‹ Le CanadaChapitre 9 sur 24 · SS · texte numérisé non relu

SS

Tailleurs ne pierres ....

Tanneurs .... ....

Tenant des maisons de pensi

in

Tisserands .... ....

Tonueliers .... ...

Tenant magasin, (voir "Maï

chands. ")

Voiliers .... .... ....

Ce chiffre de 2,215 aubergistes ne doit pas trop nous effrayer, lorsque nous savons qu'en 1849 la Cité de New- York avec une population de 371,223 habitants comptait 3,779 auberges licenciées ; c'est 1,564 de plus que tout le Canada en 1851.

Pendant que nous en sommes aux comparaisons, nous ferons remarquer que l'État de New- York, qui est l'Etat de l'Union Américaine qui augmente le plus rapidement en population, avait 1,371,812 habitants en 1820 et 3,098,818 en 1850, donnant une augmentation de 1,727,006 ou de 1 25 par 100 en 30 ans. C'est un accroissement annuel d'un peu plus de 4 par 100, ou d'environ la moitié de celui de la population du Canada.

Si maintenant nous prenons la Pensylvanie comme terme de comparaison (c'est l'Etat qui rivalise le plus avec New- York), nous trouvons que sa population en 1820 était de 1,049,858 âmes, tandis qu'en 1850 elle était de 2,314,897. Cela nous donne une augmentation de

1,265,039 habitants ou de 120 par 100 en 30 ans, et de 4 par 100 par année.

D'un autre côté, en parlant de l'accroissement et des occupations diverses de notre population, la question du paupérisme vient d'ellemême sous notre plume, et quoique nous ne puissions la traiter au long, nous ne devons pas omettre la vérité sur ce point. Il est de fait que le paupérisme, comme menace et danger, n'existe pas en Canada. Nous avons il est vrai des pauvres parmi nous, (et qui n'en a pas ?) mais nos pauvres ne sont pas une charge ni un péril pour l'état. Ils sont secourus dans le Bas-Canada et en partie dans le Haut-Canada par nos Institutions religieuses de bienfaisance et de charité, et nous sommes sous ce rapport bien différents des Etats-Unis.

Dans les Etats voisins en eifet, c'est la municipalité ou l'Etat qui fait la charité ; aussi, sommes-nous en position de savoir quel nombre de pauvres ils ont et combien ce paupérisme naissant leur coûte. Les statistiques officielles portent qu'en 1850, 134,972 pauvres, dont 66,434 Américains et 68,53S étrangers, ont reçu l'aumône aux Etats- Unis, et qu'ils ont nécessité une dépense de 82,954,806, égale aux deux tiers du revenu du Canada en 1853.

CULTES

Le Canada doit, en grande partie, son état actuel de civilisation, ses mœurs douces et ses sentiments profonds de religion aux Missionnaires qui, en venant y porter le flambeau de la foi, y ont implanté l'étendard de la civilisation. C'est ce qui faisait dire, il y a quelques années, à un écrivain Canadien, que " si l'histoire s'occupe un jour du Canada, elle dira qu'il a été formé par les Prêtres séculiers et par les Jésuites."

" En effet, continue le même écrivain, le premier siècle, qui a suivi l'arrivée des Européens dans la Nouvelle-France, nous montre d'un côté les Jésuites parcourant le pays dans toutes les directions, pénétrant dans ses parties les plus reculées, explorant ses ressources naturelles, établissant des rapports de fraternité entre les aborigènes et la race étrangère, et posant les jalons de la civilisation depuis le Golfe St. Laurent jusqu'aux Bouches du Mississipi ; de l'autre, il nous offre le Prêtre séculier conduisant au sein de la forêt des groupes de hardis pionniers, dirigeant leurs travaux, soutenant leurs espérances, présidant à la naissance de l'humble Village, élevant au bord de la rivière le clocher de sa chapelle, et organisant en petit la paroisse canadienne. Tour à tour juge, médecin, législateur, maître d'école, le curé-missionnaire était l'âme des nouveaux établissements qui se formaient sur les deux rives du St. Laurent. Jetées au milieu du désert, forcées de lutter contre une nature sauvage, sans cesse exposées aux incursions dés Iroquois, ces communautés naissantes, pour se maintenir, avaient besoin de l'autorité et du dévouement du prêtre catholique. Ses paroles pleines d'espérance arrêtaient le découragement, et ses exhortations à la paix empêchaient que la confusion et l'anarchie ne se glissassent au milieu des éléments hétérogènes dont se composaient par fois ces petites sociétés, tandis que ses connaissances et son expérience le mettaient en état de donner d'utiles conseils sur les travaux à exécuter et sur les règlements à établir pour l'avantage commun. La juste influence ainsi acquise auprès de ses paroissiens était employée au service de la

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morale et de la religion. C'était le principal objet de sa mission ; et il y dévouait toute son énergie et toutes ses ressources. Aussi par les soins du prêtre Canadien, le caractère national en se développant s'est trouvé fortement empreint de moralité et d'attachement au catholicisme."

