la faute de da, minorité anglaise protestante qui -ét&it fâchée :que la métropole nous rendit justice... LORIE RAF ai
CET tn
La:wonstitution.de 1791 n’enlevaitpas l'administration de la chose publique aux mains! des anglais: ces derniers jen restaient seuls chargés. De plus, le gouvernement, qui xommait: les conseillers législatifs, avait bien soiu dé ne choisir aue des créatures .tout-à-fait dévouées.: Ce çonseil, d'un aûtre côté, n'avait aucun , compteià réndre à l'assemblée législative; Lei, les--canadiens-français , dominaïent, mais. il avaient à
lutter contre la mauvaise volonté des admimietrateurs publics et le. fanatisme des conseillers législatifs, .Nons n'avions donc. pas encore la maîtrise de nos privilèges, ni l'exercice plein de” nos droits : à peine nous trouvions-nous dans une ; situation meilleure qn'auparavant pour proteser.. she
Dès l'ouverture de la chambre, nos compatriotes anglais mirent à nu la haîne qu'ils professaient contre notre race. Nous avions cinquante députés, parmi lesquels comptaient seize anglais. Ces derniers avaient été élus par une majorité française; .ce qui ne les. empêcha point de proposer,.la nomination comme président d'un homme de leur race, et la proscription de la langue francaise des débats parlementaires.
Oui, séparés du Haut-Canada avec leque:
nous n'avions plus rien à régler ; oui, malgré notre immense majorité, il nous fallait encore nous voir traiter comme des ilotes, comme. cles hommes auxquels, la vie publique n’était pas permise; Nous formions dans l'assemblée législative un. excédant de tronte-quatre membres sur. le parti anglais, et néanmoins ce parti qui. n'existait que parce que nous avions bien voulu élire, allait profiter d’une. position qu'il nous -evait pour nous combattre et nous outrager.
Un canadien-français, M: Panet, fut, élu pré-
Bientôt, nous eûmes à nous defendre contre un fanatisme plus cutré encore. (Craig, un vrai tyran, nous {ut donné comme gouverneur: Nous voulions alors exclure les juges des rangs de la représentation ; le conseil législatif s’y opposait
de toutes es forces. Pour nous punir de la
persistance de nos réclamations, les principaux membres canadiens-français de l'assemblée législative furent destitués comme officiers de la milice. Nos réclamations continuèrent. Un jour, la chambre déclara vacani, par une majorité des trois qua ‘+ de ses membres, le siége parlementaire d'uu ‘e. (Craig, irrité, cassa le parlement, fit sats.. les presses du journal Le Cariadien qu: proclama;c hautement nos droits et nos . privilés'es, et fit jeter plusieurs canadiens dans les prisons.
La guerre de 1813 mit un entre-acte aux luttes politiques. Un nouveau gouverneur nous était arrivé, Sir George Prévost. Sage, plein de modération, droit, impartial, il sut se faire aïmer. Craig avait voulu empiéter sur les droits de l’église de Rome; Prévost chercha à sé concilier
la faveur du clergé. Craig'avait cuvert les portes d" Ja prison à nos plus vaillants défenseurs ; Prévost ‘leu. donna des honneurs. Aussi, la chambre vota-t-elle de bonne volonté les susides nécessaires pouf la levée des troupes.
Inutile de parler de notre loyauté sur les champs de bataille en'‘1812, én 1818 et eu 1814 L’Anglétérre dut à notre valeur de nous conserver commé colonie. Rappelez-vous Salaberry ét Châteauguay !: PER Fe
Mais, une fois la guerre finie, et les américains
mb. sub Vend A bousd ob. be) = bd Li An 2 Fra Lo oi 2 nu bi
at
repoussés, les anglais commencèrent à nous tyranniser. Ils formèrent une sorte d’oligarchie qui voulait nous humilier et mous fouler aux pieds: Le contrôle exclusif des subsides, l’indépendance des juges, l'exclusion des employés du gouvernement de la chambre d’assemblée et du conseil législatif, la réforme de ce dernier, les améliorations judiciaires ‘et administratives, la responsabilité du gouvernement envers la législature, enfin toutes! les mesures de justice que demandait l'assemblée législative furent obstinément refusées. Dès 1822 même, au milieu de tous les outrages que l'on déversait sur nous, l'on pariait déjà d’unir notre province au Haut- Canada. ‘ CS projet nous mit en éveil, et'donna lièu à toutes nos nrotestations. ‘Plus nous protestions, plus les haînes et les rivalités s’excitaient contre nous. |
La tyrannie anglaise opéra la révolution de 1837. Elle sut là, que l’idée française ferait des martyrs plutôt que des esclaves. Ce mouvement insurrectionnel nous fit du bien ; il annonça au monde'entier l’opiniâtreté légitim de nos aspirations nationales. Il apprit à qui de droit au’aucun despotisme ne nous pourrait vaincré. gi r& ‘EUT
Enfin, le lion britannique, irrité de notre résistance, exaspéré de ser défaites, voulut tenter un dernier effort, le plus énergique qui fût jamais, pour nous dompter. La churte de 1791 fat révoquée; et l'union de notre province avec le Haut-Canada, décrétée. : à.
