‹ Le Canada-français et la providence [microforme]Chapitre 9 sur 11 · LA | M · texte numérisé non relu

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posée de quarante-deux députés bas-canadiens, et d'un nombre égal de-députés haut-canadiens Et cependant; notre province comptait dans.sa population une majorité d'environ : trois-cent mille âmes sur la population du Haut-Canada.

Ce n'était pas assez pour nous asservir ; même ici, dans le Bas-Canada, les divisions électorales étaient arrangées de manière que : des ::eantons très-populeux, habités par des canadiens-français ne formassent qu'un:'seul comté représenté en conséquence par un représentant unique, tandis que dans le Haut-Canada, plusieurs petites villes ayant peu d'habitants formaient ciacune ‘une division électorale, et étaient représentées chacune par un: député. : Nous empruntons à M.

Louis P. Turcotte, l'historien de l’Union, le tableau suivant : | QE

“Pour. ‘donner, dit-il, une preuvé convain- ‘ cante de l'inégalité de la représentation, telle ‘que la donnait l’acte d'union, il suffit de com- “ parer la population des divisions électorales ‘suivantes : .: : ft

Kingston ....6,292 âmes.

Cornwall.....1407 4 .: CARE Niagara.....2287 4 Ï * ét London...;...2,078. # Bytown....…..3,000 € 8,746

15,064 irc Lt 116848

‘* Comme on le voit, ces cinq villes, avec une ‘‘ population de 15064 âmes, avaient:le:même ‘* nombre de représentants que éinq comtés, qui “comptaient:153,461 habitants? : : Mare

Le Haut-Canada trouvait donc son :intérét

dans l’union des deux provinces, et cela à notre détriment. : Un arantage immense qui résultait pour lui du: nouveau système politique, c'était la répartition de sa dette, une dette de près de six millions de piastres, sur les revenus de notre province qui n’était presque pas endettée.

Une autre mesure de l'acte d'union, mesure indiquant toute la haine qu’on: nous portait, c'était celle qui réglait que la langue,anglaise serait la seule langue/pariementaire.

“ En imposant l'union, dit. l'historien déjà ‘“ cité, le parlement impérial décrétait donc en “ réalité l’abaissement de la race française, et la “ plaçait Jans une infériorité politique vis-à-vis “ de l’autre population.”

Oui, et cependant, répétons-le, nous sommes demeurés français et catholiques. Nos défenseurs, Lafontaine, Caron, Morin, Cartier, Cauchon, Chauveau et tant d’autres, ont su, quand l’occasion l’a demandé, tenir fermement tête:au parti qui voulait nous écraser, et faire valoir la cause de nos droits. L'oppression était furieuse, fermement décidée: à ne jamais nous rendre justice, à nous humilier; elle à accumulé sur nos têtes tous les vents et toutes les tempêtes ; mais grâce aux vaillants athlètes qui avaient juré de défendre le drapeau ref Po dt a dû se redre, épuisée et impuissante:, * ,

:Maïinteñant;-dites que la Providence ne nous a pas protégés d’une façon toute spéciale.

Toute notre histoire, depuis le jour où Jacques- Cartier a visité nos rivages pour la première fois, jusqu'à il y a à peine dix ans, est une histoire : de luttes continuelles : -luttes contre

l'océan, les tempêtes, les sauvages, la distance, les privations, les difficultés sans nombre d’une colonisation presque sans ressourcés et sans secours, d’abord ; ensuite, luttes ‘incessantes contre un'Gespotisme opiniâtre qui vouait nous perdre, et qui a recouru à tous les moyens; à toutes les tactiques pour nous assassiner comme peuple, et nous faire disparaître comme race. Or, quel a été le but de la Providence en nous conservant sur ce 80] d'Amérique? Quel a été son dessein sur nous et sur les autres races qui habitent le nouveau continent ?, js

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