Plus tard, lorsque des jours mauvais commencèrent pour la France, et que le Canada, qui lui était si dévoué, cessa de lui appartenir, le prêtre resta avec 60,000 ou 70,000 Canadiens au poste qui lui avait été confié, pour aider à la conservation des lois, des mœurs, des coutumes, de la langue et de la religion de ce petit peuple si violemment séparé de sa mère-patrie. La tâche était difficile, mais le clergé la remplit avec un zèle admirable. Il se fit le guide et le protecteur du peuple ; il le dota, autant qu'il put, d'écoles élémentaires et de maisons de haute éducation, et aujourd'hui il renouvelle les actes héroïques du passé, tout en accordant aux progrès de la civilisation ce qu'elle est en droit de lui demander. C'est ainsi que, pendant que d'une main il fonde des hôpitaux, des écoles, des couvents, des séminaires et des universités, nous le voyons prendre de l'autre la hache du bûcheron, diriger le surplus de la population vers les terres vagues qui forment encore partie du sol national, abattre avec lui l'arbre de la forêt, ériger la cabane de ce nouveau pionnier de la civilisation et la chapelle qui est le plus beau souvenir des bords du St. Laurent, et puis s'armer du signe de la rédemption, parcourir le pays tout entier, prêchant une sainte croisade contre l'intempérance et détruisant un vice qui menaçait de devenir permanent.

Voilà en peu de mots une partie de ce qu'a fait autrefois et de ce que fait de nos jours le clergé catholique du Canada. Voyons maintenant quels ont été, depuis la cession du pays en 1763, les progrès du catholicisme parmi nous ; nous saurons ainsi si le succès a répondu aux efforts du clergé.

En 1703, tout le vaste pays qui forme aujourd'hui le Canada, et tout le reste de l'Amérique au nord du Mexique et du Golfe de ce nom, étaient sous la jurisdiction de l'Evêque de Québec. En ce moment les Etats-Unis forment près de 30 diocèses différents, et le Canada en compte sept. Il n'y avait alors qu'un seul Evêque ; aujourd'hui, nous avons un Archevêque dont le siège est à Québec, six Evêques suffragants et trois coadjuteurs. Enfin, il n'y avait en 1790 que 146 prêtres ; aujourd'hui le Bas-Canada a 510 prêtres et le LTaut-Canada 117, répartis comme suit, savoir:

CULTES. 29

Archidiocèse de Québec 185 Prêtres.

Diocèse des Trois-Rivières 56

Diocèse de St. Hyacinthe 58

Diocèse de, Montréal 229

Diocèse de Bytown 40

Diocèse de Kingston 36

Diocèse de Toronto 35

Outre des vicaires-généraux qui, dans les sept diocèses, sont au nombre de 18

Formant un total de G57.

Ces 657 prêtres desservent 375 Cures et Missions, dirigent une trentaine d'établissements de charité et de communautés religieuses, aident à l'administration de sept diocèses, et donnent l'enseignement à la jeunesse dans 15 à 16 Université, Séminaires et Collèges.

Les Cures, Missions et Communautés religieuses sont réparties comme suit dans les sept Archidiocèse et Diocèses du Canada :

ri

CD

Diocèses.

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Québec

Il 1

Bytowo

Kingston

Toronto

En 1790, il y avait en Canada six communautés religieuses de femmes, savoir : l'Hôtel-Dieu, THôpital-Général et les Ursulines à Québec ; et l'Hôpital-général, la Congrégation et les Sœurs Grises à Montréal. Dans les couvents de Québec se trouvaient 90 religieuses, et dans ceux de Montréal il y en avait 108.

Il ne nous a pas été possible de connaître le nombre actuel de religieuses dans chacun des nombreux établissements qu'elles ont sous leurs soins. Mais nous nous sommes procuré quelques statistiques qui pourront intéresser les philanthropes.

Les Sœurs de Charité de Québec, le 17 décembre dernier, étaient au nombre de 26, dont 17 Sœurs professes, 4 novices et 5 postu-

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lantes. Du 22 août 1849 au 17 décembre 1854, elles ont reçu dans leur maison 500 orphelins, dont 54 y demeurent actuellement. Leurs classes sont fréquentées par 445 élèves. Du 22 août 1849 au 17 décembre dernier, ces bonnes Sœurs ont visité 1,726 personnes malades, leur ont fait 9,388 visites, et ont soigné 1,044 plaies.