De
La :conétitntion : donnée par Pitt, faite, pour répondre-eux vmes- d’une justice. digne de-tous les éloges; avait, eu le: tort immense de laisser l’âädministration irresponsable de ses: actes, et indépendañte- du peuple: : Dans. l'assemblée, législative, nous dominions par) une majorité écrasante sur le parti anglais; mais! à :cette épo 2 ide; fanatisme où le pouvoir: fermait les:
oreilles; lorsqu'il nese mettait pas'en, lutte,
ponte contre nous, cétte assemblée législative: n'avait guère d'autre avantage pour nous que d’échauffer notre patriotisme, de nous maintenir uuis én corps'autour du drapeau national, et de nous -exciter davantage à M: revendication de nos-libertés::.
L'avantage était précieux. : La tyrannie rencontrait plus d’obstination de: notre part; nos réclamations: étaient plus vives, la colère ..ationale était mieux attisée, nctre opposition, mieux soutenue, plus habilement conduite et dirigée.
L'Angleterre comprit que notre fermeté allait
vaincre. Elle bHagins un çonp: qui devait nous
terrasser. :;:
La charte de 1791 suspendue, nos vaillants défenseurs mis à la porte du Parlement, l'on s'OCCUpa activement d'arraniger l'acte de l'union des deux Janadas
Cet acte soulerà de-chaleureuses probestai Labs en notre faveur dans la chambre des Communes, et surtout dans la chambre des Lords. }.\Une voix éteinte, mais dont le souvenir agite encore aujourd’hui l'Irlande et le monde, la voix émue
tt) Pen Li ee A 2m
brmnd mn À re
So RO bb 2) Ed brad
d’O’Connell nous accorda ; lbcnimage biën cher
de:ses, sympathies. :Dshade chambre.des Lords,
Gosfoi:il qui avait gouverné autrefois le Canada; fit valoir: notre cause avec énergie. : Plusieurs autres homes: Final et: justes pan poire nous.
: Quant: à moûé, nous riclaniionét nos. baise avec::tout l'accent convaincu d'hommes: qui veulent regagner leurs priviléges mille fois dûs et promis, et qu’ ons “dheiner de plus en ph à leur refuser.
O dérision ! ‘# snelnie établis: ici, rate laïient de toutes leurs: forces à: persuader aux mihistres et au parlement de Londres:que les cahadiens-français étaiént, en grande majorité, favorables à l'union politi ue «projetée. -L'on cherchait ainsi à couvrir le bruit de’nos protestations.: Cependant, l’on me nous avait point consultés: La suspension de la charte de 1791 nous avait Ôté l'assemblée législative, et ainsi le moyen de faire connaître nos volontés d’une manière officielle. D'un autre côté, le Haut- Canada gouverné. encore en vertu de. l'acte constitationnel de. 1191, voyait son: parlement invité à 8e prononcer au sujet de l'union projetée. Comme tout était bien préparé d’ayance pour nous imposer un régime hostile à nos aspirations nationales !
L'acte d’inion devint donc un fait accompli ; il reçut ls sanction royale le 23 juillet 1840.
Désormais, jusqu’à da Confédération, le Haut- Canañx et le’ Bas:Canadà ne formeraient plus tous deux qu’une seule et unique province.
Une sez:le chambre d'assemblée existerait, com-