Cet utile établissement a été fondé en 1849 par Sa Grâce l'Archevêque actuel de Québec, qui, par ses immenses sacrifices pécuniaires et les contributions généreuses des citoyens et du clergé, était parvenu à construire un magnifique édifice dont les Sœurs devaient prendre possession à la fin de l'année dernière. Malheureusement rétablissement a été entièrement détruit par un désastreux incendie, et l'édifice a dû être recommencé à neuf au moyen du montant reçu des bureaux d'assurance. Il ne sera probablement pas logeable avant une année.

L'Hôtel -Dieu de Québec renfermait, au 1er janvier dernier, 43 religieuses professes, 2 novices et 3 postulantes, formant un total de 48 religieuses. Daus l'année 1854, elles ont reçu 710 malades, dont 53 sont morts. Au 1er janvier dernier, il y avait dans cet hôpital 62 lits et autant de malades. Le nombre de lits que possède l'Hôtel- Dieu ne peut pas suffire aux demandes constantes que reçoivent les religieuses de la part des malades nécessiteux.

L'Hôpital-Général de Québec renfermait, au mois de décembre dernier, 57 religieuses professes, 3 novices et 3 postulantes ; en tout, 63 religieuses. Ces bonnes Sœurs se dévouent au soulagement des misères humaines et à l'instruction des jeunes filles. A la fin de l'an dernier, elles avaient 93 élèves pensionnaires. Elles soignaient en outre 76 infirmes, dont 56 femmes et 20 hommes.

Dans l'Hôtel-Dieu de Montréal, de 1S44 à 1853, on a admis 17,886 personnes des deux sexes, dont 17,103 ont été guéries et 783 sont mortes.

A l'Hôpital St. Patrice de Montréal les admissions en seize mois ont été de 1,218 malades, dont 1,145 ont été guéris et 73 sont morts.

Les Asyles du Bon-Pasteur, fondés à Québec et à Montréal et destinés à retirer du vice de malheureuses filles qui sont tombées dans la dégradation, font paisiblement, mais sûrement, un bien immense.

Mais à quoi bon nous étendre davantage sur les services rendus continuellement par ces établissements de charité 1 Personne ne les ignore et tous reconnaissent qu'ils sont un bienfait pour le pays.

Passons donc à des considérations plus générales comprenant les différents cultes pratiqués dans la province.

Depuis l'occupation du Canada par les Anglais, le culte protestant s'est introduit dans le pays au moyen de l'immigration, et les autori-

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tés Impériales et Provinciales ont, tour à tour et à maintes reprises, déclaré qu'en Canada la loi protège également tous les cultes. C'est en vertu de ce principe que l'on a vu le Parlement Provincial maintenir pour les Catholiques le paiement de la dîme au clergé catholique, ce qui d'ailleurs n'est que conforme aux stipulations et aux traités. D'un autre côté, le Gouvernement anglais, profitant du jour où il gouvernait le Canada sans la coopération du peuple de la Province, avait mis à part le septième de toutes les terres publiques du Haut et du Bas-Canada, et le revenu de ce septième devait servir au soutien d'un clergé protestant. Ce fut là l'origine d'une lutte de 30 ars parmi les protestants des différentes sectes, dont les uns prétendaient avoir autant cle droits à leur part de ce revenu que les Anglicans eux-mêmes, et dont les autres demandaient que la Province entrât en possession du tout. La question vient enfin d'être définitivement réglée, et ce sont les municipalités qui, après la mort des titulaires actuels, profiteront de ce septième des terres publiques.

Le nombre des sectes protestantes en Canada est très-grand, les principales dénominations étant les Anglicans, les Presbytériens, les Méthodistes, les Congrégationalistes, les Baptistes, les Quacres, les Universalistes, les Unitériens, les Lutériens et les Chrétiens de la Bible. Il y a aussi des Juifs.

Le personnel du ministère religieux de toutes les dénominations protestantes du Canada, en 1851, était comme suit :

HAUT-CANADA

BAS-CAXADA.

TOTAL

Evêques anglicans ....

Ministres " ....

Ministres presbytériens et presbyte-

Ministres méthodistes, Tvesleyens, etc.

Ministres de la conférence chrétienne.

Nombre total d'Evêques et Ministres

En ajoutant ce nombre à celui des Archevêque, Evêques et Prêtres ca-

INbus avons un total d'Ecclésiastiques

Les Evêques anglicans ont leurs sièges, l'un à Québec, l'autre à Montréal, et le troisième à Toronto. Il est question d'un nouveau siège protestant qui serait érigé à Kingston, comme l'on parle aussi de la création de deux nouveaux Evêchés catholiques en Canada.

32 CULTES

Ce rapprochement tout-à-fait accidentel entre les nouveaux sièges épiscopaux, dont il est maintenant question, nous rappelle un autre rapprochement bien plus remarquable ; c'est au sujet des écoles séparées. Cette cause, que les Catholiques du Haut et du Bas-Canada soutiennent de toutes leurs forces, paraît avoir rencontré l'approbation et l'appui des Anglicans. Ils se sont joints aux Catholiques, l'an dernier, pour engager la Législature à mettre sous ce rapport les Haut-Canadiens sur le même pied que les Bas-Canadiens. A cette occasion nous citerons ici un fait digne de remarque. C'est que, dans la Législature Bas-Canadienne, avant la réunion des Provinces, et alors que les Catholiques formaient la très-grande majorité de la représentation populaire, le droit d'avoir des écoles séparées de celles des Catholiques fut accordé aux Protestants. La législation Bas- Canadienne n'a pas changé depuis ; mais celle du Haut-Canada, qui semblerait accorder le même droit aux Catholiques Haut-Canadiens, est interprêtée de telle manière que dans la pratique, s'ils ont des écoles séparées, on ne leur accorde pas l'allocation provinciale à laquelle ils prétendent. Cette union temporaire et faite dans un but spécial, entre les Catholiques et les Anglicans, fera rendre justice à ceux qui dans le Haut-Canada réclament des écoles séparées.

En fait d'institutions de charité, les Protestants ont plusieurs hôpitaux déservis par des laïcs et visités par des Ministres protestante. Ils ont aussi des hôpitaux spéciaux pour les femmes ; ils les appellent des " Lying-in-Hosjùtah."

Ils ont, à Montréal, l'Hôpital-Général anglais qui a été convenablement doté par deux riches particuliers et aussi par la Province. Cet Hôpital est visité par des Ministres protestants et aussi par un Prêtre catholique lorsqu'il s'y trouve des Catholiques. Durant les onze années comprises entre le 1er Mai 1S43 et le 1er Mai 1S54, cet hôpital a reçu 12,601 malades de l'un ou l'autre sexe, dont 11,7G7 ont été guéris et 834 sont morts. Si l'on compare ce résultat avec celui obtenu à l'Hôtel-Diett et à l'Hôpital St. Patrice de la même ville, on trouve que, dans les établissements confiés aux Religieuses, le nombre des morts est au nombre des malades comme 4i est à 100, tandis que dans l'hôpital laïc la proportion est comme 6§ est à 100.

Ce résultat s'explique probablement par le fait que les Religieuses sont tenues en conscience et par profession de soulager leurs semblables et de veiller sur eux avec la même sollicitude qu'une mère veille sur son enfant. Les laïcs au contraire sont salariés et leur déplacement est souvent nuisible aux malades, sans compter que l'absence de secours religieux dans bien des cas contribue à priver les malades de cette tranquillité d'esprit qui leur serait un soulagement.

CULTES

Voici maintenant un tableau comparé de la population par religions du Haut et du Bas-Canada pour l'année 1851 :

KELIGIOXS.

BAS-CAXADA.

HAUT-CANADA

TOTAL

Croyance non-indiquée dans les recen-

Par ce tableau, la population catholique du Bas-Canada ne paraît pas aussi considérable qu'elle eût dû l'être, parce que pendant quelques années, c'est-à-dire de 1845 à 1850, une partie de la jeunesse canadienne, ne trouvant pas dans la Province un travail assez rémunératif pour l'y retenir, s'est mise à émigrer aux États voisins, où le prix du travail était momentanément plus élevé qu'en Canada. Cette émigration qui, selon des hommes bien en état de se prononcer en pareille matière, a été telle que nous comptons aux États environ 150,000 Canadiens-Français, a enfin heureusement cessé, grâce aux nombreux travaux publics que le Gouvernement a fait exécuter dans la Province, et grâce aussi aux efforts intelligents du clergé catholique qui a arboré l'étendard de la colonisation, en disant à ceux qui n'avaient pas de travail : " Emigrez, mais émigrez d'une partie à l'autre de votre pays." Parmi les nombreux prêtres qui ont montré en cette occasion un dévouement et un patriotisme au-dessus de tout éloge

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nous devons citer le Révérend M. Maflloux, le Révérend M. N. F. Hébert, et le Révérend Père O'Reilly qui depuis s'est fait Jésuite. Au reste, prenons le résultat tel que le donne le dénombrement officiel, et comparons les recensements (par religions) de chaque section de la Province. Ce sera le moyen de connaître les progrès faits par les Catholiques et ceux faits par les Protestants de toutes dénominations.

Tableau comparé des recensements (par religions) du Haut-Canada.

En 9 aus.

Eglise Catholique .... . . . .

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